Bernard Leduc, président-directeur général de l’Hôpital Montfort

Le patron de Montfort monte aux barricades

Les entités de planification des services de santé en français doivent être maintenues, a plaidé le président-directeur général de l’Hôpital Montfort, Bernard Leduc, plus tôt cette semaine devant le Comité permanent des Finances et des Affaires économiques de l’Ontario.

Ces propos s’inscrivent dans la foulée des rumeurs voulant que le gouvernement Ford songe à supprimer ou réduire les 14 Réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) en province.

« Le manque d’accès aux services en français a des conséquences néfastes pour l’efficience du système de santé. Par conséquent, il est essentiel d’avoir des organisations qui ont un mandat clair quand à la planification des services de santé en français. Ces organisations doivent avoir les ressources nécessaires, une légitimité auprès de la communauté francophone. Il est donc important de maintenir une gouvernance par et pour les francophones », a souligné Dr Leduc lors de sa présentation.

Rappelons que les 14 RLISS de l’Ontario sont appuyés par six entités de planification des services en français.

Le PDG de Montfort somme le gouvernement provincial d’en « maintenir un nombre approprié ». Selon lui, la qualité des soins de santé dans la langue de Molière en dépend.