Amanda Simard

Amanda Simard justifie son effacement de la scène politique

TORONTO – Absences répétées sur les bancs de l’Assemblée législative, déplacement à Buckingham Palace pendant le vote du budget, manque de visibilité lors des inondations dans sa circonscription… La députée indépendante répond aux attaques.

Sa sortie fracassante du gouvernement progressiste-conservateur l’hiver dernier, en pleine crise linguistique, avait suscité un élan de sympathie chez les Franco-Ontariens qui voyaient en la jeune députée de Glengarry-Prescott-Russell un rempart contre le recul de leurs acquis.

Amanda Simard avait alors vertement critiqué l’abandon de l’Université de l’Ontario français (UOF) et la suppression du Commissariat aux services en français par le gouvernement Ford, avant de claquer la porte du parti majoritaire, se disant déterminée à poursuivre le combat.

Désormais indépendante, la députée franco-ontarienne semble pourtant ne pas avoir su capitaliser sur sa popularité pour enfoncer durablement le clou et maintenir la pression sur le gouvernement, engagé dans une chasse au déficit.

Interrogée par ONFR+ à la sortie de la dernière séance de questions de la session parlementaire à Queen’s Park, Mme Simard s’est défendue d’avoir disparu des écrans radars. «J’ai surtout agi et continue d’agir en coulisse auprès des Franco-Ontariens», justifie-t-elle, balayant d’un revers de main ses absences répétées sur les bancs de l’Assemblée. «Ce n’est plus une séance de questions. C’est une séance d’applaudissements. C’est tout le temps une garderie.»

Son statut d’indépendante a néanmoins nécessité des réajustements dans son organisation de façon à être plus proactive dans certains dossiers. «Ça prend une certaine période pour s’adapter et former mon équipe», dit-elle. «J’aime mieux réfléchir prendre le temps d’étudier que crier haut et fort à chaque décision. Je suis dans une logique de réflexion, d’analyse et de travail avec différents groupes pour mesurer l’impact des différents projets de loi.»

Volonté de rester indépendante

Malgré ce contretemps organisationnel, la députée assume résolument son statut d’indépendante dans l’opposition, ne souhaitant pas rejoindre les rangs d’un autre parti. «Je planifie de rester autonome», affirme-t-elle,
«pour exercer pleinement le pouvoir que tout député devrait avoir à l’esprit: faire passer l’intérêt des électeurs avant tout.»

Pour lire la suite, rendez-vous sur le site web d'#ONFR