Les membres du RÉFO estiment que les propos tenus par Doug Ford et Caroline Mulroney, lundi dernier, sont boiteux et inacceptables.

Compressions du gouvernement Ford: le RÉFO en colère

Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) ne décolère pas. Les membres estiment que les propos tenus par le premier ministre ontarien et la ministre déléguée aux Affaires francophones, lundi dernier, sont boiteux et inacceptables.

Le RÉFO rejette du revers de la main les propos de Doug Ford et de Caroline Mulroney qui jettent le blâme sur le gouvernement précédent qui aurait eu le temps de mettre en place le projet de l’Université de l’Ontario français (UOF) entre 2003 et 2017.

«Si le gouvernement avait vraiment à cœur ce projet et si, comme il le prétend, il désirait ‘’réparer les erreurs du précédent gouvernement’’, la solution serait simple: il ouvrirait les canaux de discussions avec nos organismes, et il continuerait à mettre tout en œuvre pour que l’UOF puisse voir le jour», a déclaré Kelia Wane, coprésidente du RÉFO.

Les membres du RÉFO reprochent à M. Ford de changer de discours en ce qui a trait à l’UOF et sa promesse électorale.

«Ce qui me pue au nez encore plus dans cette conférence de presse, c’est que le premier ministre assure que sa promesse se limitait au soutien du conseil des gouverneurs, lorsque c’est complètement faux. Il avait promis en campagne électorale qu’il ne toucherait pas à l’UOF et son gouvernement a réitéré à plusieurs reprises depuis son entrée au pouvoir qu’il soutiendrait le projet», rappelle Marie-Pierre Héroux, coprésidente du Regroupement.

L’équipe du RÉFO assure qu’elle travaillera de près avec les acteurs provinciaux et locaux afin de coordonner les actions publiques et politiques à la grandeur de la province. Le RÉFO évaluera si des mesures juridiques doivent être envisagées.