Carol Jolin, président de l'AFO

L’AFO questionne les candidats

À une semaine et demie du début du vote des militants, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a acheminé un questionnaire aux cinq candidats à la course à la chefferie du Parti progressiste-conservateur afin de connaître leur position sur les enjeux chers aux Franco-Ontariens.

Le formulaire de sept questions, auquel Christine Elliott, Caroline Mulroney, Doug Ford, Tanya Granic Allen et Patrick Brown sont invités à répondre d’ici le 28 février, aborde plusieurs thèmes dont la modernisation de la Loi sur les services en français, le bilinguisme officiel de la province, la pénurie d’enseignants francophones et l’Université de l’Ontario français, qui doit voir le jour en 2020 à Toronto.

L’organisme demande aussi aux candidats en lice de quelle façon ils comptent s’y prendre pour garder de bonnes relations avec la communauté francophone alors que le poste de conseiller aux Affaires francophones du bureau du chef du parti a été aboli.

À trois mois et demi des élections provinciales, ils sont aussi invités à indiquer s’ils accepteraient de participer au premier débat des chefs dans la langue de Molière de l’histoire de l’Ontario.

« En tant que groupe porte-parole de la plus grande population francophone hors Québec au pays, nous avons le devoir de nous assurer que les enjeux liés à la francophonie soient mis de l’avant », a commenté le président de l’AFO, Carol Jolin.

Selon les plus récents chiffres, la province compte 622 000 Franco-Ontariens. De plus, 1,5 million de personnes peuvent s’exprimer en français. Les réponses des candidats qui auront accepté de se prêter à l’exercice seront diffusées le 1er mars sur le site web de l’AFO.

Le vote des militants aura lieu en ligne du 2 au 8 mars. L’annonce de l’identité du nouveau leader aura lieu en marge du congrès du parti le 10 mars à Toronto.

Rappelons que l’ex-chef du parti, Patrick Brown, qui s’est depuis porté candidat à sa propre succession, a démissionné le 25 janvier à la suite d’allégations d’inconduite sexuelle rapportées par CTV. Le principal intéressé clame son innocence et compte poursuivre le réseau de télévision.