Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford
Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford

Commissariat aux services en français: «une décision prise par notre gouvernement», dit Ford

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, clarifie une déclaration effectuée la semaine dernière. C’est son gouvernement qui a choisi d’abolir le Commissariat aux services en français. C’est aussi lui qui décidera de son retour.

Durant son passage à Ottawa vendredi dernier, il a été questionné sur la possibilité de rétablir cet agent indépendant au sein de l’appareil gouvernemental. M. Ford avait alors répondu que « C’est une décision qui revient à la ministre des Affaires francophones ».

Dans une déclaration — uniquement en anglais — envoyée lundi soir, il précise sa pensée et défend cette décision qui a suscité l’indignation dans la francophonie ontarienne.

« La ministre Mulroney est une championne absolue pour les Franco-Ontariens à travers la province, indique Doug Ford. En ce qui concerne le Commissariat aux services en français, c’est une décision qui a été prise par notre gouvernement. »

« Au final, cette décision a renforcé notre agent législatif le plus fort et efficace et a accru la surveillance indépendante de notre gouvernement », ajoute le premier ministre, précisant que la loi adoptée forçait l’Ombudsman à embaucher le personnel du Commissariat et de poursuivre son travail d’étude des plaintes.

M. Ford ajoute que l’ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, mène actuellement un processus d’embauche d’un nouveau commissaire aux services en français qui œuvrera au sein de son bureau.

Au sujet de Mme Mulroney, le premier ministre insiste sur le fait que c’est sous son leadership que le financement nécessaire à la création de l’Université de l’Ontario français (UOF) a pu être obtenu.

Rappelons que le gouvernement de l’Ontario s’est entendu avec le fédéral en septembre pour remettre sur les rails le projet de l’UOF, abandonné dans l’énoncé économique ontarien de novembre 2018 — en même temps que le Commissariat aux services en français.

Le financement de l’université franco-ontarienne est donc assuré pour les huit prochaines années à la hauteur de 126 millions $. Le gouvernement fédéral sera responsable des dépenses pour les quatre premières années afin de donner du temps à l’Ontario de réduire son déficit.