Bradley Boileau et Mélina Leroux, de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne

Insécurité linguistique: «Montrer aux élèves qu'ils ne sont pas seuls avec cette réalité»

La Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) espère mieux combattre l’insécurité linguistique. Entre les compressions aux services en français par Doug Ford et les propos de Denise Bombardier, la deuxième année du projet Notre langue, mon accent ! dans les écoles secondaires de langue française de l’Ontario sera importante.

Sarah Maude, élève en 11e année et participante au programme FOCUS action sociale du Conseil des écoles catholique du Centre-Est (CECCE), explique.

« C’est un manque de confiance à cause de la peur de se faire juger, un inconfort. C’est surtout quand les gens nous corrigent. Souvent, quand je dis quelque chose, un anglicisme ou peu importe, on va me corriger, et ça me décourage dès fois. »

Ella, aussi participante au programme FOCUS, renchérit.

« Parfois, je suis inconfortable à parler devant un groupe, surtout quand il y a plus de francophones. En sixième année, je me souviens avoir fait une présentation devant la classe, et des élèves ou le prof m’arrêtaient toutes les minutes pour me dire que le mot utilisé n’était pas correct. J’avais pourtant fait les efforts de parler en français et de dire mon projet en français. »

Les propos de Denise Bombardier ? « Ça me touche bien sûr, ce sont des événements comme cela qui causent l’insécurité linguistique. Ça me décourage un peu », illustre Sarah Maude.

Durant un semestre, les participantes du programme FOCUS sont plongées dans le milieu universitaire et initiées directement aux rouages de l’action communautaire.

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