L’Aéroport Pearson encore grondé

TORONTO — Plus ça change, plus c’est pareil. Encore une fois, un commissaire aux langues officielles gronde l’Aéroport Pearson pour des lacunes dans l’offre de services en français. Pire, l’aéroport semble ne pas avoir respecté ses engagements pris en 2016 à la suite des plaintes similaires.

Les employés devant orienter les voyageurs à l’intérieur de l’aéroport le plus fréquenté du pays sont visés par huit plaintes de voyageurs mécontents. Ils dénoncent la qualité des services en français offerts pendant leur court séjour à l’aéroport. Et le commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, leur donne raison, dans un rapport préliminaire étoffé obtenu par ONFR+.

Les plaignants « n’ont pas reçu l’offre active de service bilingue ni le service en français auquel ils avaient droit à l’Aéroport international Pearson » écrit-il. L’administration aéroportuaire du Grand Toronto « a manqué à ses obligations d’offrir un service dans les deux langues officielles au public voyageur », ajoute-t-il, dans un des dossiers.

Rappelons que l’Aéroport Pearson est le plus important aéroport au pays et que bon nombre de voyageurs francophones débutent leur trajet de là ou encore, y transitent lors d’un transfert aérien.

Pour la première fois, l’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto révèle la taille de son équipe bilingue assignée à orienter les voyageurs. Sur 189 employés de première ligne, 15 sont bilingues. Il y a également 12 superviseurs qui maîtrisent l’anglais et le français, selon l’organisme. Au total, cela signifie que 7 % des effectifs parlent le français.