Le premier ministre ontarien Doug Ford a fait une visite éclair à Ottawa, vendredi. Plusieurs sujets ont été abordés dont certains dossiers municipaux touchant la francophonie ontarienne.

Commissariat aux services en français: Doug Ford refuse de s’engager

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, se dit excité de l’ouverture prochaine de l’Université de l’Ontario français (UOF), mais refuse de s’engager à un retour du Commissariat aux services en français.

De passage à Ottawa vendredi matin, M. Ford a été questionné sur la possibilité de rétablir le Commissariat, seconde victime du « Jeudi noir » de la francophonie ontarienne.

« C’est une décision qui revient à la ministre des Affaires francophones, mais vous savez ce qui est excitant ? Nous construisons une université francophone. Ce sera absolument incroyable et nous avons hâte qu’elle ouvre ses portes dans les prochaines années. Vous savez ce qui est le plus excitant ? J’ai eu la nouvelle ce matin : 15 000 nouveaux emplois se sont créés et nous sommes maintenant à 267 000 emplois créés dans l’environnement économique mis en place par notre gouvernement », a répondu le premier ministre ontarien.

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Doug Ford cite ainsi les plus récentes données de Statistique Canada sur l’emploi qui dévoilent notamment la création de 15 000 emplois en novembre 2019, par rapport à octobre.

En ce qui a trait à l’UOF, rappelons que le gouvernement de l’Ontario s’est entendu avec le fédéral en septembre pour remettre sur les rails ce projet qui avait été abandonné dans l’énoncé économique ontarien de novembre 2018.

Le financement de l’université franco-ontarienne est donc assuré pour les huit prochaines années à la hauteur de 126 millions $. Le gouvernement fédéral sera responsable des dépenses pour les quatre premières années afin de donner du temps à l’Ontario de réduire son déficit.