La directrice générale Suzanne Copping, la chanteuse Janie Renée, la présidente d’honneur Nathalie Nadon et l’artiste Christian Djohossou (le R 1er) ont donné le coup d’envoi à la campagne de financement de la Fondation franco-ontarienne, lundi.

Un objectif de 75 000$

La Fondation franco-ontarienne fait appel cette année à trois personnalités artistiques pour donner plus de visibilité à sa campagne de financement dont l’objectif a été fixé à 75 000 $.

L’organisme, dont la mission est de veiller à l’élargissement des sources de revenus dont peut disposer la communauté franco-ontarienne dans divers domaines, a recruté la comédienne et membre du groupe Les Chiclettes, Nathalie Nadon ; la chanteuse jazz Janie Renée ; ainsi que l’artiste et entrepreneur d’Ottawa Christian Djohossou, aussi connu sous le pseudonyme du R 1er.

Le coup d’envoi de la campagne a été donné lundi à La Nouvelle Scène, à la veille de la Journée internationale de la francophonie. « L’argent recueilli ira au Fonds d’action de la Fondation. Avec celui-ci, on peut réinjecter des fonds sous forme de bourses pour toutes sortes de projets à travers l’Ontario. Ce n’est pas juste pour Ottawa. Ça peut être par exemple un jeune dans une école qui démarre une initiative pour faire rayonner la langue française et qui aurait besoin de 500 $. Il peut aller sur le site web et pourrait être éligible à du financement », de dire la présidente d’honneur de la campagne, Nathalie Nadon, qui ajoute que son implication est en quelque sorte « un retour du balancier ».

La directrice générale, Suzanne Copping, rappelle que l’organisation s’implique dans diverses sphères, de la culture à l’éducation en passant par l’agriculture, la santé, la jeunesse ou encore les aînés.

Au-delà de la campagne de dons, Mme Nadon croit quant à elle que la Fondation franco-ontarienne gagne à être mieux connue.

« On a deux défis à remplir. D’un côté, aller chercher du financement, mais de l’autre, faire connaître la Fondation. Elle existe depuis 30 ans, mais je me dis : comment se fait-il que quelqu’un de super impliqué dans sa communauté comme moi ne connaisse pas mieux l’organisme? Ça veut dire que monsieur et madame Tout-le-Monde ne la connaissent pas. Moi-même, je fais souvent des demandes de subventions et ça n’était jamais venu à mes oreilles », dit-elle.

En date de lundi, près du quart de l’objectif de campagne avait été recueilli, soit 17 300 $.

Depuis sa création en 1986, la Fondation qui ne reçoit aucune subvention gouvernementale a amassé plus de 2,5 millions $ pour des initiatives communautaires. Elle gère notamment une cinquantaine de fonds de dotation.