Francophonie

Nouveau commissaire aux services en français recherché

L’Ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, a lancé jeudi une recherche à l’échelle nationale pour dénicher un nouveau commissaire aux services en français au sein de son bureau.

L’Ombudsman s’est vu confier les responsabilités de l’ancien bureau indépendant du Commissaire aux services en français le premier mai dernier et a ensuite créé un nouveau poste de commissaire au niveau de l’Ombudsman adjointe.

«Mon Bureau prend très au sérieux sa nouvelle responsabilité de veiller à protéger et promouvoir les droits linguistiques des Ontariens francophones», affirme M. Dubé.

«Le nouveau/la nouvelle commissaire, qui relèvera directement de moi, sera une personne possédant un sens aigu de l’équité et de la justice qui connaît très bien la communauté franco-ontarienne et jouit d’une grande crédibilité au sein de cette communauté.»

Il espère pouvoir choisir son nouveau commissaire «d’ici la fin de l’automne».

M. Dubé agira comme commissaire par intérim jusqu’à ce qu’un candidat soit retenu.

Francophonie

Accueillis en anglais… dans le Vieux-Québec

« Huit fois sur dix », les commerçants de la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, offrent un service en anglais.

C’est ce que déplore Abby Newman, une jeune femme originaire de Terre-Neuve-Labrador qui se débrouille fort bien en français. 

Elle est même capable de servir les clients français de St-Pierre-et-Miquelon, quand ils vont faire une virée dans son coin de pays.

Francophonie

Le fédéral n'écoute pas les médias communautaires en situation minoritaire

Le gouvernement fédéral n’a que « partiellement » suivi les recommandations du commissaire aux langues officielles dans le dossier des publicités dans les médias communautaires en situation minoritaire.

De plus en plus, le gouvernement fédéral choisit les médias numériques, plutôt que les journaux et les radios, pour le placement de ses publicités. 

Or, ces stratégies peuvent avoir une incidence directe sur les revenus des médias traditionnels communautaires en situation de minorité linguistique. 

Pourtant, la Loi sur les langues officielles oblige le gouvernement fédéral à prendre des mesures positives pour l’épanouissement des communautés en situation linguistique minoritaire.

Francophonie

Première discussion entre Joly et Mulroney sur l'UOF

TORONTO – La ministre fédérale Mélanie Joly et son homologue ontarienne Caroline Mulroney ont entamé, ce jeudi, des discussions sur le financement du projet de l’Université de l’Ontario français (UOF). Mais pour l’heure, aucune avancée concrète n’a été annoncée.

C’est la première fois depuis décembre dernier, au cœur de la crise linguistique en Ontario, que la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, et la ministre ontarienne des Affaires francophones, Caroline Mulroney, se parlaient, ce jeudi.

Au cœur de cette discussion téléphonique, à laquelle s’est joint le ministre de la Formation, des Collèges et Universités, Ross Romano, l’Université de l’Ontario français.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement fédéral se dit ouvert à financer une partie des coûts de démarrage du projet. En juin, la ministre Mulroney avait finalement ouvert la porte à des discussions, même si le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford ne cesse de marteler qu’il ira de l’avant uniquement quand les finances publiques de la province seront assainies.

En entrevue avec ONFR+, la ministre Joly a rappelé l’engagement d’Ottawa dans le dossier.

« Pour moi et pour le gouvernement, il est extrêmement important que le projet de l’Université de l’Ontario français se réalise. C’est un projet demandé depuis des années par les Franco-Ontariens et qui est important pour le pays. Mon objectif est de le réaliser et j’ai rappelé à Mme Mulroney et à M. Romano que nous étions prêts à mettre 50 % du financement. Par contre, on s’attend à un engagement clair, à un projet tangible et un engagement financier de la part de l’Ontario. »

Selon Matthew Conway, du bureau de la ministre Mulroney, le ton de la conversation a été « très cordial et bénéfique aux deux partis ». Le directeur des Affaires francophones de la ministre ontarienne a qualifié l’échange de « contact pour amorcer les discussions ».

« Chacun a donné son point de vue sur les sources de financement et les programmes qui pourraient être ciblés » dans ce « dossier prioritaire pour Caroline Mulroney depuis le mois de novembre », a-t-il commenté à ONFR+.

« On est très content que cette rencontre ait eu lieu », a réagi Carol Jolin. Le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) espère maintenant que le dossier va avancer. « C’est un pas important, tant du côté de Mme Joly et son ouverture à financer les quatre premières années du projet que du côté de Mme Mulroney qui a fait cheminer le dossier au sein de son parti depuis l’automne dernier. Ce changement en cours de route est extrêmement positif. »

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Francophonie

Alliance Anglos-Francos : Drouin félicite l’AFO, Poirier la fustige

Le député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell Francis Drouin a tenu à féliciter l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) pour s’être entendue officiellement avec la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et le Quebec Community Groups Network (QCGN).

Sur Facebook, le député Drouin a publié que même si la réalité des communautés concernées par cette entente est différente, « nous ne pouvons pas appuyer les droits linguistiques d’une langue sans le faire pour l’autre ».

Francophonie

Un jugement restreint le droit de travailler en français au fédéral

MONTRÉAL — Un jugement de la Cour fédérale, prononcé la semaine dernière, restreint le droit des fonctionnaires de travailler dans la langue de leur choix et pourrait fournir un argument de plus pour une modernisation de la Loi sur les langues officielles.

« Nous sommes très déçus, mais aussi très étonnés par ce jugement », explique l’un des avocats de l’employé fédéral André Dionne, Gabriel Poliquin, du cabinet CazaSaikaley.

Francophonie

La société Saint-Jean Baptiste dénonce l'entente avec les Anglo-Québécois

MONTRÉAL – La Société Saint-Jean Baptiste (SSJB) de Montréal, qui avait invité une délégation franco-ontarienne en ouverture du dernier défilé de la Saint-Jean Baptiste, sort du silence. Elle appelle l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) à revoir l’entente conclue avec le Quebec Community Groups Network (QCGN) et à «embrasser ensemble le combat pour le français».

«La vraie solidarité francophone exige un dépassement de la doctrine linguistique fédérale», lance d’emblée le président général de la SSJB de Montréal, Maxime Laporte, dans une déclaration diffusée ce mercredi.

Se disant très fier d’avoir accueilli la délégation franco-ontarienne dans les rues de Montréal le 24 juin, signe d’un «beau moment de fraternité et de solidarité en réponse aux assauts dirigés contre le fait français en Ontario et ailleurs au Canada», M. Laporte dénonce le rapprochement opéré avec le QCGN.

«L’AFO et la SANB annoncent qu’elles agiront politiquement en faveur de l’essor de l’anglais au Québec. Cela, jusqu’à venir manifester chez nous, songent-elles, aux côtés des pourfendeurs, voire des fossoyeurs les plus notoires de la loi 101. (…) Force est d’admettre qu’on ne saurait mieux s’y prendre pour ébranler dangereusement nos plus précieux dénominateurs communs», juge le président de la SSJB, qui appelle à faire cause commune pour «l’avancement ou, minimalement, le maintien du statut et du poids démographique à long terme du français dans l’ensemble de l’espace francophone».

Alors que le Québec a montré de nombreux signes de solidarité envers la communauté franco-ontarienne ces derniers mois, après les compressions du gouvernement de Doug Ford, M. Laporte juge la décision de l’AFO décevante.

«Le bel aura positif ayant émané des récentes mobilisations franco-ontariennes, applaudies et appuyées sincèrement par l’ensemble des Québécois, se trouve soudain mis au service de la «cause» de ceux qui cherchent à bilinguiser et à angliciser notre société. C’est surréel.»

La gestion anglo-québécoise pas menacée

Il rejette l’argument avancé notamment par l’AFO pour justifier ce rapprochement que la gestion scolaire «par et pour» les Anglo-Québécois serait menacée par la décision du gouvernement québécois de transférer deux écoles de la Commission scolaire English-Montreal (CSEM) à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Ile (CSPI) qui manque de place pour ses élèves francophones.

«L’intervention du ministre [de l’Éducation] porte uniquement sur des aspects particuliers liés à l’exploitation du parc immobilier public, sans nullement mettre en cause l’exercice général par le réseau anglophone de son droit de s’administrer lui-même afin de garantir à tous ses bénéficiaires leur droit à une éducation de qualité.»

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Votre opinion

« Notre place » à la Fête nationale : 744 000 mercis !

OPINION / À Maxime Laporte, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et Nathalie Gervais, directrice générale du Comité de la Fête nationale du Québec à Montréal, au lendemain du Défilé de la Fête nationale à Montréal où l’Ontario français a eu l’honneur d’ouvrir le bal, nous voici des plus reconnaissants. De nombreux mercis pour cette invitation « historique » de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ainsi qu’au Comité organisateur pour un accueil bien chaleureux.

Les 150 artistes, comédiens de L’écho d’un peuple et porte-drapeaux que l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario a rassemblés pour répondre à votre belle invitation n’en revenaient tout simplement pas. 

Nous avons reçu une vague d’amour et de solidarité exprimée de vive voix par des « Monsieur et Madame tout le monde », des Québécoises et Québécois de toutes les générations et de différentes origines !

Éducation

Écoles anglophones au Québec: appui de groupes francophones en milieu minoritaire

OTTAWA — La Commission scolaire English-Montreal (CSEM), qui conteste devant les tribunaux une décision du gouvernement du Québec, pourra compter sur l’appui de groupes de francophones en milieu minoritaire hors Québec.

La CSEM a annoncé mardi qu’elle a déposé une demande d’injonction à la Cour supérieure afin de bloquer le transfert de deux de ses écoles à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, qui est confrontée à un manque criant de classes pour les élèves francophones.

La décision avait été prise par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, par décret ministériel la semaine dernière.

Lors d’une conférence de presse tenue en matinée à Ottawa, trois groupes de protection des communautés de langue officielle en situation minoritaire ont décrié cette décision et se sont dits solidaires de la situation de la CSEM.

Geoffrey Chambers, président du Réseau des groupes communautaires du Québec (QCGN), juge que cette décision est une atteinte aux droits linguistiques des anglophones dans la province.

Il estime que le gouvernement Legault aurait dû négocier plus longuement avant d’imposer sa décision - considérée comme anticonstitutionnelle, puisqu’elle pénalise la minorité de langue anglaise - par décret ministériel.

Comparable au combat des Franco-Ontariens?

Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), n’a pas voulu dire si la situation des anglophones québécois se compare à celle des Franco-Ontariens. Mais il se dit prêt à manifester aux côtés de ses partenaires anglophones pour le maintien des écoles anglophones, même si certaines sont à moitié vides.

«On a des droits linguistiques et il faut se battre pour les maintenir, affirme M. Jolin. Quand il y a un gouvernement qui va prendre des dispositions - on l’a vu, nous autres, avant les Fêtes, avec le gouvernement Ford - on a réagi très fortement.»

Robert Melanson, de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), croit pour sa part que, dans certaines régions, les minorités anglophones au Québec sont victimes de discrimination dans les services publics tout comme les francophones hors Québec.

Il se dit prêt lui aussi à soutenir le combat des anglophones québécois qui veulent garder leurs écoles. «Il n’y a pas de raison pour enlever à une minorité le droit à ses propres institutions, que ce soit les anglophones du Québec ou les francophones ou les Acadiens du Nouveau-Brunswick», estime M. Melanson.

Roberge déçu, mais pas surpris

Dans une déclaration écrite, le ministre Roberge s’est dit déçu, mais «pas surpris», de la décision de la CSEM d’aller devant les tribunaux pour plaider sa cause.

«Nous regrettons que celle-ci tente de bloquer une décision qui, bien que difficile, ait été prise dans l’intérêt supérieur de l’ensemble des élèves du Québec», a ajouté M. Roberge.

Il rappelle que la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île pourrait manquer de classes pour plus de 3000 élèves dès la rentrée scolaire en septembre.

Francophonie

Mulroney absente de la conférence sur la francophonie

La rencontre tant attendue entre Mélanie Joly et Caroline Mulroney n’aura pas lieu de sitôt. Mme Mulroney ne sera pas présente à la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne, qui se tient jeudi et vendredi au Nunavut.

Son bureau a confirmé que Mme Mulroney doit être à Toronto pour des «réunions imprévues» à titre de nouvelle ministre des Transports de l’Ontario et ne pourra «malheureusement» pas assister au sommet avec ses homologues des affaires francophones dans les deux prochains jours.

C’est plutôt Marilissa Gosselin, conseillère du premier ministre pour les affaires francophones, qui sera la représentante de la délégation de l’Ontario.

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Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne dès mercredi au Nunavut

Ottawa bonifie le financement des écoles des minorités francophones et anglophones

La relation entre la ministre fédérale des Langues officielles et de la Francophonie et son homologue fédérale est glaciale depuis que le gouvernement Ford a mis au rancart la création d’une université francophone dans la province.

Mme Joly exprime son désir de rencontrer Mme Mulroney depuis plusieurs mois, mais cette dernière n’a pas donné suite à ses invitations.

Après avoir reçu trois lettres de la part de Mme Joly concernant l’Université de l’Ontario français, Mme Mulroney a finalement envoyé une missive datée du 25 juin dans laquelle elle se dit ouverte à entamer un «dialogue constructif» à ce sujet. Aucune date n’est cependant prévue pour une rencontre.

«La Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne aurait été le forum idéal pour discuter de ce sujet», affirme Mme Joly dans une déclaration écrite.

C’est la deuxième année consécutive que Mme Mulroney est absente de ce forum qui réunit tous les ministres provinciaux et territoriaux responsables de la francophonie canadienne. L’édition 2019 a lieu à Iqaluit les 27 et 28 juin.

Francophonie

L'UOF se réjouit des progrès avec Queen's Park

L’Université de l’Ontario français (UOF) affirme se réjouir de la décision du gouvernement de l’Ontario d’entamer la discussion avec le gouvernement fédéral sur leurs contributions respectives en ce qui a trait au financement de l’université.

L’UOF a annoncé mardi soir que « cette décision est le résultat d’une conversation continue et fructueuse entre des représentants du gouvernement provincial et les décideurs de l’UOF ». 

La présidente du Conseil de gouvernance, Dyane Adam, estime que l’UOF travaille étroitement « avec le gouvernement de l’Ontario.  

L’UOF prépare d’ailleurs une campagne de financement à l’échelle nationale. 

L’UOF est aussi en voie de conclure un partenariat stratégique avec l’Université de Hearst.

Francophonie

Rapport de l'ombudsman: le français devient le nouvel enjeu

L’ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, a déposé mardi son tout premier rapport annuel depuis qu’il a pris les services en français sous son aile. Au total, son bureau a reçu 62 plaintes au sujet de la langue de Molière en l’espace de quelques semaines.

Le mandat du chien de garde provincial a été élargi en raison de la dissolution le 1er mai dernier du Commissaire aux services en français, un poste qu’occupait François Boileau. 

Cette décision du gouvernement Ford avait, rappelons-le, créé un tollé au sein de la communauté franco-ontarienne en novembre dernier.

Politique

Ottawa bonifie le financement des écoles des minorités francophones et anglophones

Le gouvernement fédéral bonifiera son soutien financier aux écoles des communautés francophones et anglophones minoritaires - mais en exigeant la garantie des provinces et territoires que ces fonds arriveront à bon port.

La ministre des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, a annoncé mardi l’allocation de 60 millions $ supplémentaires sur quatre ans pour appuyer spécifiquement l’enseignement aux jeunes francophones et anglophones en milieu minoritaire, et ce, des niveaux préscolaire à postsecondaire.

La ministre fait valoir que ces investissements s’adressent plus particulièrement aux francophones hors Québec, dont les écoles sont souvent sous-financées par rapport à celles de la majorité anglophone.

C’est pourquoi l’enveloppe de 60 millions $ sera conditionnelle à des engagements de la part des provinces et territoires en matière de reddition de comptes et de consultation des intervenants concernés.

Il s’agit là d’une demande de longue date des conseils scolaires francophones, relève la ministre Joly.

«Lorsque les provinces abdiquent leurs responsabilités de protéger leurs francophones, eh bien nous, on est là pour les protéger», a-t-elle tenu à souligner, lors d’une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne lundi.

«Ça arrive souvent dans les provinces où il y a des gouvernements conservateurs», a ajouté la ministre.

L’Ontario visé

Questionnée sur les provinces fautives qu’elle avait en tête, Mélanie Joly n’a pas hésité à nommer l’Ontario, présentement dirigé par les progressistes-conservateurs de Doug Ford.

L’annonce de mardi prépare d’ailleurs le terrain pour la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne, qui s’ouvrira mercredi à Iqaluit, au Nunavut, et qui réunira jusqu’à vendredi les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables de la francophonie.

«C’est sûr que je vais vouloir réitérer l’importance pour le gouvernement fédéral non seulement de soutenir les conseils scolaires, mais en plus, de pouvoir arriver à la conclusion d’une entente avec mes homologues», a expliqué la ministre Joly.

Disponibles dès 2019-2020, les nouveaux fonds s’ajouteront aux 235 millions $ déjà alloués annuellement pour l’éducation dans les communautés dites de langue officielle en situation minoritaire.

Cette enveloppe n’avait pas été bonifiée depuis plus de dix ans. Et les besoins se faisaient pourtant grandissants.

Selon les chiffres fournis par l’attaché de la ministre, les écoles de minorité francophone ont connu une hausse de 132 pour cent de leurs effectifs au Yukon et de 125 pour cent en Alberta depuis l’année scolaire 2003-2004. Sur la même période, la fréquentation de telles écoles a bondi de 37 pour cent en Nouvelle-Écosse et de 30 pour cent à l’Île-du-Prince-Édouard.

Francophonie

Le vert et le blanc à l’honneur à Montréal

Quelque 150 Franco-Ontariens ont pris part lundi soir au défilé de la Fête nationale du Québec dans les rues de Montréal.

Cette participation de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), d’artistes franco-ontariens et d’une quarantaine de personnages du spectacle L’écho d’un peuple revêtait un symbolisme fort en cette fête de la Saint-Jean-Baptiste. 

Pour le président de l’AFO, Carol Jolin, la participation franco-ontarienne au défilé est un événement historique. 

« C’est un beau geste de la Société Saint-Jean-Baptiste de nous avoir invités. C’est un beau geste de solidarité francophone. Ce sera une occasion de continuer à tisser des liens, à raffermir des liens avec les francophones du Québec », a notamment partagé M. Jolin. 

Francophonie

Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne dès mercredi au Nunavut

IQALUIT — La Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne (CMFC), qui a lieu cette année à Iqaluit, au Nunavut, débutera mercredi.

Elle réunira jusqu'à vendredi les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables de la francophonie canadienne parmi lesquels figurent David Joanasie, ministre des Langues du gouvernement du Nunavut, et Mélanie Joly, ministre fédérale du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie.

Francophonie

Lancement du Programme d’appui à la francophonie ontarienne

Le gouvernement Ford a lancé lundi l’édition 2019-2020 du Programme d’appui à la francophonie ontarienne d’un million de dollars auquel on a ajouté cette année une composante de développement économique et de création d’emploi.

Ce nouveau volet aidera les entrepreneurs et les entreprises francophones à améliorer leurs services de première ligne et à mieux servir leurs clients et partenaires. 

Le programme permettra aussi de former et de maintenir en poste des travailleurs qualifiés bilingues. Le programme continue en outre d’investir dans les initiatives culturelles et communautaires locales pour protéger et promouvoir la langue et la culture françaises dans la province. 

Les entreprises et organismes intéressés à obtenir de l’aide financière peuvent présenter une demande de subvention pouvant aller jusqu’à 25 000 $ pour le volet Communauté et culture et jusqu’à 50 000 $ pour celui lié au développement économique. 

La période de dépôt des demandes se termine le 19 août 2019. 

Francophonie

Les Franco-Ontariens exhortés à demander les services en français

Conseillère politique principale aux affaires francophones de Doug Ford, Marilissa Gosselin demande aux francophones de l’Ontario de continuer à demander leurs services en français, notamment en santé.

Celle qui œuvre auprès du gouvernement progressiste-conservateur depuis maintenant six mois a répondu aux questions des professionnels de la santé et des membres de la communauté, lors de l’Assemblée générale annuelle du Centre de santé communautaire de l’Estrie (CSCE), mercredi.

Francophonie

Université de l'Ontario français: un certificat en éducation dès septembre

L’Université de l’Ontario français (UOF) lèvera le voile jeudi sur le premier programme académique que l’institution offrira dès septembre prochain. Selon les informations obtenues par Le Droit, il s’agira d’un certificat dans le domaine de l’éducation.

Comme l’établissement n’est pas encore reconnu officiellement par le gouvernement provincial et qu’il ne peut par conséquent pas offrir de programme de baccalauréat pour l’instant, il a choisi de se tourner vers un programme de certificat, a-t-on appris. Il s’agira d’un certificat qui servira à former des professeurs qui pourront éventuellement œuvrer au sein de l’UOF.

L’annonce aura lieu à Toronto en présence de la présidente du Conseil de gouvernance, Dyane Adam, et du vice-recteur au développement des programmes et des savoirs, Jason Luckerhoff. 

Retombées économiques

Par ailleurs, l’UOF a le potentiel de générer des retombées économiques de plusieurs millions de dollars, selon une étude commandée par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO). 

La firme PGF s’est vue octroyer le mandat d’évaluer l’impact économique de l’UOF. En comparant cette institution avec d’autres universités canadiennes de taille modeste (Moncton, Nipissing et Brandon), elle conclut que la contribution de l’UOF au produit intérieur brut de l’Ontario serait entre 56 et 79 millions $ en 2024-2025. On évalue également que les retombées économiques totales potentielles pourraient se situer entre 198 et 240 millions $. 

« À maturité, l’UOF représentera pour le gouvernement de l’Ontario un “retour sur l’investissement” significatif sur le plan économique, sans compter les autres avantages sur le plan sociétal », soutient la firme PGF dans son rapport. « La difficulté de pallier à la demande de professionnels pouvant s’exprimer en français représente un manque à gagner non négligeable pour la province de l’Ontario. L’aspect francophone est un avantage et une opportunité pour le gouvernement de l’Ontario de diversifier son économie au niveau local, provincial et international », ajoute le président de l’AFO, Carol Jolin.

Francophonie

Langues officielles: un nouvel outil pour le fédéral

Le commissariat aux langues officielles (CLO) a dévoilé lundi un nouvel outil pour inciter les institutions fédérales à respecter les droits en matière de langues officielles.

Le Modèle de maturité des langues officielles (MMLO) a été créé spécifiquement pour l’appareil fédéral afin de leur permettre d’évaluer leurs forces et leurs faiblesses dans le but ultime d’offrir un meilleur service tant en anglais qu’en français.

Francophonie

Le fédéral verse 1,2 M$ à l’ACFO pour la promotion du bilinguisme

Grâce à une enveloppe de 1,2 million $ sur deux ans accordée par le gouvernement fédéral, l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO) a mis sur pied un nouveau programme d’aide financière.

Destiné aux entreprises, festivals ou autres organismes intéressés, « Ottawa bilingue : avançons ensemble » a comme objectif ultime de renforcer le bilinguisme dans la capitale fédérale. Ceux qui cogneront à la porte de l’ACFO pourront, sous réserve qu’un comité encadreur composé de divers représentants accepte leur proposition, mettre la main sur des micro-subventions. 

« Un entrepreneur francophile ou anglophone souhaitant cibler un marché bilingue pourrait en bénéficier. Par exemple, ce pourrait être un petit café qui veut donner une formation à ses employés pour offrir un service à la clientèle bilingue, ou encore un festival qui en temps normal offre une programmation anglophone, mais qui voudrait avoir une représentativité francophone. La subvention pourrait alors servir à attirer un artiste franco-ontarien », explique la présidente de l’ACFO, Soukaina Boutiyeb. 

Le programme contient quatre volets, soit Vitalité, Inclusion, Développement économique communautaire et Rapprochement, qui s’inspirent directement des recommandations issues des États généraux de la francophonie.

« Je lève mon chapeau au fédéral d’avoir pour avoir pris ses responsabilités. Assurer le bilinguisme de la capitale du pays, c’est bénéfique pour tout le monde, d’un océan à l’autre. Il a reconnu son rôle avec la compréhension du par et pour la communauté », soutient-elle.

Un an et demi jour pour jour après l’adoption à Queen’s Park du projet de loi visant à reconnaître le caractère bilingue de la Ville d’Ottawa, l’ACFO souhaiterait que la province en fasse autant pour appuyer la francophonie.

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« C’était un pas en avant pour la communauté quand ç’a été annoncé, mais on fait quoi après ? Est-ce qu’on sent un appui du gouvernement (Ford) au même niveau que le fédéral ? Non. Maintenant, est-ce qu’on espère qu’il prendra ses responsabilités ? Oui », poursuit Mme Boutiyeb. 

L’organisation se réjouit toutefois que la Ville d’Ottawa ait accepté dès le départ de participer au projet. Un représentant municipal siège par exemple au comité décideur. 

Le programme est financé par Patrimoine canadien, en marge du Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023. Celui-ci a entre autres comme visée de faire passer le taux national de bilinguisme de 17,9 % à 20 % d’ici 2036.

« Nos deux langues officielles nous définissent en tant que pays et sont un exemple de notre diversité. Notre capitale doit refléter cette richesse culturelle et linguistique », affirme pour sa part la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly.

Francophonie

Année préparatoire en médecine: McGill a dit non à l’Université d’Ottawa

EXCLUSIF / L’Université d’Ottawa a en vain approché à quelques reprises l’Université McGill pour offrir entièrement en français l’année de formation préparatoire que doivent suivre les cégépiens qui étudieront à la future faculté satellite de médecine à Gatineau, a appris Le Droit de la bouche même du recteur Jacques Frémont.

Le principal intéressé a révélé que pendant que le débat faisait rage à savoir si les étudiants pourraient suivre leurs cours entièrement dans la langue de Molière, l’institution d’enseignement de la capitale fédérale a eu des pourparlers avec McGill. Mais l’établissement montréalais a refusé la main tendue de l’Ud’O.

Francophonie

Penetanguishene veut plus de français, mais une «menace» plane

PENETANGUISHENE – Le berceau de la francophonie ontarienne, Penetanguishene, consulte sa population sur la place qu’elle devrait laisser au français. Si son maire, un Franco-Ontarien, souhaite mettre davantage de l’avant le fait français, la menace d’une fusion avec Midland pourrait nuire à ses démarches.

404 ans après l’arrivée de l’explorateur Samuel de Champlain sur des terres qui couvrent aujourd’hui le territoire de la municipalité de Penetanguishene, le fait français dans la municipalité fait mauvaise mine. L’affichage commercial n’est qu’en anglais, le site web de la municipalité mise sur Google Translate pour sa version française et l’assimilation se mesure à chaque fois que les résultats d’un recensement sont rendus publics.

Mais le maire de la municipalité, Douglas Leroux, est un fiers Franco-Ontarien et il a décidé de prendre le terreau par les cornes. Depuis son élection, l’automne dernier, il multiplie les démarches en ce sens. «Bonjour, comment puis-je vous aider? Hello, how can I help you?», répond dorénavant la réceptionniste de l’hôtel de ville, à la demande du maire.

«Depuis que je suis maire, je pousse pour ça. Je suis le premier maire bilingue depuis 32 ans dans la municipalité. On est considérée comme une municipalité bilingue, mais on pourrait avoir plus de place pour le français, il faut améliorer ça», dit-il sans détour.

Actuellement, les citoyens de la municipalité sont invités à répondre à un sondage en ligne pour l’élaboration du prochain plan stratégique de la municipalité. La Ville souhaite savoir si les citoyens veulent oui ou non que le fait français et l’héritage francophone soient davantage mis de l’avant par la municipalité. Le maire souhaite aussi que l’ensemble des communications municipales soient en français et en anglais.

Une fusion municipale évoquée

Le maire de Penetanguishene a peut-être de biens belles intentions, mais il pourrait voir ses projets menacés par un projet de fusion municipale du gouvernement Ford.

Doug Ford a imposé un processus de révision des structures municipales, notamment dans le comté de Simcoe où se trouve Penetanguishene. Une démarche qui pourrait aboutir vers un processus de fusions forcées de municipalité.

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Francophonie

Francophonie: les critères d’admission sont à revoir, dit la secrétaire générale

QUÉBEC - Les critères d’admission imposés aux pays désireux de faire partie de la Francophonie sont à revoir, selon la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo.

Mme Mushikiwabo propose d’ailleurs de décréter un moratoire sur d’éventuelles nouvelles adhésions d’ici le prochain Sommet de la Francophonie, afin de mener une réflexion sérieuse sur le sujet.

Elle tient à ce que cette question soit à l’ordre du jour du prochain Sommet de la Francophonie, qui se tiendra à Tunis, en novembre 2020, un événement au cours duquel on soulignera par ailleurs les 50 ans de cette organisation.

C’est ce qu’elle a indiqué mardi durant une rencontre de presse, tenue en marge de sa visite de quelques jours au Québec.

Voilà «une question importante sur laquelle le sommet de Tunis devra se pencher», a commenté Mme Mushikiwabo, lorsqu’elle a été invitée à dire si le temps était venu de revoir, voire de resserrer, les critères d’adhésion à l’organisation internationale, aux contours identitaires encore mal définis après un demi-siècle d’existence.

Dès son arrivée en poste, en octobre, elle a d’ailleurs mis sur pied un groupe de réflexion sur l’avenir de l’organisation, qui inclut la question d’une éventuelle expansion et celle des règles d’admission. Des recommandations seront formulées aux chefs d’État et chefs de gouvernement présents à Tunis l’an prochain. Ce sont eux qui prendront des décisions à ce propos, le cas échéant.

Le temps est aussi venu de préciser le statut des États membres et celui des États observateurs, donc sans droit de vote, ajoute la secrétaire générale, qui entend bien laisser sa marque sur cette organisation.

Bref, «je crois qu’il faut mettre un peu d’ordre dans tout ça», dit la nouvelle secrétaire générale d’origine rwandaise, qui a succédé à la Canadienne Michaëlle Jean, dont le règne a été controversé.

Elle ne se dit pas pour autant opposée à une éventuelle expansion de l’OIF, même s’il n’est pas question, sous son règne, que la Francophonie devienne «une mini Nations unies».

Mais elle veut éviter d’augmenter à tout prix le nombre de pays adhérents de cette organisation qui compte déjà 88 pays ou États membres en règle ou observateurs.

Dans plusieurs pays membres, qu’on pense à l’Arménie, l’Égypte ou le Vietnam, pour ne nommer que ceux-là, la langue française n’est parlée que par une fraction congrue, voire infinitésimale de la population.

L’an dernier, en Arménie, lors du dernier sommet, la demande d’adhésion de l’Arabie saoudite, qui n’a pas la réputation d’afficher un attachement particulier à la langue de Molière, avait créé un malaise, aggravé par son dossier noir quant au respect des droits de la personne.

Finalement, devant le tollé, Ryad avait retiré sa candidature, renonçant pour l’instant à devenir membre observateur de l’OIF.

N’empêche. Cette histoire montre que le risque de voir la Francophonie se transformer en auberge espagnole est bien réel.

«La langue française n’est pas une fin en soi. C’est ce qu’on peut faire avec la langue française» qui compte, dit Mme Mushikiwabo, soucieuse de voir l’organisation refléter l’état des lieux actuel et non celui d’il y a 50 ans.

La nouvelle secrétaire générale revendique une Francophonie «des temps présents». Car «la Francophonie de 1970 est très différente de la Francophonie de 2020», selon elle.

Dans son esprit, ce principe implique pour l’organisme qu’elle dirige de cesser de «s’éparpiller» dans toutes les directions, pour tous les combats, cédant «aux effets de mode».

Il faut revenir à l’essentiel, à quelques priorités, «quelques aspects de focalisation et on se limite à ça», dit-elle.

Fini, donc, le temps des «communiqués qui veulent dire 1000 choses à la fois», promet-elle.

Cependant, toutes les grandes questions internationales qui ont animé l’OIF depuis 50 ans (promotion de la langue française, droits de la personne, égalité hommes-femmes, climat, migrations) vont continuer d’être son pain et son beurre, sauf que l’organisation devra maintenant «choisir exactement ce qu’on veut faire dans chaque domaine». C’est ce qu’elle appelle la «focalisation».

Elle s’intéresse par exemple à l’expansion de la langue française dans l’univers numérique, à la formation des enseignants, à l’entrepreneuriat féminin et particulièrement à l’éducation des filles en Afrique, le continent où se jouera l’avenir de la langue française.

Les budgets de l’OIF doivent augmenter, mais l’organisation doit d’abord faire le ménage dans ses états financiers avant «de demander une contribution supplémentaire» aux membres, a commenté la secrétaire générale, qui était accompagnée pour la circonstance de son bras droit, la Québécoise Catherine Cano.

L’an dernier, l’OIF a dû puiser dans son fonds de réserve pour boucler son budget annuel.

Nommée en octobre, Mme Mushikiwabo n’a toujours pas de résidence fixe. Elle dit vouloir avoir un portrait détaillé des finances de l’organisation avant de décider si elle va louer ou acheter un appartement à Paris, où est situé le siège de l’organisation.

En matinée, la secrétaire générale s’est entretenue avec le premier ministre François Legault à son cabinet.

Actualités

La Cité honore Madeleine Meilleur

L’ancienne députée libérale provinciale, Madeleine Meilleur, a reçu un diplôme honorifique de La Cité mardi soir, à Ottawa, dans le cadre des cérémonies de remise de diplômes du Collège.

«Véritable modèle d’inspiration et de détermination pour nos finissants et toute la communauté, un diplôme honorifique est remis à Mme Meilleur pour souligner son importante contribution à La Cité et son engagement indéfectible envers la francophonie ontarienne», a lancé la présidente-directrice générale du Collège, Lise Bourgeois.

Mme Meilleur a profité de l’occasion souligner son engagement envers les Franco-Ontariens. «La francophonie ontarienne a été la cause principale que j’ai adoptée dès mon entrée en politique. L’amélioration des services en français était beaucoup plus qu’une responsabilité, c’était pour moi une passion.»

Mme Meilleur a aussi pris le temps de saluer le travail effectué par La Cité auprès de la francophonie ontarienne.

«J’ai vu cette institution progresser et se transformer, non seulement comme établissement d’enseignement de qualité, mais aussi comme pilier de la francophonie ontarienne et comme moteur économique régional.»

Mme Meilleur rejoint donc les rangs de Gisèle Lalonde, du frère Maurice Lapointe, du sénateur Jean-Robert Gauthier, de Véronic Dicaire et de Jean Larose qui ont déjà reçu un diplôme honorifique de La Cité. Mme Meilleur a aussi tenu à féliciter les finissants d’avoir choisi d’étudier en français.

Quelque 2000 finissants de près de 140 programmes d’études ont vu leurs efforts récompensés lors des cérémonies qui se déroulent du 10 au 12 juin.

Cinéma

Netflix conclut une entente pour la création francophone hors Québec

Netflix s’allie avec l’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC), ainsi que Téléfilm Canada et le Fonds des médias du Canada pour aider les producteurs et scénaristes francophones en situation minoritaire au Canada dans leur propre milieu.

Dès cet automne, ils mettront sur pied un programme de perfectionnement professionnel qui permettra à des scénaristes, réalisateurs et producteurs de la francophonie canadienne de bénéficier d’un accompagnement personnalisé, à travers des stages intensifs et du travail avec des mentors, entre autres.

Francophonie

Amanda Simard justifie son effacement de la scène politique

TORONTO – Absences répétées sur les bancs de l’Assemblée législative, déplacement à Buckingham Palace pendant le vote du budget, manque de visibilité lors des inondations dans sa circonscription… La députée indépendante répond aux attaques.

Sa sortie fracassante du gouvernement progressiste-conservateur l’hiver dernier, en pleine crise linguistique, avait suscité un élan de sympathie chez les Franco-Ontariens qui voyaient en la jeune députée de Glengarry-Prescott-Russell un rempart contre le recul de leurs acquis.

Amanda Simard avait alors vertement critiqué l’abandon de l’Université de l’Ontario français (UOF) et la suppression du Commissariat aux services en français par le gouvernement Ford, avant de claquer la porte du parti majoritaire, se disant déterminée à poursuivre le combat.

Désormais indépendante, la députée franco-ontarienne semble pourtant ne pas avoir su capitaliser sur sa popularité pour enfoncer durablement le clou et maintenir la pression sur le gouvernement, engagé dans une chasse au déficit.

Interrogée par ONFR+ à la sortie de la dernière séance de questions de la session parlementaire à Queen’s Park, Mme Simard s’est défendue d’avoir disparu des écrans radars. «J’ai surtout agi et continue d’agir en coulisse auprès des Franco-Ontariens», justifie-t-elle, balayant d’un revers de main ses absences répétées sur les bancs de l’Assemblée. «Ce n’est plus une séance de questions. C’est une séance d’applaudissements. C’est tout le temps une garderie.»

Son statut d’indépendante a néanmoins nécessité des réajustements dans son organisation de façon à être plus proactive dans certains dossiers. «Ça prend une certaine période pour s’adapter et former mon équipe», dit-elle. «J’aime mieux réfléchir prendre le temps d’étudier que crier haut et fort à chaque décision. Je suis dans une logique de réflexion, d’analyse et de travail avec différents groupes pour mesurer l’impact des différents projets de loi.»

Volonté de rester indépendante

Malgré ce contretemps organisationnel, la députée assume résolument son statut d’indépendante dans l’opposition, ne souhaitant pas rejoindre les rangs d’un autre parti. «Je planifie de rester autonome», affirme-t-elle,
«pour exercer pleinement le pouvoir que tout député devrait avoir à l’esprit: faire passer l’intérêt des électeurs avant tout.»

Pour lire la suite, rendez-vous sur le site web d'#ONFR

Francophonie

Loi sur les services en français: Des Rosiers présente un projet de modernisation

TORONTO — L’initiative en a surpris plus d’un mercredi matin. La députée libérale, Nathalie Des Rosiers, a présenté un projet à Queen’s Park pour moderniser la Loi sur les services en français. À la veille de sa dernière présence en chambre, elle dit vouloir aider le gouvernement Ford.

«Aujourd’hui, plus que jamais, il est essentiel que notre leadership démontre son appui à la francophonie. Pour que notre langue et notre culture s’épanouissent dans la province de l’Ontario, nous devons prendre des mesures décrites dans le projet de loi pour faire en sorte que notre vie en français soit possible et accessible», affirme la députée d’Ottawa-Vanier.

Pour son dernier projet de loi privé avant son départ de la vie politique, Mme Des Rosiers tenait à mettre de l’avant la francophonie.

«Ce que je propose c’est de s’intéresser à l’avenir de la francophonie et mettre de l’avant les nouvelles idées sur les droits linguistiques. Des travaux qui se font partout dans le monde sur la manière dont on protège vraiment nos minorités», dit-elle.

Actualités

Pierre-Paul Noreau nommé au Groupe indépendant d’experts sur le journalisme et la presse écrite

Le président et éditeur du journal Le Droit, Pierre-Paul Noreau, a été nommé par l’Association de la presse francophone (APF) à titre de représentant officiel au sein du Groupe indépendant d’experts sur le journalisme et la presse écrite.

M. Noreau y rejoint notamment le président de News Media Canada, Bob Cox. 

Les experts du groupe seront chargés de définir les critères d’admissibilité pour les mesures fiscales d’aide aux médias qui ont été annoncées dans le budget fédéral de 2019. 

D’ici à la fin juillet, le groupe devra formuler des recommandations au bureau du ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, Pablo Rodriguez, quant à la mise en œuvre des mesures d’aide aux médias. 

Le président de l’APF, Francis Sonier, souligne qu’il est confiant en la capacité de M. Noreau de « représenter les intérêts des divers journaux qui desservent des communautés francophones en situation minoritaire ».

Francophonie

Marcel Gingras n’est plus

Marcel Gingras, l’éditorialiste du quotidien Le Droit qui a milité pour les droits scolaires des Franco-Ontariens dans les années 1960, est mort.

Âgé de 92 ans, il a eu une longue et illustre carrière qui s’échelonnera sur 25 ans au Droit, entre 1949 et 1973, pendant lesquelles il a été journaliste, courriériste parlementaire puis éditorialiste-en-chef. Après sa carrière dans les médias, il est allé travailler à la Commission de la fonction publique pendant une douzaine d’années avant de prendre sa retraite en 1986.