La députée du Parti libéral du Canada, Mona Fortier

Les députés membres du Comité permanent des langues officielles réagissent

Trois députés membres du Comité permanent des langues officielles ont réagi à la proposition «clé en main» pour la moderniser la Loi sur les langues officielles.

«Je crois qu’il faut prendre en considération ce qui a été fait, il s’agit d’un outil qui va nous aider à pousser la réflexion sur la modernisation de la Loi. C’est concret. Je pense qu’on a maintenant de bonnes approches. D’ailleurs, plusieurs des parties prenantes ont en train de faire cet exercice. Après 50 ans, on a vraiment besoin de la regarder (la loi) de fond en comble. Il faut voir comment on peut lui donner plus de dents, je pense que tout le monde est d’accord pour dire qu’elle n’en a pas assez. Il y a une évaluation à faire. Le travail fait par la FCFA est remarquable, ça doit devenir un outil de dialogue.»

Mona Fortier, députée du PLC et membre du Comité permanent des langues officielles

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«Ça correspond en tout point à ce que la FCFA partage avec nous depuis deux ans. Ça correspond aussi aux témoignages entendus par le comité depuis deux ans. C’est louable, ce qu’ils ont fait, ce sont de prime abord toutes des idées intéressantes, mais ça démontre que le gouvernement Trudeau n’est pas du tout proactif par rapport à la question des langues officielles. [...] On va moderniser la Loi quand on formera le gouvernement, on ne demandera pas à la FCFA de faire tout le travail. Tout ce que les libéraux font, c’est du point de vue discursif. Il revient au gouvernement de présenter des projets de loi.»

Alupa A. Clarke, député du PC et vice-président du Comité permanent des langues officielles

«J’accueille cette proposition avec beaucoup d’enthousiasme. Il y a beaucoup d’éléments qui vont dans la même direction où la plupart des experts nous disent d’aller, par exemple d’avoir une agence centrale en charge de la coordination de la loi et d’établir un tribunal administratif séparé du commissaire, qui permettrait d’avoir des ordonnances et des sanctions. La révision de la partie 7 de la Loi est aussi très importante, car celle-ci a été affaiblie en raison du jugement Gascon. Cela permettrait de donner des dents à la loi d’expliquer les obligations du gouvernement. Le travail réalisé par la FCFA ne restera pas lettre morte avec le NPD.»

François Choquette, député du NPD et vice-président du Comité permanent des langues officielles