Des milliers d’étudiants ontariens ont manifesté contre la réforme en éducation du gouvernement Ford, jeudi.

Coupes en enseignement: «Une question de survie» pour les écoles franco-ontariennes

La décision du gouvernement Ford de couper près de 3500 postes d’enseignants en Ontario d’ici 2022-2023 est inacceptable selon le président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Rémi Sabourin.

« Définitivement, on dénonce ça ! Pour les écoles de langue française, c’est même une question de survie », lance M. Sabourin.

Ce dernier affirme que cette révélation vient concrétiser les craintes  qu’il avait depuis les annonces du 15 mars dernier, lorsque la ministre de l’Éducation avait dévoilé la réforme du système.

Le président de l'AEFO, Rémi Sabourin

Pour le système de langue française, l’annonce pourrait se traduire par près de 300 coupes d’ici quatre ans, surtout au niveau secondaire. 

Ces abolitions de postes se traduiraient par une baisse dans l’offre de cours.

« Chaque enseignant qui n’est pas devant les élèves ça représente six cours facultatifs ou obligatoires qui ne peuvent pas être offerts. Si on diminue l’offre de cours dans les écoles de langue française, on pense qu’on pourrait être désavantagé quand on sait que la compétition est déjà féroce avec les écoles de langue anglaise, ajoute M. Sabourin. On pense que ça peut même être une question de survie. »

Un rassemblement est prévu samedi à Queen’s Park pour dénoncer les compressions du gouvernement. Des milliers d’enseignants, de parents et d’élèves sont attendus. L’AEFO, entre autres, souhaite que le gouvernement recule sur sa décision.