Le plan d’action sur les langues officielles du gouvernement Trudeau, déposé mercredi, est accueilli avec satisfaction du côté de l’AFO.

Un plan bien accueilli par l’AFO

Le plan d’action sur les langues officielles du gouvernement Trudeau, déposé mercredi, est accueilli avec satisfaction du côté de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).

« Nous recevons le plan de façon très favorable et nous avons hâte de travailler avec le gouvernement et les organismes communautaires francophones pour sa mise en œuvre », a affirmé au Droit le président de l’AFO, Carol Jolin, soulignant que le document du fédéral répondait aux priorités ciblées par son organisation.

D’abord, les deux tiers des 500 millions sur cinq ans débloqués par Ottawa, soit 320 millions de dollars, seront au final versés aux organismes communautaires œuvrant dans les milieux minoritaires. De fait, le financement de base de ces organisations augmente de 70 millions $ sur cinq ans.

Même si la part du gâteau qui sera accordée pour les organismes de la province de l’Ontario demeure inconnue pour le moment, cette mesure est de bon augure, estime M. Jolin.

« Un des éléments qui étaient extrêmement important pour nous, c’était qu’on améliore le financement des organismes communautaires. Ç’a été le point sur lequel on a le plus martelé avec la Fédération des communautés francophones acadiennes parce que la feuille de route a été gelée pendant 10 ans. Les organismes ont dû mettre du personnel à pied et couper leurs activités. Il y a même des organismes qui sont disparus, donc c’était important pour la survie de ces organismes qu’il y ait un investissement de ce côté », a commenté M. Jolin.

Le plan d’action sur les langues officielles prévoit également l’injection d’argent frais en arts et culture chez les communautés francophones en milieu minoritaire. Encore là, les fins détails sur comment le budget sera réparti seront connus ultérieurement, mais le président de l’AFO se réjouit de la mesure.

« Tout l’aspect culturel, c’est ce qui fait vibrer nos communautés francophones un peu partout en province et spécialement en milieu rural. Nous, ce que nous avons demandé pour les centres culturels, c’est qu’il y ait un financement de base annuel de 50 000 $. C’était une recommandation qu’on retrouvait dans notre Livre blanc sur les arts et la culture », a-t-il dit.

L’AFO applaudit également l’engagement à rétablir et à maintenir le poids démographique des francophones hors Québec d’ici 2036. « Il y a des recommandations qu’on retrouvait dans notre Livre blanc sur l’immigration francophone, qui ont été reprises et qu’on retrouve dans le plan, notamment l’offre active en français dans les points d’entrée de la province comme les aéroports. Ça faisait longtemps qu’on travaillait sur cela », a mentionné M. Jolin.

Même son de cloche positif chez le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, à Ottawa, Mathieu Fleury.

Ce dernier salue particulièrement l’octroi d’un montant de 2,5 millions de dollars sur cinq ans dédiés à des initiatives qui seront menées par des partenaires comme la Ville d’Ottawa ou des organismes communautaires afin de favoriser le caractère bilingue de la capitale fédérale.

« Ça s’aligne avec la belle décision que la province a prise à la fin 2017 pour déclarer la Ville d’Ottawa officiellement bilingue. C’est bon d’avoir un appui moral, mais aussi d’avoir un soutien financier du fédéral. Ça veut dire beaucoup. Maintenant, on va voir ce que ça vouloir dire de façon plus tangible, mais c’est bien de voir ça », a mentionné M. Fleury.