Loi sur les services en français : « Il faut que ça bouge avant les élections », dit l’AFO

À moins de huit mois des prochaines élections provinciales, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) augmente d’un cran la pression sur le gouvernement Wynne au sujet de l’attendue refonte de la Loi sur les services en français (LSF).

« Lors de notre rencontre avec la première ministre à l’occasion de la Journée des Franco-Ontariens, on lui a demandé de donner suite à l’annonce de la ministre (des Affaires francophones) Marie-France Lalonde, qui a promis en novembre 2016 de revoir la Loi. Les partis d’opposition sont en accord avec nos propositions. Le contraire m’aurait surpris, car ce qu’on demande n’est pas extravagant ou ne vient pas d’une autre planète. Ce sont des choses plausibles et justifiées », lance le président
Carol Jolin. 

L’organisme, qui tiendra son congrès annuel le week-end prochain à Ottawa, organisera un atelier sur la refonte de la LSF. Les conclusions des échanges entre les panélistes seront transmises aux élus de Queen’s Park, question de les convaincre d’accélérer le pas dans ce dossier. 

M. Jolin ne doute pas de la bonne volonté de la ministre Lalonde, mais estime qu’une annonce pour réformer la LSF, vieille de 31 ans, doit absolument venir avant le scrutin prévu le 7 juin 2018.

« On sait qu’il y a déjà des choses en branle, par exemple sur le processus de désignation, qui est long et complexe. On ne leur a pas appris grand-chose avec notre sondage, on a plutôt confirmé ce qu’on entend. Mais il faut que ça bouge avant les élections, c’est réaliste comme échéancier », dit-il, avouant qu’il serait étonnant qu’une refonte soit annoncée avant les Fêtes. 

Selon un sondage réalisé par l’AFO plus tôt ce mois-ci, neuf Franco-Ontariens sur dix (91 %) sont d’avis que l’ensemble de la province devrait être désigné sous la Loi sur les services en français (LSF).

Le congrès de l’AFO aura lieu de vendredi à dimanche au collège La Cité.