L'hôtel de Ville de Cornwall

À Cornwall, une vague d'immigration francophone dans un temps record

CORNWALL – Cornwall aurait une nouvelle « ambassadrice ». Depuis plusieurs mois, Clotilde Clarisse Megnidjou Yepseu accueille chez elle bon nombre d’immigrants africains. Son moyen : communiquer sans relâche chaque jour avec eux bien avant leur arrivée au Canada. Un outil plutôt inédit, mais avec un bénéfice réel : une vingtaine d’immigrants francophones ont posé leurs valises à Cornwall durant les deux derniers mois.

Bureau de l’ACFO Stormont, Dundas et Glengarry (ACFO-SDG) le jour de l’entrevue. À travers la fenêtre du local, on aperçoit une couche de neige recouvrir la rue Chevrier.

Anne Cyrille Madonteu n’avait jamais vu la neige avant d’arriver au Canada il y a tout juste deux mois. Un choc culturel en somme pour cette jeune femme originaire de Douala au Cameroun. Pendant plusieurs semaines, elle est restée chez « Clotilde » rencontrée sur un forum quelque temps avant son départ.

« Mon mari et moi n’avions pas choisi d’immigrer à Cornwall, mais à Ottawa. Dans la procédure Entrée Express, c’était dit que je devais venir vivre trois ans à Cornwall avant de vivre à Ottawa », explique-t-elle avec timidité.

Des familles comme celle d’Anne Cyrille Madonteu, Clotilde Clarisse Megnidjou Yepseu affirme en avoir déjà logé six depuis son arrivée à Cornwall il y a environ un an. Un système D en quelque sorte pour éviter aux immigrants les obstacles à l’intégration.

Le premier de ces remparts, c’est l’absence de services d’établissement pour les immigrants francophones à Cornwall, bien que la ville fasse partie du cercle très fermé en Ontario de celles comptant plus de 10 000 francophones sur son territoire. Un atout démographique partagé avec Ottawa, Sudbury, Toronto ou encore Timmins.

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