Carol Jolin presse la province afin d'assurer la survie du projet de l'Université de l'Ontario français et ainsi «prendre de bonnes résolutions».

L’AFO milite pour les « bonnes résolutions »

Il est minuit moins une pour la survie de l’Université de l’Ontario français (UOF) et l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) compte bien poursuivre sur sa lancée afin de faire pression sur le gouvernement Ford. Une campagne de cartes postales sera lancée au cours des prochaines semaines afin d’inciter les députés conservateurs « à prendre de bonnes résolutions pour l’année 2019 ».

L’objectif est de militer pour que le gouvernement revienne sur sa décision d’annuler le projet de l’UOF en plus de revendiquer l’indépendance du Commissariat aux services en français.

Dès le 15 janvier, le conseil des gouverneurs et le recteur par intérim de l’UOF n’auront plus de fonds pour poursuivre leur travail.

Une fois de plus, le président de l’AFO, Carol Jolin, presse la province à faire une demande de financement au fédéral afin d’assurer la survie du projet d’établissement par et pour les francophones.

« On a travaillé du côté du gouvernement fédéral pour s’assurer qu’il était prêt à financer 50 % du projet, rappelle M. Jolin. La solution est là, mais la province doit en faire la demande. Ce n’est pas le fédéral qui va s’imposer et dire à la province quoi faire. »

Ce dernier estime qu’il s’agit d’une entente « gagnant-gagnant » pour les deux paliers de gouvernement.

« Ford a déjà dit que quand les finances de la province seraient en meilleur état, il irait de l’avant avec le projet de l’université. J’espère que les choses vont bouger rapidement », ajoute-t-il.

Selon lui, il y a urgence d’agir puisque les membres du conseil des gouverneurs et le recteur par intérim se retrouveront sans emplois le 15 janvier.

« On risque de perdre le personnel qui est en place pour continuer à faire avancer le dossier », soutient M. Jolin.