Jacques Frémont, recteur et vice-chancelier de l'Université d'Ottawa.

«Nouvelle vigueur à la francophonie»

L’Université d’Ottawa (Ud’O) tente de donner un nouveau souffle à la francophonie sur son campus. Des améliorations doivent être apportées à différents niveaux, estime le recteur.

« Pour être honnête, il y a place à l’amélioration et on travaille là-dessus actuellement pour essayer de donner une nouvelle vigueur à la francophonie sur le campus, confie Jacques Frémont. On a un comité qui travaille à revoir tout ce que l’on fait et pour voir quelle sorte de plan d’action on va se donner pour donner une nouvelle vigueur à la présence francophone sur le campus. »

Le recteur observe certains accros, comme des associations étudiantes qui organisent des fêtes en anglais ou des travailleurs des concessions alimentaires qui sont unilingues anglophones.

Les francophones représentent 30 % de la population étudiante. À l’automne 2017, on en comptait 12 579 sur les quelque 41 000 inscriptions. Les données pour la session qui a débuté en septembre dernier ne sont pas encore finalisées.

Donner un nouveau souffle à la langue de Molière est plus que symbolique pour M. Frémont, qui réitère l’importance de l’établissement d’enseignement au sein de la communauté francophone.

« On joue un rôle dans la région qui est un peu incontournable, croit le recteur. On n’aurait pas de Montfort si on n’avait pas de médecins formés en français, d’infirmières et de travailleurs sociaux formés en français. Autrement dit, on soutient véritablement la vie francophone dans l’Est ontarien et ailleurs en Ontario et au Canada. Il faut regarder aussi si on peut faire plus. »

Trois ans après la désignation partielle de l’Université d’Ottawa en vertu de la Loi sur les services en français l’objectif est de l’étendre à plus de programmes.

Les facultés de sciences et de génie ne sont pas désignées « parce qu’on n’a pas assez de professeurs qui sont capables de donner des cours en français », précise le recteur.