Bon nombre de dignitaires étaient présents, à Embrun, pour l’inauguration du monument de la francophonie, mardi.

Un 16e monument de la francophonie en Ontario

Le village d’Embrun est dorénavant la 16e communauté de l’Ontario à arborer un monument de la francophonie sur son territoire. La cérémonie d’inauguration a fait place à une panoplie de fiers Franco-Ontariens, mardi matin.

L’artiste-concepteur et dessinateur du monument, Gilles Davidson, s’est dit très satisfait de l’architecture de l’œuvre. Il a parlé entre autres du chiffre 3, symbole omniprésent au sein de l’architecture : le flambeau, ses trois flammes et ses trois côtés, le lys et le trille, qui eux comprennent également trois parties. Sans compter le devant de l’édifice qui intercale lui aussi trois parties, de même que sur le côté nord de l’œuvre. « L’ensemble du monument pourrait être placé dans un immense triangle, composé de plusieurs petits triangles. Le triangle est symbole de force et de stabilité », a affirmé M. Davidson. 

Par ailleurs, l’intention derrière la forme en « V »  du monument est de ressembler « aux bras ouverts et à l’accueil de la communauté francophone de la région d’Embrun ». La base de la structure est emblématique : composée entièrement de granite gris, elle soutient les tableaux de granite noir sur lesquels sont inscrites les grandes lignes de l’histoire des francophones d’Embrun. Le centre de l’œuvre offre une grande place à la communauté artistique de la région et à sa jeunesse. 

D’ailleurs, les écoles de partout en région étaient présentes lors de l’inauguration. Bien que la plupart des élèves étaient à la cérémonie en tant que spectateurs, certains d’entre eux se sont prêtés au jeu en mettant en scène l’histoire de la francophonie embrunoise. 

Les membres de la communauté ont pris part à une capsule de temps, enterrée à même le site, et qui ne sera ouverte qu’en 2043. 

Pour la députée provinciale de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, cette cérémonie était d’une grande importance. « C’est vraiment spécial pour moi, parce qu’ici c’est chez nous. Je suis née et j’ai grandi ici. Je vis encore ici. On prend notre place. C’est un beau legs. »

Le monument de la francophonie d’Embrun est à M. Davidson ce qu’une fleur est à son jardinier. « Le monument récolte et le monument sème. Il sème la fierté de faire partie d’une communauté qui est exceptionnelle, une communauté chaleureuse et ouverte, engagée. Il sème la fierté de faire partie d’une plus grande famille, qu’on appelle la famille franco-ontarienne. Le monument récolte une histoire qui n’est pas encore terminée, qui ne fait que débuter. »

Campagnes de financement

Il faut dire que les Embrunois ont de bonnes raisons de célébrer. La campagne de financement en vue de la construction avait connu un très grand succès. 

En avril 2018, l’objectif de 300 000 $ avait déjà été surpassé, faisant exploser le thermomètre situé à côté de la caisse populaire Nouvel Horizon d’Embrun, site du monument. Au final, le comité a annoncé mardi qu’il avait atteint les 400 000 $, soit le double de ce qui était souhaité.