Le ministre Pablo Rodriguez (à droite) a pris sa guitare pour souligner, avec les élèves de l’école L’Escale de Rockland, la Journée des Franco-Ontariens.

Célébrer le fait français en Ontario

La culture francophone était au plein cœur des conversations entre le ministre du Patrimoine canadien et du multiculturalisme, Pablo Rodriguez, et les élèves de l’école secondaire catholique l’Escale de Rockland, lors de la Journée des Franco-Ontariens, mardi. Pour M. Rodriguez, il est primordial d’offrir des programmes pour appuyer les créateurs en milieux minoritaires.

« C’est fondamental de non seulement défendre la dualité linguistique, mais de faire en sorte qu’elle s’épanouisse », a lancé le ministre.

Celui-ci s’est dit très ému d’assister à la cérémonie de cette journée spéciale. Après avoir rencontré certains des membres du conseil des élèves, le ministre a pu jouer quelques airs avec les élèves de Brian St-Pierre, co-compositeur de la chanson Mon beau drapeau .

« On voit que les jeunes sont fiers de leur langue, fiers de leur appartenance, fiers de leur culture et ça me rend très optimiste pour l’avenir. », a affirmé M. Rodriguez.

Francophones du Nouveau-Brunswick : un avenir incertain ?

Le 25 septembre n’était pas une journée de célébrations pour tous les francophones. Au lendemain de l’élection de certains candidats de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, plusieurs sont inquiets face à l’avenir du bilinguisme dans cette province.

Ce parti prône entre autres la fusion des réseaux francophone et anglophone de la santé et l’abolition du Commissariat aux langues officielles.

Questionné à ce sujet, le ministre a tenté d’être rassurant. « C’est clair que l’on va toujours se battre pour la dualité linguistique, pour le fait français. C’est une des raisons pour lesquelles nous sommes ici aujourd’hui, pour célébrer cette diversité-là et l’importance justement que la langue et la culture francophone s’épanouissent partout au Canada, incluant au Nouveau-Brunswick ».

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Ottawa en vert et blanc

L’hôtel de ville d’Ottawa s’est teinté de vert et de blanc, hier, pour souligner le Jour des Franco-Ontariens. 

Le maire Jim Watson a tenu à souligner les progrès réalisés au niveau de la ville, mais concède qu’on peut faire mieux.

« Je pense que chaque année on a amélioré le niveau de service à la Ville. Ce n’est pas parfait, mais nos services en anglais ne sont pas parfaits aussi. Pour moi, le niveau de service est le minimum et c’est nécessaire pour nous de continuer à améliorer les services », note-t-il.

Questionné à savoir si l’administration municipale devrait mettre plus d’efforts dans la promotion de ses services bilingues, le premier magistrat répond que le budget n’est pas disponible. 

« Quand on a adopté la résolution [pour officialiser le statut de bilinguisme], nous n’avons pas eu un budget pour acheter de la publicité, explique M. Watson. On a les informations sur les services en français sur notre site web et c’est la façon qu’on utilise parce que les médias sont trop chers pour nous autres. » 

La présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa croit que la Ville doit mettre plus d’efforts dans la promotion de la langue française.

« Il faut s’améliorer dans tous les secteurs, les services que la Ville offre à la communauté, mais aussi reconnaître la communauté francophone plus publiquement. Le dire à tous les niveaux qu’il y a des services directs, mais aussi publics », soutient Soukaina Boutiyeb.

Sylvie Branch, Le Droit