Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a hissé le drapeau franco-ontarien dans le cadre de la journée du 25 septembre. Selon le maire, cette journée a toute sa raison d’être.

Journée des Franco-Ontariens à Ottawa: «Encore beaucoup de chemin à faire»

L’adjectif « minoritaire » ne signifie pas que la communauté doit être traitée comme des citoyens « de deuxième classe », a martelé la présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), Soukaina Boutiyeb, mercredi, en marge des célébrations de la Journée des Franco-Ontariens.

« Il faut se dire les vraies choses : cette année a quant même été très difficile pour les Franco-Ontariens. Du jour au lendemain, nous avons remarqué que nos droits peuvent être brimés. Pas plus tard que le 1er décembre dernier, pas loin d’ici, plus de 5000 personnes étaient réunies pour parler de nos droits. On a réussi à ravoir l’Université de l’Ontario français, mais il y a encore beaucoup de chemin à faire », s’est-elle exclamée.

Quelques minutes plus tôt, le maire Jim Watson a hissé le drapeau vert et blanc devant l’hôtel de ville en présence de plus d’une centaine de personnes. Une chorale de l’école élémentaire catholique St-Rémi a quant à elle entonné la chanson Notre Place, l’hymne franco-ontarien écrit par le regretté Paul Demers.

« Minoritaire veut dire qu’on a droit à un accès (aux services) au même niveau que nos homologues anglophones. [...] Vive notre langue, vive la communauté francophone, et surtout, vive Ottawa bilingue », a renchéri Mme Boutiyeb.

Selon le maire Watson, la journée du 25 septembre a toute sa raison d’être.

« C’est une occasion de célébrer, mais aussi de reconnaître qu’il y a encore des défis, en raison des coupures imposées par le gouvernement à Queen’s Park », a-t-il dit, profitant de cette journée spéciale pour rappeler qu’il est primordial d’encourager le quotidien Le Droit, « l’une des seules voix » et le seul quotidien francophone dans la capitale.

Par ailleurs, soulignons qu’à la suite d’une motion présentée par le conseiller Mathieu Fleury et dans le cadre de la revitalisation du chemin de Montréal, le conseil municipal a accepté à l’unanimité que la terrasse du 290, rue Dupuis soit officiellement rebaptisée Carré de la Francophonie de Vanier.