Pour Amanda Simard, pas question de s’élever contre la monarchie ou la reine, mais la députée va accepter que l’on chante le <em>God Save the Queen</em> afin d’obtenir certains avantages en chambre.

Le God Save the Queen à Queen’s Park

TORONTO – Le retour controversé du chant God save the Queen, à Queen’s Park, provoque une marée de réactions. Mais en ne bloquant pas son retour, l’opposition a obtenu une série d’avantages législatifs. En aucun cas, sont-ils prêts à remettre en cause la légitimité de la monarchie, disent des députés francophones.

Bien des citoyens ont été surpris d’apprendre que le gouvernement conservateur de Doug Ford a obtenu l’appui des libéraux et du Parti vert dans sa tentative de remettre en place la chanson God save the Queen, le premier lundi de chaque mois.

« Il faut comprendre le contexte », dit la libérale Amanda Simard en entrevue à ONFR+, précisant que ce sont les règles de procédure qui étaient au cœur des discussions. Le retour du God save the Queen était la contrepartie à l’acceptation de nouvelles règles au sein du parlement ontarien.

« On a gagné beaucoup de terrain. On a droit à deux questions par jour. L’aspect God save the Queen, c’était une des multitudes de choses qu’on a changées. On a demandé de retirer la chanson, mais c’était non-négociable pour le gouvernement Ford », explique-t-elle.

Concrètement, les changements procéduraux permettent aux députés de l’opposition d’avoir plus de temps de parole, de pouvoir parler plus souvent et de profiter d’une flexibilité nouvelle quant au choix de l’élu qui questionnera le gouvernement sur un dossier.

« Je n’allais certainement pas priver les gens que je représente d’une plus grande place et voix en Chambre pour une chanson chantée, qui est non-obligatoire, et une fois par mois », dit-elle.