Les candidats à la chefferie du Parti libéral de l’Ontaro: Alvin Tedjo, Brenda Hollingsworth, Michael Coteau, Mitzie Hunter, Steven Del Duca et Kate Graham

Les enjeux francophones peu présents dans la course à la chefferie libérale

TORONTO – Ils sont désormais six à convoiter le fauteuil de patron du Parti libéral de l’Ontario. L’avocate Brenda Hollingsworth (seule bilingue), dont la candidature reste à être validée par le parti, a rejoint dans la course les ex-ministres Mitzie Hunter, Steven Del Duca et Michael Coteau, ainsi que l’enseignante Kate Graham et le communicant Alvin Tedjo. Pour l’instant, les déclarations en français et l’évocation des enjeux francophones sont quasi inexistantes.

Les candidats, qui seront départagés lors de la convention libérale de Mississauga, le 7 mars, ont trois mois pour convaincre, rassembler et démontrer une stature de potentiel futur premier ministre de l’Ontario.

Si par le passé, les premiers ministres libéraux se sont distingués par leurs aptitudes bilingues, aucun des prétendants en lice ne s’affiche comme tel, jusqu’à présent.

« Pour un parti qui avait un certain monopole sur les intentions de vote des francophones, l’idée que le chef soit capable de tenir un discours en français est devenue quelque chose qu’on attend », analyse Peter Graefe, politologue à l’université McMaster.

Les trois derniers premiers ministres Kathleen Wynne, Dalton McGuinty et David Perterson maîtrisaient en effet, à des degrés divers, la langue de Molière. Une corde de plus à leur arc qui leur conférait une certaine proximité avec la communauté et une légitimité accrue à se saisir les enjeux linguistiques dans les domaines de l’éducation, de la santé ou encore de la justice.

« Si les candidats ne communiquent pas dans les deux langues, ça signifie que ce n’est pas un réflexe chez eux », en déduit Stéphanie Chouinard, politologue au Collège militaire royal du Canada.

« Si on regarde les plateformes internet, on en sait encore très peu sur le type de candidats auquel on aura affaire, sur la vision qu’ils auront pour l’Ontario et dans un éventuel gouvernement libéral », constate-t-elle. « C’est encore un peu tôt. Ce sera à la communauté de les interroger pour se faire une opinion. »

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