Des artistes qui résistent

De nombreux artistes francophones d'Ontario et d'autres provinces canadiennes se prononcent sur la Résistance des Franco-Ontariens

«Nous avons la responsabilité en tant que peuple de garder la flamme de l’identité culturelle bien allumée pour les générations futures. Notre langue, avec toutes ses couleurs et à travers tout ses accents, est le véhicule qui porte cette identité.» 

– Le chanteur d’origine acadienne Jean-François Breau

***

«Il ne faut jamais oublier que la francophonie nous habite. Restons forts, restons fiers et continuons de rêver en français.» 

– La chanteuse Céleste Lévis

*** 

Mélissa Ouimet

«Mercredi, j’ai su qu’un de mes spectacles en Ontario prévu à la Saint-Jean était annulé parce qu’une subvention a été retirée par M. Ford. Ça m’a vraiment fâchée et ça me frustre encore. [Mais] je suis une fille qui rebondit: je n’ai jamais pris un non pour un non, et je pense que les Franco-Ontariens sont comme ça aussi. Il y a quelque chose de beau là-dedans.» 

– La chanteuse Mélissa Ouimet

***

«Je suis vraiment fier de voir la députée Amanda Simard claquer la porte d’un parti politique qui va à l’encontre de ses convictions. Si nous avons la chance de parler le français au Canada dans des provinces minoritaires francophones, nous le devons à ceux et celles qui se sont battus pour nous. C’est à nous aujourd’hui de se battre pour la génération à venir. Parler le français en Amérique du Nord n’est pas seulement de parler une langue pour la parler, c’est aussi un symbole de résistance.» 

– Wilfred LeBouthillier, auteur-compositeur-interprète d’origine acadienne

***

«Ce qui se passe chez nous en Ontario à la suite des récentes décisions du gouvernement Ford me désole profondément. Je ne comprends pas pourquoi, malgré tout le travail fait dans le passé, nous en sommes encore au point de devoir nous battre pour nos services. Sauf que mon petit coté "optimiste de nature" me console:  nous pouvons nous tenir debout, nous voulons le faire… et nous allons le faire.» 

– Véronic DiCaire, chanteuse et imitatrice franco-ontarienne

*** 

«Je n’ai jamais été aussi fière d’être Franco. [...] J’en parle dans le show que je fais avec les filles [Martine St-Clair, Marie Michèle Desrosiers et Marie-Élaine Thibert]. Dans mon segment solo, je faisais une blague: je disais que [l’envie de chanter] m’est venue à 7 ou 8 ans dans mon Ontario natal, et j’ajoutais à la rigolade que c’était  «mon seul défaut». [Depuis les coupes], je ne le dis plus... on ne peut pas en rire en ce moment. C’est trop frais, c’est trop important.» 

– Luce Dufault, interprète native d’Orléans

***

Katherine Levac

«Notre langue on en est fiers, c’est le moment de le démontrer et de la faire rayonner, plus que jamais auparavant.»

 – Katherine Levac, humoriste franco-ontarienne

***

«Mon père, un médecin francophone, était de ceux qui ont bâti l’Hôpital Montfort. Lui et toutes les religieuses ont travaillé très fort pour pouvoir donner des services en français. Je me rallie à tous les francophones qui [revendiquent] des droits pour lesquels ils se battent depuis longtemps. Je trouve inacceptable que des politiciens, pour des questions financières veuillent priver les francophones de ressources. [...] C’est honteux de leur enlever ce rêve-là. Il faut protéger ce qu’on a bâti, ce qu’on a acquis. Je serai là en coeur et en esprit [avec les manifestants]. Il ne faut pas baisser les bras !» 

– Denise Robert, cinéaste et productrice native d’Ottawa