Les villes de Toronto et de Durham, de pair avec Ontario Power Generation, ont produit un document traduit en neuf langues pour informer les citoyens sur les façons d'obtenir des comprimés d'iode, en cas d'accident nucléaire.

Sécurité nucléaire: neuf langues, sauf le français

TORONTO — Encore une fois, des institutions publiques ontariennes oublient le français dans leurs communications multilingues. Cette fois, c’est un site et des dépliants en lien avec la sécurité des citoyens, permettant d’obtenir des comprimés d’urgence en cas d’accident nucléaire, qui sont en cause.

Le site internet www.PrepareToBeSafe.ca doit permettre aux citoyens de commander des comprimés d’iode afin de se protéger contre les radiations dans l’éventualité d’un accident nucléaire. La Commission canadienne de sûreté nucléaire demande à ce que toutes les personnes, vivant dans un rayon de 10 km autour d’une centrale nucléaire, soient en possession d’iodure de potassium.

Les villes de Toronto et de Durham, de pair avec Ontario Power Generation, ont produit un document traduit en neuf langues pour informer les citoyens de cette nécessité. Le dépliant est disponible en anglais, en arabe, en mandarin, en farsi, en hindi, en espagnol, en tagalog, en tamoul et en ourdou, mais pas en français.

Le dépliant en question est disponible en neuf langues, mais pas en français.

La politique de communications multilingues de Toronto, adoptée en 2017, impose pourtant que le français soit utilisé dans les documents traitant de questions relatives à la sécurité ou à la santé.

L’Association des communautés francophones de l’Ontario à Toronto (ACFO-Toronto) a remarqué cette absence du français dans un document relatif à un enjeu de sécurité. Son président, Serge Paul, est estomaqué de cette autre oubli de Toronto et de ses partenaires.

« Il y a des services administratifs qui ne sont pas offerts en français, ça pose des gros problèmes. Mais là, on parle de sécurité et de santé, c’est majeur. On a eu une fausse alerte nucléaire, récemment. Si des gens qui ne maîtrisent pas l’anglais et ne sont pas capables de se procurer de comprimés, les conséquences peuvent être graves », tranche-t-il.

À Toronto, le français est la douzième langue la plus parlée. Mais les francophones à Durham ont un poids plus élevé que certains des autres groupes linguistiques qui ont pu profiter de documents dans leur langue.

Serge Paul affirme que tout n’est pas non plus une question de chiffres.

« Le français est une des langues officielles au Canada. Il faut la respecter. En plus, nous avons des citoyens originaires de dizaines de pays de la francophonie chez nous. Ils doivent pouvoir avoir des documents dans une langue dans laquelle ils sont confortables », dit-il.

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