Le président de l'AFO, Carol Jolin, désire que les services de santé offerts aux francophones soient d'une plus grande qualité.

L'AFO déçue du contenu de la loi 41

Les services de santé en français doivent être inclus dans un projet de loi, selon l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO).
Les membres de l'AFO s'expliquent mal pourquoi la priorité n'est pas accordée aux patients francophones dans la loi 41, qui modifie diverses lois dans l'intérêt des soins axés sur les patients, adoptée mercredi à Queen's Park.
L'Assemblée avait proposé cinq recommandations afin d'améliorer les services de santé en français. Le gouvernement n'a pas donné suite aux recommandations, dont celle de soumettre les tierces parties offrant des services de santé à la Loi sur les services en français.
«Une loi a une crédibilité, une plus grande conscience et une plus grande force qu'un règlement. Des règlements, il y en a une douzaine et c'est facile de les perdre, tandis qu'une loi, c'est très clair», affirme Carol Jolin, président de l'AFO.
L'organisme qui représente les 611500 francophones de la province est prêt à travailler avec le ministre de la Santé afin d'établir les bases d'un projet de loi qui aurait pour objectif d'améliorer les services de santé en français. Une loi permettrait d'assurer la sécurité des patients et va au-delà de la question identitaire.
«Quand un patient a de la difficulté à s'exprimer en anglais, il y a un risque de mauvais diagnostic, de mauvais traitements et d'hospitalisation prolongée», illustre M.Jolin.
Même si l'Ontario compte 26 régions désignées bilingues, les services en français offerts ne sont pas tous comparables, soutient l'AFO.
M.Jolin a tenu à souligner la déclaration de l'adjoint parlementaire au ministre de la Santé et des Soins de longue durée, John Fraser, qui a dit que «plus de travail» doit être fait pour les francophones, un «groupe important» ayant des «besoins critiques».