Dyane Adam

Université de l'Ontario français: Adam veut poursuivre le dialogue

Les membres du conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français (UOF) ont décidé de battre le fer pendant qu’il est chaud.

Moins de 24 heures après l’octroi de 1,9 million $ de la part du fédéral pour assurer la survie du projet, la présidente du Conseil de l’UOF, Dyane Adam, rencontrera la nouvelle conseillère aux affaires francophones au bureau du premier ministre Ford, Marilissa Gosselin, et des membres du personnel du bureau de la ministre Caroline Mulroney.

«Ce qui est important, c’est de poursuivre le dialogue et de travailler sur des solutions pour remettre l’UOF sur ses rails le plus rapidement possible», soutient Mme Adam.

Cette dernière ne cache pas qu’elle militera pour que la province s’engage rapidement à s’asseoir avec le fédéral afin de discuter d’une entente de financement pour le fonds de démarrage de l’Université de langue française.

L’enveloppe budgétaire de 1,9 million $, annoncée tard dimanche soir par la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie du Canada, Mélanie Joly, permet à l’UOF d’aller de l’avant avec la mise en oeuvre du Carrefour francophone du savoir et de l’innovation. 

Cette solution de transition donne «du temps pour respirer», note Mme Adam.

« Tout en gardant le momentum et notre équipe à flot. Il faut continuer les discussions avec le gouvernement provincial et l’équipe de Mme Mulroney pour se sortir de cette impasse et pour s’assurer que la pause, qui nous a été imposée par le provincial, soit la plus courte possible», ajoute la présidente du conseil de gouvernance.

Ouverture en 2020 toujours dans la mire

De son côté, le recteur par intérim de l’UOF, Normand Labrie, explique que la subvention fédérale va permettre à son équipe d’intensifier les travaux pour mener à la mise en oeuvre du Carrefour qui doit regrouper une quinzaine d’organismes francophones sous un même toit.

«La subvention nous permet de nous concentrer sur cet aspect-là. La mission de l’Université dans la Loi qui a été créée en 2017 prévoit l’offre de programmes académiques. L’Université a aussi pour mission d’aider au développement social et économique des communautés francophones. Ça s’inscrit dans une partie importante de la mission en attendant que le gouvernement provincial s’assoie à la table avec le fédéral pour entamer des discussions pour l’octroi des fonds de démarrage de l’Université pour que le chantier académique puisse se développer», explique-t-il.

À long terme, le Carrefour et l’UOF seront réunis sous un même toit, mais entre-temps les employés de l’Université cherchent un lieu pour ériger le campus temporaire. Des discussions sont en cours avec un promoteur immobilier de Toronto. L’UOF a jusqu’au 18 février pour signer un bail.

M. Labrie a bon espoir de pouvoir accueillir la première cohorte d’étudiants en 2020, bien que plusieurs défis se pointent à l’horizon.

«On a déposé les demandes d’approbation de programmes le 1er octobre auprès de la ministre, mais nous n’avons toujours pas eu de réponse. Je pense que c’est ce qui pourrait nous mettre un peu en retard, confie le recteur par intérim. On est prêt à mettre les bouchées doubles dès qu’on obtient l’aval. Les programmes de baccalauréat sont une façon pour nous d’ouvrir en 2020, mais on peut aussi offrir d’autre type de formation.»