Le commissaire aux services en français, François Boileau, voudrait assainir les relations avec la Ville d’Ottawa.

Boileau envoie un message de «main tendue»

Le commissaire aux services en français, François Boileau, souhaiterait une meilleure collaboration avec la Ville d’Ottawa.

« Je cherche à communiquer un message de main tendue, explique Me Boileau. Je voudrais rencontrer les membres du Comité consultatif sur les services en français et qu’il y ait une nouvelle énergie positive. »

Le chien de garde linguistique de la province raconte que les relations avec le maire Jim Watson sont devenues plus tendues quand est venue la question d’Ottawa ville bilingue.

« J’avais annoncé que j’étais en accord et ça n’avait pas plu au maire à l’époque, même si je l’avais averti de ma sortie publique. Je ne peux pas rien n’y faire », explique le commissaire Boileau.

Les relations ont continué de se détériorer lorsque le bureau du commissaire a reçu des plaintes concernant les consultations prébudgétaires de 2015 dévoilées uniquement dans la langue de Shakespeare. Me Boileau se souvient avoir eu des échanges musclés avec la Ville.

Ce dernier tend la main à l’administration municipale et souhaite que la nouvelle loi sur le statut de bilinguisme donne un nouveau souffle à ces relations. « J’ai déjà rencontré le maire et le directeur et nous avons eu une bonne rencontre, mais l’ouverture espérée n’a pas eu lieu pour leur collaboration par rapport aux plaintes que nous recevons », confie-t-il.

Malgré ce qui a été rapporté dans d’autres médias, Me Boileau n’entend pas aller devant les tribunaux. « Ultimement on pourrait en arriver là, mais c’est nullement dans mon intention. [...] Je n’ai jamais fait ça encore et j’aspire à ne pas le faire. Ça prendrait des circonstances exceptionnelles », nuance le commissaire.

De son côté, le maire Jim Watson n’a pas caché sa surprise lorsqu’il a été questionné sur le sujet.

« Je pense qu’on a une relation très positive avec le commissaire. Quand je l’ai rencontré, il donnait des commentaires très positifs », confie le premier magistrat.

Ce dernier rappelle que la Ville répond à toutes les plaintes reçues.