Doug Ford, premier ministre ontarien

Pas de discussion entre l’AFO et Ford

C’est toujours le silence radio ou presque entre le gouvernement Ford et l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), deux mois et demi après l’annonce très controversée des coupures dans les services en français dans la province.

Les progressistes-conservateurs sont également muets depuis l’annonce du fédéral d’octroyer 1,9 million $ au comité de mise en œuvre de l’Université de l’Ontario français (UOF) et d’offrir d’allonger la moitié du financement de 84 millions $ pour ce projet.

Mais le président de l’AFO, Carol Jolin, refuse de baisser les bras et avertit que la bataille n’est pas finie.

« Ce qu’on entend, c’est qu’il y a des appels qui sont envoyés, mais auxquels on ne répond pas. On attend de voir la rentrée parlementaire (19 février) et évidemment le budget, qui va nous dire beaucoup de choses. Nous sommes tous un petit peu anxieux par rapport à ce qui va se passer et les mesures qui seront prises. Maintenant, du côté de la résistance, on va continuer à mettre de la pression sur le gouvernement pour aller de l’avant avec la possibilité que le fédéral finance les quatre premières années de l’UOF et que la province prenne la relève pour les années 5, 6, 7 et 8. On voit ça comme une solution gagnant-gagnant », de dire M. Jolin.

Il soutient que l’AFO est en communication constante avec le personnel politique et que des rencontres sont prévues dans les semaines à venir.

Également, la ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney aurait reçu dans les derniers jours quelque 800 cartes postales de résolution du Nouvel An en guise de protestation contre les décisions du gouvernement.