François Boileau déposera son dernier rapport à titre de commissaire aux services en français de l’Ontario.

Un ultime rapport pour Boileau

TORONTO — Les jours sont comptés pour François Boileau à titre de commissaire aux services en français de l’Ontario. Chaque jour le rapproche de son départ forcé le 30 avril prochain. Avant de tirer sa révérence, il déposera un dernier rapport, où il prodiguera ses derniers conseils au gouvernement Ford.

« Je quitte en avril, mais je compte déposer un dernier rapport d’abord », lance François Boileau. « Je vais rester direct, comme je l’ai toujours été. Pour moi, l’important est de parler des faits. Si ça écorche du monde, c’est autre chose. Bien sûr, on va parler de la suppression du Commissariat [aux services en français] », renchérit-il, dans un entretien avec #ONfr.

Le chien de garde des Franco-Ontariens des dix dernières années considère qu’il a le devoir de proposer le chemin à suivre pour la suite. « Je vais expliquer comment je vois les différents dossiers et comment je crois que ça doit continuer », fait-il savoir.

Le commissaire aux services en français, François Boileau, devant la presse à Queen’s Park, en 2015. Archives #ONfr

Depuis son arrivée en 2007, les dossiers qui ont atterri sur son bureau sont nombreux. Ses recommandations ont touché de nombreux sujets, notamment la refonte de la Loi sur les services en français, l’accès à la justice et l’éducation en français, mais aussi l’avenir des médias francophones.

Ce dernier rapport ne sera pas un bilan, mais plutôt une occasion pour lui de se projeter vers l’avenir, insiste-t-il. « C’est un exercice aussi pour convaincre l’ombudsman de prendre ces dossiers », explique-t-il.

Une portion sera aussi consacrée aux études postsecondaires en français. « Dire pourquoi on a besoin d’une université en Ontario français », lâche-t-il.

Des plaintes nombreuses

Le Commissariat aux services en français de l’Ontario accepte encore les plaintes des citoyens. En fait, il n’y aura pas de bris de service en cette matière, promet François Boileau.

« C’est encore important que les gens utilisent cet outil. Le processus de plaintes continue, même sous l’ombudsman », insiste-t-il. Lorsque la Loi sur les services en français n’est pas respectée, les francophones de l’Ontario et leurs alliés ont le devoir de se plaindre, selon le commissaire.

D’ailleurs, la crise linguistique a montré la pertinence de cette option, selon lui. « Nous avons eu une recrudescence des plaintes en décembre », révèle-t-il. Les plaintes sont nombreuses et ne touchent pas seulement les récentes coupes francophones, ce qui prouve qu’il reste bien du chemin à faire, selon le commissaire Boileau.

Si son équipe est toujours attelée à la tâche pour les traiter, son bureau ne s’est pas penché sur celles qui le concernent.

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