La députée indépendante Amanda Simard, a salué le leadership dont a fait preuve le Parti libéral fédéral dans le dossier de l’Université de l’Ontario français.

«Les libéraux sont plus près de mes valeurs», dit Amanda Simard

Tout en demeurant prudente, la députée indépendante Amanda Simard confie que son coeur penche de plus en plus vers les libéraux.

Dans la foulée du jeudi noir en Ontario et après avoir dénoncé les coupes dans les services en français du gouvernement Ford, Mme Simard a claqué la porte du Parti progressiste-conservateur afin de siéger comme indépendante.

La députée franco-ontarienne admet qu’elle ne pourra pas rester indépendante pour toujours et laisse aussi la porte ouverte à un éventuel saut au fédéral. Rencontrée par Le Droit, Mme Simard a hésité avant de dévoiler sous quelle couleur elle s’afficherait advenant une carrière politique à Ottawa.

«En ce moment, c’est difficile à dire. Je n’ai pas pris de côté partisan encore. Je suis indépendante, mais je dois dire que je suis très impressionnée par les libéraux fédéraux surtout avec les récentes actions», a-t-elle admis.

Fiscalement conservatrice et socialement progressiste, Amanda Simard avoue avoir toujours été au centre.

«Les libéraux sont plus près de mes positions, de mes valeurs. Ma famille est toute libérale, ajoute-t-elle. Pour répondre à la question, en ce moment je ne suis pas partisane, mais ça serait définitivement les libéraux parce qu’ils me ressemblent plus que les autres.»

Elle salue le leadership dont a fait preuve le Parti libéral fédéral dans le dossier de l’Université de l’Ontario français et considère que les rouges sont «ses amis».

«On est très chanceux en ce moment d’avoir le fédéral qui nous appuie. On a besoin de cet allié-là, surtout parce que c’est eux qui ont fait preuve de leadership. J’apprécie beaucoup, ça nous aide, mais il faut continuer. On a encore un gros combat devant nous», confie la députée provinciale de Glengarry-Presott-Russell qui a suivi la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, lors de son passage dans la circonscription mercredi dernier.

Les deux élus, qui avouent partager une vision commune face au fait français, ont eu la chance de discuter pour la première fois autour d’un café. Les dossiers francophones et la situation en Ontario ont été abordés en compagnie du député fédéral Francis Drouin.

«Une chose est claire, c’est qu’Amanda et moi, on s’entend sur la question de protéger et de promouvoir le fait français en Ontario. C’est une cause qui est fondamentale, je dirais même existentielle et qui peut rallier beaucoup de monde. Depuis ce fameux jeudi noir, on a beaucoup d’alliés de la francophonie qui se manifestent», relate Mme Joly.