Le gouvernement de Doug Ford souhaite conditionner le financement des institutions postsecondaires selon de nouvelles mesures de rendement.

Les universités attendent des réponses sur le nouveau financement provincial

TORONTO – Le nouveau mode de financement que veut imposer le gouvernement progressiste-conservateur aux collèges et universités suscite encore bien des interrogations dans le milieu, entre craintes et optimisme mesuré.

Le gouvernement de Doug Ford souhaite conditionner le financement des institutions postsecondaires selon de nouvelles mesures de rendement. D’ici l’année scolaire 2024‐2025, le gouvernement promet de porter la proportion du financement liée au rendement à 60 %, selon dix critères axés sur l’emploi et l’incidence économique et communautaire.

«Il n’y a rien de très surprenant là-dedans. Ça reflète les priorités économiques du gouvernement», juge le recteur par intérim de l’Université Laurentienne, Pierre Zundel.

Pas un grand changement

Tout juste sorti d’un premier breffage technique avec le ministère de la Formation et des Collèges et Universités, avant une nouvelle rencontre la semaine prochaine, le recteur de l’Université Laurentienne se montre confiant.

«Le gouvernement souhaite augmenter l’imputabilité des universités sur de nouveaux paramètres en axant sur les résultats des étudiants, dont le taux de diplomation, d’employabilité, leur futur salaire et sur l’impact communautaire. Pour nous, ça ne changera pas grand-chose, car ce sont déjà nos priorités. Je ne suis donc pas inquiet.»

À Ottawa, le collège La Cité partage cette analyse.

«Nous accueillons favorablement cette initiative puisque c’est une façon additionnelle de s’assurer qu’un plus grand nombre d’étudiants acquièrent l’expertise professionnelle et technique essentielle à leur succès dans la nouvelle économie. (…) La Cité mesure les résultats et le succès de ses étudiants, et donc la qualité et la pertinence de ses programmes, depuis longtemps déjà», explique-t-on à ONFR+ dans un échange de courriels.

Marge de manoeuvre

Même si l’accessibilité des programmes ne devrait plus faire partie des critères considérés par le gouvernement, M. Zundel ajoute que selon les informations reçues, les universités auront le droit de choisir elles-mêmes deux des dix critères selon leur propre mission.

«Pour nous, dans le Nord, l’accessibilité des programmes aux francophones et aux autochtones est une priorité», dit-il.

Pour lire le texte dans son intégralité consultez le site web d'#Onfr