Carol Jolin, président de l'AFO

Plan de santé: l’AFO milite pour des services adaptés

Malgré les progrès réalisés en matière de soins de santé en français, les acquis demeurent fragiles, estime l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) qui a publié son deuxième Livre blanc sur la santé, mardi.

Le document fait état de l’importance de renouveler l’engagement du gouvernement provincial afin d’avoir accès à un système de santé « plus performant avec l’aide d’une offre de services de santé en français adaptée pour les gens ». Les membres de l’AFO revendiquent des changements concrets de la part des élus.

« Un engagement se traduit par la mise en place concrète des conditions requises pour atteindre les résultats escomptés, à savoir des changements observables et mesurables en matière d’accès aux soins de santé linguistiquement adaptés pour les francophones de l’Ontario », peut-on lire dans le document. Quatre ans après la publication du premier Livre blanc sur la santé, l’organisme de défense des Franco-Ontariens souhaitait mettre à jour ses recommandations afin de s’adapter aux changements qu’a subis le système de santé.

Le document s’articule autour de trois enjeux stratégiques. Il propose le renforcement de la collecte de données probantes, l’amélioration de l’accès aux soins de santé en français et l’élargissement du bassin des ressources humaines de la santé en français.

« On retrouve des régions désignées au sein desquelles les fournisseurs de services n’offrent que peu – voire pas – de soins en français, et des collectivités francophones qui n’ont toujours pas accès aux soins dont elles ont véritablement besoin », dénonce l’AFO dans le document intitulé Un plan santé pour les gens francophones. L’organisme ajoute que ce sont les patients qui en paient le prix avec de mauvais diagnostics.

L’AFO précise que les revendications ne sont pas faites sur une base « simplement » identitaire.

« Ces demandes s’attaquent à l’impact direct des ‘barrières linguistiques’ et au ‘fait d’être minoritaire’ qui ont une incidence sur la performance globale du système de santé », précise l’Assemblée au début de son Livre blanc.