Plus d’un an après la plus importante manifestation de l’histoire de l’Ontario français, le ton a changé entre l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et le gouvernement ontarien.

La résistance franco-ontarienne en veilleuse

Les pancartes brandies, les poings levés, les « Nous sommes, nous serons » scandés sur toutes les tribunes… Plus d’un an après la plus importante manifestation de l’histoire de l’Ontario français, le ton a changé entre l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et le gouvernement ontarien.

« C’est vrai que depuis quelques mois, on observe un changement de discours. Les termes « lutte et résistance » sont moins présents, le ton est plus conciliant et l’AFO répète vouloir travailler avec le gouvernement. Reste à voir si cela portera fruit, mais on peut dire que ça a fonctionné dans le dossier de l’Université de l’Ontario français (UOF) », analyse Stéphanie Chouinard, politologue au Collège militaire royal du Canada.

Le président de l’AFO le reconnaît lui-même, son organisme privilégie la négociation, désormais.

« Quand la garde rapprochée du gouvernement a changé et après le remaniement ministériel [en juin 2019], le ton a totalement changé. On voyait une ouverture à travailler avec nous et la ministre Mulroney s’est directement investie. C’est vrai qu’on brandit un peu moins la Résistance ces derniers temps, mais ce n’est pas le temps de brandir les pancartes et de faire la guerre quand on peut faire avancer des dossiers. On pensait celui de l’UOF au point mort et finalement, l’Université ouvrira en septembre 2021 ! », argumente Carol Jolin.

Si le ton de l’AFO a changé, celui du gouvernement aussi, estime Mme Chouinard.

« On voit que Mme Mulroney [ministre des Affaires francophones] veut réparer les pots cassés. Elle est ouverte au dialogue avec la communauté et peut-être que ça peut faire davantage avancer des dossiers stratégiques pour la communauté franco-ontarienne. »

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