Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

Trudeau blâmé par la commissaire aux langues officielles

Le premier ministre Justin Trudeau et le Bureau du conseil privé sont blâmés par la commissaire aux langues officielles par intérim pour ne pas avoir répondu dans les deux langues officielles lors de rencontres avec des citoyens, en janvier.
Plus de neuf plaintes avaient été déposées à la suite de rencontres citoyennes tenues par le premier ministre. L'une d'entre elles visait sa réponse faite en français à une question qui lui avait été posée en anglais par un citoyen à Sherbrooke. D'autres plaintes ont été déposées par des francophones à qui le premier ministre avait répondu en anglais à Peterborough.
Dans son rapport, la commissaire intérimaire Ghislaine Saikaley indique que le Bureau du Conseil privé « n'a pas pris les mesures nécessaires pour s'assurer que les personnes présentes lors des séances de discussion ouverte à Sherbrooke et à Peterborough pouvaient communiquer et recevoir l'information dans la langue officielle de leur choix, alors que la Loi l'obligeait à le faire. »
Le critique néo-démocrate en matière de langues officielles, François Choquette, est l'un des plaignants. Il soutient que le premier ministre aurait dû savoir.
« C'est l'année du 150e anniversaire, et le premier ministre Trudeau le souligne de manière très malhabile en ne prenant pas le temps de respecter les deux communautés linguistiques, c'est inacceptable. »