Centre Jules-Léger: délai de sept mois pour officialiser le transfert

Le transfert de la gouvernance du Centre Jules-Léger devra attendra encore sept mois avant de se concrétiser.

L’ancien gouvernement libéral avait annoncé l’hiver dernier que l’établissement passerait aux mains des conseils scolaires francophones. Le transfert devait être officialisé le 20 août, mais les partis impliqués ont annoncé lundi qu’il était remis au 1er avril 2019.

Le Consortium Centre Jules-Léger (CCJL) s’engage à collaborer avec les représentants du ministère de l’Éducation afin de compléter les dernières étapes du processus de transition. 

«Malgré plus de six mois de travail de collaboration entre de nombreux intervenants et partenaires clés, il devenait impossible de respecter les échéanciers fixés», peut-on lire dans le communiqué émis par l’organisme.

Le retard s’explique par différents facteurs, comme les complexités en lien avec le transfert des ressources humaines et du système de paie en plus de la confirmation des budgets d’exploitation et l’arrivée en poste du nouveau gouvernement.

«La nouvelle structure administrative permettra au Centre Jules-Léger de mieux refléter son mandat à titre de centre d’excellence dans la livraison de programmes d’enseignement et de services hautement spécialisés aux étudiants francophones étant aux prises avec des difficultés d’apprentissage ciblées ainsi qu’aux enseignants», a déclaré par voie de communiqué la vice-présidente du consortium Lucille Collard.

C’est suite aux recommandations du commissaire aux services en français de l’Ontario, dans un rapport d’enquête dévoilé en 2015, que le gouvernement a décidé de revoir la structure. Le commissaire, François Boileau, avait déclaré que la communauté francophone était en droit de gérer tous programmes et établissements d’éducation de langue française.

L’établissement de l’avenue Lanark a pour mandat l’éducation des élèves francophones sourds, malentendants, aveugles ou qui ont un trouble d’apprentissage grave.