Donna Leith Gudbranson et François Trépanier se sont affrontés dans un débat en français, mercredi soir.

Débat électoral dans le quartier Innes

Un débat électoral francophone impliquant deux des trois candidats du quartier Innes, François Trépanier et Donna Leith-Gudbranson, avait lieu au Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) mercredi soir.

Le débat était organisé en collaboration avec l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), le Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale (RGA) et TV Rogers.

Les deux candidats en ont profité pour faire valoir leurs priorités et partager leurs idées à la communauté francophone d’Orléans. D’ailleurs, les deux candidats ont fondé leurs discours d’introduction sur l’importance du français à Ottawa.

«Je vais continuer de promouvoir le français dans l’est d’Ottawa. Je suis fier d’être francophone et de faire partie d’Orléans, une communauté composée à 35 % de francophones», a lancé d’emblée M. Trépanier.

«Je suis résidente du quartier Innes depuis 25 ans. Je suis francophone et mon mari est anglophone. C’était une priorité pour moi que mes enfants aient la chance de vivre, jouer et d’être éduqués dans un milieu francophone», affirme Mme Leith-Gudbranson.

L’enjeu du bilinguisme et de la francophonie a été le plus sollicité par les candidats. M. Trépanier et Mme Leith-Gudbranson sont d’avis qu’il est important de travailler sur la croissance du français à Orléans.

«Il faut continuer de faire la promotion du français. Il faut magasiner aux endroits qui offrent des services en français, visiter les restaurants qui nous servent en français et participer aux activités francophones dans Orléans», martèle M Trépanier.

Quant à elle, Mme Leith-Gudbranson croit qu’il faut «travailler étroitement avec les autorités provinciales et fédérales pour insister qu’une plus grande proportion des nouveaux arrivants que nous accueillons dans l’est d’Ottawa soient spécifiquement francophones.»

Plusieurs enjeux abordés
Au sujet de la crise du logement abordable, Mme Leith-Gudbranson est d’avis qu’il est «inacceptable que la liste d’attente pour des logements abordables soit de plus de 10 000 ménages.»

De son côté, M. Trépanier insiste que la solution passe par l’inclusion et non l’isolement. «Les études démontrent que les habitations de style ghetto ne fonctionnent pas. Les gens avec de moyens réduits ne veulent pas être isolés, ils veulent être inclus et impliqués avec toute la communauté.»

«Si on ne force pas la main les développeurs, il n’y a pas vraiment d’avantages pour eux d’en construire. C’est au conseil de les forcer à construire plus de logements abordables», renchérit M. Trépanier.

Le dossier de la légalisation du cannabis a aussi été abordé. «L’important sera de s’assurer de tenir les points de vente loin des écoles et des parcs où se rassemblent les jeunes, mais encore plus important, on doit éduquer les enfants à comprendre que le cannabis peut avoir des effets néfastes pour les jeunes dont les cerveaux ne sont pas encore développés», soutient Mme Leith-Gudbranson.

M. Trépanier croit que «le gouvernement fédéral a été trop vite sur ce dossier. Je comprends l’idée de décriminaliser, mais il aurait fallu faire ça en premier et attendre un an ou deux avant de procéder à la légalisation.»

L’élection municipale aura lieu le 22 octobre prochain.