Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin

L’AFO demande des améliorations à la réforme en santé

TORONTO — L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) formule quatre recommandations afin de s’assurer que la réforme des soins de santé en cours, par le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford, permette une amélioration pour les francophones.

Le 27 février, l’organisme avait salué un pas dans la bonne direction au dépôt du projet de loi 74, Loi de 2019 sur les soins de santé pour la population, remarquant «une volonté réelle du gouvernement de respecter son engagement électoral de maintenir les acquis des francophones en santé».

Mais l’AFO avait également promis de poursuivre son étude du document, afin d’en comprendre toutes les ramifications, indiquant que «des questions demeuraient en suspens».

Un peu plus d’un mois plus tard, dans un mémoire transmis ce mardi au comité de la politique sociale devant lequel l’AFO n’a pu comparaître, l’organisme porte-parole des Franco-Ontariens se montre plus nuancé.

«Ni la Loi sur les services en français ni le projet de loi 74 dans sa forme actuelle ne protègent efficacement les désignations des organismes donnant des services de santé aux francophones dans le cadre d’une intégration. Qu’arrive-t-il s’il y a fusion entre un organisme désigné sous la Loi et un autre qui ne l’est pas? La Loi doit être claire à cet effet. Les exemples de pertes de services en français ont été nombreux lors d’intégration de services, comme lors de la fusion de deux campus de l’Hôpital général de la baie Georgienne», explique le président Carol Jolin, dans un communiqué.

Refusant de se dire inquiet, M. Jolin lance un message au gouvernement en entrevue avec ONFR+.

«Cette réforme est une belle occasion de regarder ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Dans le domaine de la santé, on sait que la francophonie n’est pas une question identitaire, mais de sécurité. Il y a de belles choses écrites dans ce projet de loi, mais on veut s’assurer que ce soit bien appliqué et que les services en français seront bien considérés.»

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