L'intelligence artificielle au service ou au détriment du bilinguisme?

L’utilisation de l’intelligence artificielle sous la forme de traduction automatique pourrait permettre de mieux desservir les citoyens et de leur offrir, enfin, efficacement, des services dans la langue officielle de leur choix. Mais si les avantages existent, des mises en garde s’imposent, selon les experts.

En 2016, la nouvelle avait fait grand bruit. L’implémentation d’un outil de traduction automatisée au sein de la fonction publique fédérale avait fait les manchettes pour les nombreuses erreurs occasionnées.

« Mais il faut faire attention de ne pas utiliser un problème technique pour parler de tout un processus », juge Olliver Dyens, professeur au Département des littératures de langue française, de traduction et de création à l’Université McGill.

« Pour moi, tout ce qui est intelligence artificielle doit être vu comme un avantage. Ça permet de diminuer la quantité de travail répétitif et permet à l’être humain de faire preuve de plus de créativité, si bien évidemment elle est bien utilisée, car il ne faut pas que ça déresponsabilise. »

M. Dyens était l’un des trois panélistes qui se sont penchés sur la question de l’intelligence artificielle comme solution pour briser les barrières linguistiques au Canada. Cet échange avait lieu dans le cadre de la conférence « Officiellement 50 ans », organisée jusqu’à samedi à Gatineau pour marquer 50 ans de dualité linguistique et d’éducation au Canada.

« Il faut être capable de gérer ces outils et pas l’inverse. Si on n’a pas un plan, ça peut nuire au lieu d’être un avantage », estime le président et directeur général de l’Association d’études canadiennes, Jack Jedwab.

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