Les porte-parole des Rendez-vous de la francophonie 2020 sont Anu Boucher et Bernard Voyer.

Rendez-vous de la Francophonie: la vitalité de la francophonie célébrée [VIDÉO]

La vitalité des communautés francophones à travers le pays sera mise en évidence tout au long du mois de mars avec les Rendez-vous de la Francophonie (RVF) qui en sont cette année à leur 22e édition.

« Les Rendez-vous de la Francophonie, c’est pour rappeler qu’il y a des francophones partout au pays, depuis Victoria jusqu’à Saint-Jean-de-Terre-Neuve en passant par les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut. Nous sommes présents sur le territoire, nous n’avons pas l’intention de partir et nous avons l’intention de contribuer au développement de nos communautés au Canada », a expliqué lundi soir à Ottawa le directeur de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures, Guy Matte, lors du lancement national des RFV 2020 auquel a assisté une centaine de personnes au Centre des arts Shenkman.

Une multitude d’activités telles que des rassemblements communautaires, des rencontres multiculturelles, des cérémonies, des spectacles, des projections de films, des jeux, des concours et des activités pédagogiques se dérouleront jusqu’au 31 mars dans les provinces et les territoires. Ces événements s’orientent autour du thème « au centre d’un changement » où différentes facettes de l’environnement seront abordées, soit l’environnement et les changements climatiques de même que l’environnement social, communautaire et culturel.

Les porte-parole des RVF cette année sont Anu Boucher, une Inuite passionnée par sa culture et l’environnement, ainsi que l’explorateur Bernard Voyer. L’Inuktitut est aussi une langue menacée, a précisé M. Matte, d’où l’importance de créer des alliances avec des gens qui font face aux mêmes difficultés devant la majorité.

« En tant qu’Inuite avec un père francophone, je constate des pertes de la langue des deux côtés. Mon français et mon Inuktitut font défaut. Je ne parle pas français, et je parle très peu l’Inuktitut. Je comprends combien il est important de protéger les langues et de s’assurer qu’elles s’épanouissent. Et, en tant qu’Inuit, l’environnement fait partie de ma vie de tous les jours. Avoir l’occasion de parler de changements climatiques me rend fière », a partagé Mme Boucher.

Pour Bernard Voyer, d’avoir été demandé pour célébrer la francophonie à la grandeur du Canada est un honneur.

« La langue va beaucoup plus loin que la traduction, a spécifié M. Voyer. Quand on va derrière la langue, quand on gratte un peu, on retrouve nos valeurs, notre culture notre façon de vivre ».

« La langue est un bagage qu’on transporte avec soi, tout le temps, qu’on a intérêt à partager. Et, on invite les gens à venir la connaître », a continué l’alpiniste et conférencier, qui a exploré les milieux les plus froids, comme le pôle Nord, et les plus chauds, tel que le Sahara.

De plus en plus d’organisations comme Canadian Parents for French et Le Français pour l’avenir veulent s’associer aux RVF parce qu’ils y trouvent une importance majeure à ce que la francophonie canadienne soit forte, a par ailleurs tenu à préciser M. Matte.

Pour plus de renseignements sur les RDV 2020, veuillez consulter le site web https://rvf.ca/fr.

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Le maire d’Ottawa, Jim Watson, recevait le RGA et un groupe d’étudiants en immersion française du Glebe Collegiate Institute pour lancer le Mois de la Francophonie.

Volonté d’apprendre soulignée pour lancer le Mois de la Francophonie

Les efforts d’un groupe d’étudiants pour promouvoir l’offre de services en français à Ottawa ont été soulignés par le Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale (RGA), lundi matin. 

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, recevait le RGA et un groupe d’étudiants en immersion française du Glebe Collegiate Institute pour lancer le Mois de la Francophonie. 

Ces étudiants ont joint de leur propre chef le programme « Bilingualism : c’est payant ! » du RGA au cours des dernières semaines, une initiative qui réjouit la directrice générale du Regroupement des gens d’affaires, Lise Sarazin. 

« Cette collaboration ouvrira certainement la voie à d’autres groupes d’immersion d’Ottawa qui souhaitent miser sur une bonification de l’offre de services bilingues », affirme cette dernière.