Amanda Simard continue de faire trembler les colonnes du temple, à Queen’s Park, en s’opposant aux politiques de son parti quant aux services aux Franco-Ontariens.

Le sort de Simard et la crise linguistique enflamment Queen’s Park

TORONTO – Amanda Simard est devenue le sujet de toutes les conversations à Queen’s Park. Visiblement isolée, son sort semble intimement lié à la capacité du gouvernement Ford de régler la crise linguistique dans la province. En parallèle, une motion du Nouveau Parti démocratique pour dénoncer les coupes francophones a aussi mis en lumière les manœuvres anti-démocratiques du gouvernement, selon l’opposition.

Avant même la fin de la période de questions au parlement ontarien, Amanda Simard s’est glissée hors de la chambre. Rattrapée par la presse, elle a lâché une petite bombe au sein de la maison du peuple : le parti lui a indiqué qu’elle ne pourrait pas prendre la parole lors des débats sur une motion néo-démocrate dénonçant les coupes francophones.

«Je suis vraiment curieuse de savoir qui est plus intéressé que moi à prendre la parole sur cette motion. Je n’ai pas entendu parler grand-monde cette semaine», a expliqué la députée progressiste-conservatrice de Glengarry-Prescott-Russell.

Est-ce une tentative de la censurer de la part de sa famille politique ? «Je veux leur laisser le bénéfice du doute. Je suis la seule dans le caucus qui est vraiment intéressée à parler de cette motion», a-t-elle confié, étonnée de la décision. Amanda Simard est la seule députée franco-ontarienne du Parti progressiste-conservateur. Elle estime qu’il aurait été normal de lui permettre de se prononcer en chambre sur les changements à venir.

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