Le Dr Leduc indique que les documents administratifs de l’hôpital sont en français, tandis qu’un rappel est toujours fait auprès des nouveaux employés pour qu’ils comprennent « de façon très claire l’importance de l’institution comme institution francophone ».

Fait français en Ontario: Montfort «fait les efforts» nécessaires

Le grand patron de l’Hôpital Montfort, le Dr Bernard Leduc, estime que l’établissement « fait les efforts » nécessaires pour valoriser la langue et la culture françaises.

Invité à réagir aux propos de la Dre Julie Lockman, qui affirme que l’anglais prend de plus en plus de place à Montfort, le Dr Leduc affirme que bien des choses sont en place pour que le français garde son importance entre les murs de l’hôpital.

« Ce que [la Dre Lockman] exprime, c’est en fait la réalité d’être une population de langue officielle en situation minoritaire », a commenté le président-directeur général de l’Hôpital Montfort, en soulignant que la défense de la langue française est aussi « une responsabilité individuelle ».

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Le Dr Leduc a indiqué que les documents administratifs de l’hôpital sont en français, tandis qu’un rappel est toujours fait auprès des nouveaux employés pour qu’ils comprennent « de façon très claire l’importance de l’institution comme institution francophone ».

En ce qui concerne les formations offertes à Montfort, le Dr Leduc affirme qu’elles sont en français dans 90 % des cas. Dans les autres cas, il peut s’agir de formations nécessitant une expertise plus pointue qui n’est dénichée qu’auprès de médecins anglophones, a-t-il donné en exemple.


« Ce que [la Dre Lockman] exprime, c’est en fait la réalité d’être une population de langue officielle en situation minoritaire »
Président-directeur général de l'Hôpital Montfort

Du côté du corps médical, l’Hôpital Montfort exige un certain niveau de compétence. La politique en place prévoit que l’établissement s’assure que les médecins recrutés soient capables de parler en français. Un délai de trois ans peut être accordé aux médecins pour qu’ils atteignent le niveau requis. « Si, au bout de trois ans, [...] ils ne réussissent pas un minimum de conversation en français, à ce moment-là ils mettent à risque leur participation à l’Hôpital Montfort », a indiqué le Dr Leduc.

Un « dilemme » existe toutefois à cet égard, note le grand patron de Montfort, car tout en souhaitant « donner des soins exemplaires », l’établissement est parfois confronté, « dans certaines disciplines », à un bassin restreint de médecins pouvant parler français.

Pour ce qui est des employés qui discutent entre eux en anglais lorsqu’ils sont au travail, le Dr Leduc souligne que la politique de Montfort prévoit que la langue de travail est le français. Il est cependant « difficile » de vérifier si la politique est respectée partout et lors de tous les quarts de travail, dit-il, en précisant que les patients sont tout de même toujours en mesure d’être servis en français.