La ministre Marie France Lalonde insiste pour dire que la modernisation de la Loi sur les services en français a toujours fait partie de ses priorités.

Services en français: un fort désir de changement

Neuf Franco-Ontariens sur dix (91 %) sont d’avis que l’ensemble de la province devrait être désigné sous la Loi sur les services en français (LSF), sans compter que 99 % d’entre eux estiment que l’offre active de services dans la langue de Molière doit être garantie.

Voilà quelques-unes des nombreuses données qui ressortent d’un sondage sur la refonte de la Loi réalisé pour le compte de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO). 

La grande majorité des répondants croient qu’une fois modernisée, la LSF devra avoir plus de mordant. À preuve, 95 % de ceux-ci estiment que la définition inclusive de francophone doit être uniformisée dans l’ensemble de l’appareil administratif provincial, sans compter que la même proportion prône la création d’un mécanisme de consultation pour engager la communauté francophone dans les prises de décisions. 

Cela doit aussi devenir un automatisme pour l’appareil gouvernemental de produire des communications bilingues sur les médias sociaux, croient 97 % des gens interrogés.

Pour que la population francophone et francophile soit bien desservie, la proposition d’ajouter des obligations en matière de dotation de ressources humaines aptes à s’exprimer aisément en français plaît à 98 % des gens sondés.

Dans les régions désignées, les principaux services qui se doivent d’être réglementés par la LSF, sont dans l’ordre de préférence des répondants, les services de santé offerts dans les hôpitaux, cliniques médicales et dans le secteur privé (32 %) ; les services offerts par les municipalités (17 %) ; et les services offerts dans les résidences pour aînés (16 %). 

Dans l’ensemble, les trois principales priorités des répondants en ce qui concerne la refonte de la LSF sont la désignation d’une province bilingue (35 %), la garantie de services de santé en français (9,5 %) et la hausse des services gouvernementaux en français (7,6 %). 

Saluant au passage l’exercice réalisé par l’AFO, la ministre des Affaires francophones Marie-France Lalonde dit prendre note des préoccupations et rappelle que le projet de moderniser la LSF, qui date de 1986, fait toujours partie de ses priorités.

« J’ai toujours été très claire à l’effet que je m’engageais dans ce dossier. C’est vraiment sur mon tableau de bord. On veut faire une refonte le plus rapidement possible, mais ça doit s’appuyer sur un travail de fond. Quand on ira de l’avant, ce sera avec des études solides et la collaboration d’experts et d’intervenants de la communauté », affirme-t-elle.

Les discussions se poursuivent, ajoute-t-elle, promettant une annonce « assurément » dans moins d’un an.

Les membres de l’AFO seront appelés à se prononcer sur les priorités de la modernisation de la LSF lors du congrès annuel de l’organisation, prévu à la fin octobre.

On dénombre 622 000 francophones en Ontario et du nombre, 42 % habitent dans l’est de la province.

Au total, 276 répondants ont participé au sondage entre le 24 juillet et le 5 septembre. La marge d’erreur est de 4,4 %, 19 fois sur 20.