Le Front franco-ontarien dit déplorer que le gouvernement de Doug Ford continue à « ignorer les plaintes légitimes » de la communauté francophone.

Appel à la solidarité des fonctionnaires francophones

Un mouvement dont la mission est d’assurer la préservation et la prospérité de l’identité, de la langue et de la culture franco-ontarienne appelle les fonctionnaires provinciaux de langue française à ne s’exprimer que dans leur langue au travail.

Sur sa page Facebook, le Front franco-ontarien dit déplorer que le gouvernement Ford, trois mois après le jeudi noir, continue à « ignorer les plaintes légitimes » de la communauté.

« Parlez en français, pas une fois, pas deux, pas trois, mais toujours. Communiquez, comportez et manifestez-vous en français à votre emploi. On fait appel à la grève linguistique dans la fonction publique ontarienne », suggèrent deux porte-paroles du Front franco-ontarien dans une vidéo publiée mercredi sur la page Facebook de l’organisation.

Une demande d’entrevue du Droit auprès du Front franco-ontarien en fin d’après-midi mercredi est restée sans réponse.

Rappelons que le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford s’est attiré les foudres de la communauté franco-ontarienne l’automne dernier lorsqu’il a annoncé l’abolition du poste de commissaire aux services en français et l’arrêt du financement pour le projet de l’Université de l’Ontario français (UOF) à Toronto. D’importantes manifestations de solidarité avaient eu lieu aux quatre coins de la province le 1er décembre dernier.

Il faut préciser que le gouvernement Ford a rétabli le ministère des Affaires francophones et il s’est adjoint d’une conseillère principale en politiques responsable des Affaires francophones à l’intérieur de son cabinet à la suite des tollés.

Des employés du commissariat aux services en français doivent être transférés au bureau de l’ombudsman.

En outre, le gouvernement fédéral a annoncé au mois de janvier une aide financière de près de 2 millions $ pour permettre au projet de l’UOF de survivre une année de plus.