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Francophonie

Livres en français: les chiffres percutants à Ottawa, Sudbury et Montréal

La polémique n’avait duré que deux jours, mais assez pour enflammer les médias sociaux. Les révélations sur le retrait de livres en français des bibliothèques torontoises, suivies de la volte-face de la municipalité le lendemain, avaient mis en exergue la fragilité de la collection francophone. Une proportion de documents en français qui, à Toronto, dépasse à peine 2 % du total des exemplaires. ONFR+ a voulu savoir les chiffres pour Ottawa et Sudbury, mais aussi les données des documents en anglais à Montréal et Québec.

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Bibliothèque publique d'Ottawa: 21,1% de livres et revues en français

La capitale du Canada possède 21,1 % de livres et revues en français sur le total de sa collection. D’après les chiffes obtenus par ONFR+, quelque 296 155 livres et revues en français sont disponibles sur les étagères, ce qui représente 21,1 % de la collection « d’articles imprimés » de la bibliothèque, nous fait-on savoir.

À titre de comparaison, cette proportion est sensiblement la même qu’à l’avant-dernière révision effectuée (21 %).

La bibliothèque de la Ville d’Ottawa laisse entendre qu’elle possède une collection en français dans l’ensemble de ses 33 succursales.

Informée de nos données, l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa) se satisfait.

« La Bibliothèque publique d’Ottawa fait beaucoup pour les francophones. La Directrice de division, Programmes et services Bibliothèque publique d’Ottawa dépense annuellement 800 000 $ pour le matériel en français. De plus, les francophones bénéficient de la carte BiblioGéniale, laquelle permet entre autres d’emprunter des livres à Ottawa, Gatineau, et dans les institutions post-secondaires francophones », explique la directrice générale Ajà Besler.

Et de poursuivre : « Il n’y a pas de menaces pour les livres en français, et nous sommes choyés d’avoir deux librairies en français. Maintenant, est-ce que les personnes font l’effort pour aller lire des livres en français ? Sont-ils en train d’appuyer les livres en français ? »

D’après le dernier recensement en 2016, Ottawa compte environ 16 % de résidents francophones.

Pour lire l'article de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.

Francophonie

Kelly Burke défend son indépendance

TORONTO — La nouvelle commissaire aux services en français, Kelly Burke, a passé 20 ans dans la fonction publique. Dorénavant, la Franco-Ontarienne de naissance a le mandat de surveiller ses anciens collègues. Elle sera indépendante et libre, jure celle qui devra s’imposer sous l’autorité de l’ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, et gagner la confiance des Franco-Ontariens.

Après plus de deux décennies au sein de la fonction publique ontarienne, Kelly Burke ne cache pas avoir un bon réseau de contacts et avoir même tissé des liens d’amitié avec certains collègues. Mais à l’occasion de sa première présence médiatique depuis sa nomination, elle assure que cela ne l’empêchera pas de mener ses enquêtes sur des manquements aux droits des francophones auprès de ses anciens collègues.

Francophonie

Kelly Burke, nouvelle commissaire aux services en français de l'Ontario

Quatorze mois après que le gouvernement ait décidé que le poste relèverait désormais du bureau de l’ombudsman, l’Ontario a une nouvelle commissaire aux services en français: Kelly Burke.

Sous-ministre adjointe au ministère des Collèges et Universités au cours de la dernière année, celle qui entre en fonction dès maintenant a occupé de 2014 à 2019 le poste de sous-ministre adjointe et directrice générale de l’administration au ministère des Affaires francophones. 

L’annonce de la nomination de cette avocate « complètement bilingue », qui survient cinq mois après le lancement d’un processus de recherche d’un océan à l’autre, a été faite lundi matin par l’ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé. 

« Des efforts considérables ont été faits pour trouver la meilleure personne au Canada capable de remplir ce rôle, et je suis convaincu que nous y sommes parvenus. Je suis ravi d’avoir trouvé Mme Burke et je sais qu’elle se fera avec succès la championne des droits linguistiques que nous souhaitons tous avoir comme commissaire. Nous avons de la chance d’avoir trouvé quelqu’un d’une telle envergure et d’une telle expérience en matière de leadership pour ce rôle », a-t-il indiqué par voie de communiqué.

Ce dernier se dit convaincu qu’avec l’expérience de Mme Burke, « les plus beaux jours des Services en français en Ontario ne sont pas révolus, mais à venir ». 

L’ombudsman de l’Ontario souligne que sa nouvelle collègue qui dirigera l’Unité des services en français a joué un rôle « déterminant » dans des projets tels que la création d’un monument à Queen’s Park pour souligner les 400 ans de présence française dans la province ainsi que la mobilisation de la communauté pour un projet pilote améliorant l’accès à la justice dans la langue de Molière à Ottawa.

Celle qui a travaillé comme enseignante en immersion française au tout début de sa carrière a aussi occupé au fil des ans plusieurs postes dans les hautes sphères de la fonction publique, entre autres au ministère du Procureur général, au ministère des Affaires intergouvernementales ainsi qu’au ministère des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs.

« C’est un privilège de faire partie d’un organisme qui est renommé en tant qu’agent de changement positif. Étant passionnément franco-ontarienne, j’ai sollicité ce rôle, car il m’offre une occasion unique de contribuer par mes connaissances et mon expérience à la promotion des droits linguistiques des francophones au sein d’un organisme renommé pour son efficacité. J’envisage avec enthousiasme ce que l’Unité des services en français pourra accomplir pour les francophones et les francophiles en Ontario », a réagi la principale intéressée. 

Rappelons que le gouvernement Ford a provoqué un tollé dans la communauté franco-ontarienne en novembre 2018 en annonçant des compressions dans les services en français, y compris la dissolution du Commissariat aux services en français. Depuis le 1er mai dernier, toutes les responsabilités du poste de commissaire aux services en français ont été transférées au sein du Bureau de l’ombudsman.

«Un organisme plus puissant»

Affirmant que Mme Burke sera très proactive et présente, l’ombudsman ajoute qu’elle œuvrera dans un organisme « plus puissant et plus influent » pour promouvoir les droits des francophones que sous l’ancienne législation. 

« Bien que mon Bureau n’ait pas sollicité ce mandat, nous y voyons une occasion historique de renforcer le respect des droits linguistiques des francophones en Ontario, en poursuivant le travail accompli par le Bureau de l’ancien commissaire. La nouvelle commissaire œuvrera au sein d’un organisme plus vaste, doté de plus d’expérience, avec un mandat plus large », dit-il. 

Mme Burke ne parlera pas aux médias avant mercredi, en marge d’un point de presse à Toronto. 

L’ombudsman est un officier indépendant et impartial de l’Assemblée législative de l’Ontario qui examine et règle les plaintes du public sur les organismes du gouvernement provincial, ainsi que sur les services en français, les services de protection de l’enfance, les municipalités, les universités et les conseils scolaires. Il fait des recommandations, lesquelles sont dans la majorité des cas acceptées. 

En 2018-2019, le Bureau de l’Ombudsman a reçu plus de 27 400 plaintes. Du nombre, 61 % ont été réglées en l’espace de deux semaines, dit-on. 

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RÉACTIONS POSITIVES ET UN BÉMOL

Les réactions à la nomination de Kelly Burke n’ont pas tardé lundi, entre autres par le biais des médias sociaux. 

La ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, a indiqué qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle pour les Franco-Ontariens et tous ceux ayant à cœur la protection de l’accès aux services en français. « La nouvelle commissaire sera véritablement indépendante du gouvernement et de tous les intervenants. Elle sera impartiale dans son travail », a-t-elle noté. 

Sur Twitter, l’ancien commissaire aux services en français, François Boileau, a salué le choix du Bureau de l’Ombudsman de l’Ontario. 

« Félicitations à Kelly Burke, une professionnelle intègre et certainement très compétente. Je lui offre tout mon appui, tout en lui souhaitant la meilleure des chances dans ses nouvelles fonctions », a-t-il gazouillé. 

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) applaudit également son arrivée, affirmant que Mme Burke « dispose de l’expérience nécessaire dans son nouveau défi ». 

« C’est une bonne nouvelle et je suis heureux que nous puissions avoir la chance de poursuivre notre collaboration, qui s’était amorcée lorsqu’elle était sous-ministre adjointe au ministère des Affaires francophones. L’AFO s’engage à travailler avec elle et avec l’ombudsman pour s’assurer de la réussite de la mission de la commissaire. Nous lui souhaitons le meilleur dans sa nouvelle position », de dire son président, Carol Jolin. 

L’AFO entend faire une demande formelle de rencontre avec Mme Burke dans les prochains jours « afin d’établir des paramètres de collaboration ». Elle rappelle cependant qu’elle persiste et signe en continuant de réclamer au gouvernement « de redonner l’indépendance complète au commissaire aux services en français ». 

Ne critiquant pas la personne choisie, le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires francophones, Guy Bourgouin, a quant à lui a indiqué que « nous savons très bien qu’une commissaire dépendant de l’ombudsman n’aura pas le mordant d’une commissaire indépendante ». 

Le chef intérimaire du Parti libéral de l’Ontario et député d’Ottawa-Sud, John Fraser, a lui aussi réitéré sa demande au gouvernement Ford de rétablir l’indépendance du bureau du commissaire. 

Francophonie

Des nouveaux arrivants déçus par le bilinguisme au Canada

Arrivés depuis peu de temps en Ontario, des nouveaux arrivants francophones découvrent la réalité canadienne. Et plusieurs se montrent déçus de constater que les services essentiels ne sont pas toujours disponibles dans les deux langues officielles.

« Nous avons attendu cinq heures au CHEO (Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario) avec notre bébé de 22 mois. Personne n’était capable de nous servir en français, alors que nous avions expliqué ne pas bien parler anglais. On nous avait pourtant promis un pays bilingue ! », raconte Mohamed Ali Attaoui à ONFR+.

Venu de Tunisie, cet ingénieur de formation est installé depuis trois mois à Ottawa. S’il a finalement obtenu un service en français après une longue attente, il s’étonne de la situation.

« J’ai choisi Ottawa, car c’est proche du Québec et que je voulais améliorer mon anglais. Je me débrouille, mais pour des termes spécifiques ou dans des situations comme celle-ci, j’ai plus de mal. Sur la documentation que j’avais lue sur internet, on disait que les services gouvernementaux étaient bilingues. Je peux comprendre que parfois il faille attendre, mais au niveau médical, je trouve ça limite. »

Pas possible sans l'anglais

Son constat, c’est celui que font de nombreux nouveaux arrivants francophones en arrivant au Canada.

Installée à Barrie depuis 2018 avec son mari et leurs trois fils, Sandrine Genest a vécu plusieurs années au Québec avant de s’établir en Ontario pour des questions administratives. Coordonnatrice des communications et projets à La Clé d’la Baie, elle qui reconnaît ne pas bien parler anglais confie également sa surprise.

« Le Canada nous intéressait notamment par rapport aux facilités d’y parler notre langue, notamment au Québec, même si mon mari est parfaitement bilingue. On a été très surpris par la place de l’anglais. C’était beaucoup plus que je pensais, surtout à Montréal. La plupart des offres d’emploi demandaient le bilinguisme. En France, notamment dans les médias, on nous vend un pays bilingue où tout le monde parle les deux langues officielles, où la langue n’est pas une barrière… Mais si tu ne parles pas anglais, surtout dans le commerce, ce n’est pas possible ! », dit celle qui avait ouvert une filiale de son entreprise française au Québec.

En Ontario, Mme Genest a été séduite par la présence de la communauté francophone. Mais dans la vie de tous les jours, elle avoue qu’il n’est pas toujours facile de se faire servir en français, aussi bien au niveau fédéral que provincial, même si le Comté de Simcoe est désigné en vertu de la Loi sur les services en français.

« Au Québec, recevoir des services en français ne posait aucun problème, mais ici, quand on a voulu changer nos permis de conduire, on nous demandait nos documents de France en anglais ! C’est un coup de chance à chaque fois, si la personne qui parle français est présente ou non, et certains services sont plus faciles à obtenir que d’autres », juge-t-elle.

Elle ajoute qu’il n’est pas toujours évident pour un nouvel arrivant de comprendre les différences entre les paliers de gouvernements et de savoir quels services bilingues sont réellement offerts.

Pour lire l'article de Benjamin Vachet dans son intégralité, rendez-vous sur le site web d'#ONFR

Francophonie

Du français accolé à de grandes marques

Il y a les Entrepôts Costco Wholesale ou, tout juste de l’autre côté du boulevard Gréber, Toys R Us Jouets. Les plus attentifs d’entre vous auront peut-être remarqué lors de leurs emplettes des Fêtes ces dernières semaines que certains magasins de Gatineau ont ajouté à leur marque sur leur façade un générique, un descriptif ou encore un slogan en français, tel que l’exige désormais la loi québécoise.

Après une période de transition de trois ans, les entreprises avaient en effet jusqu’au 24 novembre dernier pour se conformer à ces nouvelles exigences de l’Office québécois de la langue française (OQLF). Depuis cette date, des interventions de correction peuvent avoir lieu et des constats d’infraction peuvent être donnés.

Or, l’organisme Impératif français, qui réclamait des actions en ce sens depuis belle lurette, juge que s’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, « on nous miniaturise, banalise » dans plusieurs cas. 

« On rit de nous avec des génériques minuscules ou des descriptifs quasi invisibles ou illisibles. Dans le document de l’OQLF sur l’affichage des marques de commerce, il est clairement spécifié que celui-ci doit garantir « une présence suffisante du français», indique son président Jean-Paul Perreault.

Les nouvelles règles en vigueur exigent que si le nom du commerce en question est dans une autre langue que le français, le générique, le descriptif ou le slogan dans la langue de Molière doit être «aussi visible et lisible» que la marque. 

M. Perreault soutient que la formule adoptée par Québec est «un compromis» et que la réglementation aurait dû aller plus loin, lançant des fleurs aux entreprises ayant choisi de leur propre chef de franciser complètement leur marque «pour maximiser le rapprochement avec la culture du territoire plutôt que de polluer l’environnement québécois».

Il cite en exemple les Bureau en Gros, Tigre Géant, Poulet Frit Kentucky ou encore Pharmaprix de ce monde, parlant d’un «savoir-vivre» de leur part. Côté ajout d’un générique, la quincaillerie Home Hardware des Galeries Aylmer est un bel exemple à suivre, ajoute-t-il. 

Francophonie

Palmarès Francopresse 2019: des personnalités influentes reconnues

Des Franco-Ontariens, dont l’ex-commissaire aux langues officielles du Canada Dyane Adam et le joueur des Raptors de Toronto Pascal Siakam, se taillent une place au Palmarès Francopresse des personnalités influentes de la francophonie canadienne 2019.

Présidente du conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français (UOF), Mme Adam est loin d’avoir chômé ces derniers mois alors qu’elle a dû continuer à faire cheminer en coulisses ce projet d’établissement postsecondaire malgré la mésentente entre les gouvernements provincial et fédéral. 

Rappelons que le gouvernement Ford avait d’abord annoncé, le 15 novembre 2018, la mise au rancart du projet de création de l’UOF, créant une onde de choc dans la communauté franco-ontarienne d’un bout à l’autre de la province. La journée, lors de laquelle on avait aussi annoncé la dissolution du Commissariat aux services en français, avait été qualifiée de « jeudi noir ». 

Après quelques mois de négociations, d’envoi de lettres entre les cabinets ministériels et de valse hésitation, les deux paliers de gouvernement en sont finalement venus à une entente en septembre dernier. Le fédéral a signé le protocole d’entente de 126 millions $ sur huit ans le 23 décembre dernier. Ne reste plus qu’à ce que ce dernier soit ratifié par le gouvernement ontarien.

En repensant à tout le travail accompli au fil des derniers mois, Dyane Adam accueille très positivement cette distinction attribuée par Francopresse. 

« C’est une belle reconnaissance pour le travail qui a été fait pour l’Université. C’est moi qui reçois cette tape dans le dos directement, mais toute une équipe a travaillé assidûment et courageusement pour qu’on puisse aboutir à cette fameuse entente. On a aussi réussi à développer de beaux rapports de collaboration avec les deux gouvernements. [...] Il y a un an, c’était insécurisant, mais là, énormément de boulot nous attend. Ce sera un grand chantier, mais au moins on bâtit maintenant sur des assises solides. Il s’agit d’avoir le carburant pour y arriver », a-t-elle dit.

La principale intéressée affirme que si tout se déroule comme prévu, l’UOF ouvrira ses portes à l’automne 2021. Les programmes ont été soumis pour évaluation au ministère des Collèges et Universités au début décembre, précise-t-elle, ajoutant que « d’autres belles annonces » suivront dans les premiers mois de l’année, entre autres pour le site de l’institution. 

Le Franco-Ontarien d’adoption et ailier des Raptors de Toronto, Pascal Siakam, fait partie des dix personnalités choisies par le jury. 

L’athlète de 25 ans, qui a remporté avec son équipe le premier championnat de la NBA de l’histoire des Raptors, a fait parler de lui le printemps dernier après avoir demandé aux journalistes de le questionner dans la langue de Molière.

Reconnue pour ses analyses au sujet de la politique et des enjeux reliés à la francophonie, la professeure adjointe au département de science politique au Collège militaire royal du Canada, Stéphanie Chouinard, a aussi été nommée au Palmarès. Cette dernière a entre autres été invitée en octobre sur le plateau de l’émission Tout le monde en parle lors de la controverse entourant le documentaire de Denise Bombardier, intitulé Denise au pays des francos. 

« C’est un honneur d’avoir été nommée l’une des personnalités les plus influentes de la #frcan, aux côtés d’individus que je respecte et que j’admire. Si j’ai été sélectionnée, c’est grâce à la confiance que vous portez en mes analyses. Merci pour ce grand privilège ! », a réagi Mme Chouinard sur Twitter.

L’illustrateur franco-ontarien Marc Keelan-Bishop, qui depuis maintes années illustre avec son crayon la fierté franco-ontarienne et s’est démarqué lors de la résistance face aux coupures en 2018, est également récompensé. 

Les autres personnalités honorées sont le sénateur indépendant René Cormier ; la commissaire du Yukon, Angélique Bernard ; l’avocat Mark Power ; la présidente du comité organisateur du Congrès mondial acadien, Claudette Thériault ; la militante franco-albertaine qui préside le Bureau de visibilité de Calgary, Suzanne de Courville Nicol ; ainsi que le cofondateur de deux galas de la chanson en Alberta, Ronald Tremblay. 

Le jury composé de sept personnes, dont l’éditorialiste du Droit Pierre Jury, a évalué une quarantaine de candidatures. 

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PALMARÈS FRANCOPRESSE DES PERSONNALITÉS INFLUENTES DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE 2019

- Dyane Adam

- Angélique Bernard

- Stéphanie Chouinard

- René Cormier

- Suzanne de Courville Nicol

- Marc Keelan-Bishop

- Mark Power

-Pascal Siakam

- Ronald Tremblay

- Claudette Thériault

Actualités

Le CEPEO s’attend à une entente

C’est vendredi que seront dévoilés les résultats du vote sur un mandat de grève à l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) face à l’impasse dans les négociations avec le gouvernement Ford et le Conseil des associations d’employeurs. Le président du syndicat, Rémi Sabourin, répète depuis plusieurs jours que dans les circonstances, il s’attend à un vote fort en faveur d’un débrayage.

Que les membres votent en faveur de la grève ou non, le président du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et de l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO), Denis Chartrand, croit pour sa part que les parties en viendront à un accord.

Francophonie

Caroline Mulroney vante la francophonie économique à Montréal

MONTRÉAL – La ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney, était à Montréal, ce mardi, pour parler de francophonie économique. Devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), elle a plaidé pour le développement d’une nouvelle forme de collaboration et de coopération économique avec le Québec.

L’Ontario veut développer la capacité économique de sa communauté francophone et la province compte sur sa proximité avec le Québec pour y parvenir. C’est en substance le message qu’avait Mme Mulroney pour les gens d’affaires québécois, au cours d’un événement qui affichait complet.

Dans son allocution, Mme Mulroney a insisté sur l’importance des partenariats entre les deux provinces, en présence du député fédéral conservateur Alain Rayes et de l’ancien ministre libéral québécois de l’Économie, Raymond Bachand.

« Le Québec est le premier partenaire économique interprovincial de l’Ontario. Entre nos deux provinces, il se fait 82 milliards$ d’échanges par an. Nous avons une relation privilégiée », a-t-elle dit, incitant les entreprises québécoises à participer à la principale priorité du gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford : le développement économique.

Pour lire ce texte dans son intégralité, visitez le site Web d'ONFR+.

Actualités

Hausse du bilinguisme des jeunes âgés de 5 à 17 ans au Canada

OTTAWA — Il y a trois ans, 17,9 % des Canadiens ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en français et en anglais, le pourcentage le plus élevé jamais enregistré au Canada, et les données démontrent que les jeunes sont plus susceptibles d’être bilingues ou de le devenir que les Canadiens plus âgés.

Statistique Canada rapporte lundi que de 2006 à 2016, le taux de bilinguisme parmi les jeunes âgés de 5 à 17 ans est passé de 16 pour cent à 19 % à l’échelle nationale. En 2006, 17 % des 5 à 17 ans avaient une connaissance suffisante des deux langues officielles pour soutenir une conversation. Dix ans plus tard, alors qu’ils étaient âgés de 15 à 27 ans, ce taux était passé à 27 %.

L’agence fédérale a noté que le bilinguisme français-anglais chez les enfants et les jeunes Canadiens variait d’une région du pays à l’autre et que l’acquisition et le maintien du bilinguisme étaient plus élevés chez les jeunes du Québec.

Ainsi, parmi les jeunes de la même cohorte qui résidaient au Québec, un peu plus du quart étaient bilingues en 2006 et 10 ans plus tard, les deux tiers d’entre eux l’étaient.

Déjà bilingues

Le taux de maintien du bilinguisme français-anglais était plus élevé chez les jeunes du Québec qui étaient déjà bilingues en 2006. Ainsi, 94 % es jeunes qui étaient déjà bilingues en 2006 l’étaient en 2016, y compris ceux qui avaient le français comme langue maternelle.

Chez les jeunes du Nouveau-Brunswick, le taux de bilinguisme est passé de 37 % en 2006 à 50 % en 2016.

Ailleurs au Canada, hors Québec, 65 % des jeunes qui étaient bilingues en 2006 l’étaient toujours en 2016. Cette proportion était plus faible parmi ceux dont la langue maternelle était l’anglais (61 %) ou une langue autre que le français ou l’anglais (46 %).

Les adolescents âgés de 14 à 17 ans en 2006 présentaient aussi des taux de maintien plus faibles au Canada hors Québec. Dans ce groupe d’âge, 50 % des adolescents de langue maternelle anglaise qui étaient bilingues en 2006 l’étaient toujours 10 ans plus tard.

Statistique Canada signale que la Loi sur les langues officielles stipule notamment que des efforts doivent être entrepris par le gouvernement du Canada afin d’encourager et d’appuyer l’apprentissage du français et de l’anglais. Le Plan d’action du gouvernement pour les langues officielles 2018-2023 vise également à faire passer le taux national de bilinguisme français-anglais à 20 % d’ici 2036.

Francophonie

«C’est de l’ingérence totale»

À quelques jours d’un vote de grève déterminant pour ses membres, l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) fait front commun avec les trois autres syndicats en éducation de la province en déposant un recours judiciaire pour contester le projet de loi 124, qui impose un plafond de 1 % pour les hausses salariales. « C’est de l’ingérence totale », s’exclame son président Rémi Sabourin.

Adoptée le 8 novembre dernier par le gouvernement Ford, la Loi de 2019 visant à préserver la viabilité du secteur public pour les générations futures s’avère « une violation des droits constitutionnels de négocier collectivement sans entrave », selon les organisations syndicales, qui en ont fait l’annonce à Queen’s Park jeudi. Celles-ci rappellent qu’il s’agit d’un droit garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.

Francophonie

Commissariat aux services en français: «une décision prise par notre gouvernement», dit Ford

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, clarifie une déclaration effectuée la semaine dernière. C’est son gouvernement qui a choisi d’abolir le Commissariat aux services en français. C’est aussi lui qui décidera de son retour.

Durant son passage à Ottawa vendredi dernier, il a été questionné sur la possibilité de rétablir cet agent indépendant au sein de l’appareil gouvernemental. M. Ford avait alors répondu que « C’est une décision qui revient à la ministre des Affaires francophones ».

Dans une déclaration — uniquement en anglais — envoyée lundi soir, il précise sa pensée et défend cette décision qui a suscité l’indignation dans la francophonie ontarienne.

« La ministre Mulroney est une championne absolue pour les Franco-Ontariens à travers la province, indique Doug Ford. En ce qui concerne le Commissariat aux services en français, c’est une décision qui a été prise par notre gouvernement. »

« Au final, cette décision a renforcé notre agent législatif le plus fort et efficace et a accru la surveillance indépendante de notre gouvernement », ajoute le premier ministre, précisant que la loi adoptée forçait l’Ombudsman à embaucher le personnel du Commissariat et de poursuivre son travail d’étude des plaintes.

M. Ford ajoute que l’ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, mène actuellement un processus d’embauche d’un nouveau commissaire aux services en français qui œuvrera au sein de son bureau.

Au sujet de Mme Mulroney, le premier ministre insiste sur le fait que c’est sous son leadership que le financement nécessaire à la création de l’Université de l’Ontario français (UOF) a pu être obtenu.

Rappelons que le gouvernement de l’Ontario s’est entendu avec le fédéral en septembre pour remettre sur les rails le projet de l’UOF, abandonné dans l’énoncé économique ontarien de novembre 2018 — en même temps que le Commissariat aux services en français.

Le financement de l’université franco-ontarienne est donc assuré pour les huit prochaines années à la hauteur de 126 millions $. Le gouvernement fédéral sera responsable des dépenses pour les quatre premières années afin de donner du temps à l’Ontario de réduire son déficit.

Francophonie

Commissariat aux services en français: Doug Ford refuse de s’engager

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, se dit excité de l’ouverture prochaine de l’Université de l’Ontario français (UOF), mais refuse de s’engager à un retour du Commissariat aux services en français.

De passage à Ottawa vendredi matin, M. Ford a été questionné sur la possibilité de rétablir le Commissariat, seconde victime du « Jeudi noir » de la francophonie ontarienne.

Francophonie

Les langues officielles absentes du discours du trône

Le discours du Trône, prononcé ce jeudi en ouverture de la première session de la 43e législature du Canada, ne contenait aucune mention des langues officielles ni de la très attendue modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Avant même que la gouverneure générale Julie Payette ne prenne la parole, ce jeudi, ils étaient nombreux sur les réseaux sociaux à faire part de leurs attentes. De la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) au Quebec Community Groups Network (QCGN), tous espéraient une mention de la modernisation de la Loi sur les langues officielles ou un message à l’attention des communautés de langues officielles en situation minoritaire.

Sans surprise, le discours a abordé la question des changements climatiques, le renforcement de la classe moyenne, la réconciliation avec les peuples autochtones ou encore, l’amélioration des soins de santé. Des thèmes souvent abordés par le premier ministre et ses candidats lors de la campagne.

En revanche, dans le texte prononcé par Mme Payette, on ne trouvait aucune mention des langues officielles, du bilinguisme ou de la francophonie.

« Je m’explique très mal cette absence », commente le politologue à l’Université d’Ottawa, Martin Normand. « On a vu à quel point ce discours était campé sur la volonté de collaboration du gouvernement qui a voulu marquer le coup en répondant aux besoins de chacun et aux demandes des autres partis, comme sur les compensations pour les secteurs soumis à la gestion de l’offre, pour le Bloc Québécois, ou sur l’assurance-médicaments, pour le Nouveau Parti démocratique (NPD). Tous les partis se sont engagés à moderniser la Loi sur les langues officielles pendant la campagne. C’était donc un élément commun qui aurait pu se retrouver dans le discours. »

Car le gouvernement Trudeau, minoritaire, va devoir trouver des alliés pour pouvoir gouverner.

Absence volontaire

Fin octobre, le premier ministre avait pourtant jugé réaliste le dépôt d’un projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles d’ici six mois. Mais cette promesse électorale libérale, qui se trouvait également dans les programmes des autres partis, ne figure pas dans le document de 18 pages, lu au Sénat ce jeudi.

« Le discours du Trône est avant tout symbolique et c’est donc très symbolique que cette promesse ne s’y retrouve pas. C’est encore une occasion ratée de la part du gouvernement et il n’y a plus d’excuse, car il a multiplié les occasions ratées en matière de langues officielles lors de son premier mandat. L’absence de mention est un choix délibéré. Le gouvernement ne veut pas mettre de l’avant cet enjeu dans ses communications, car il doit juger que ce n’est pas payant », analyse M. Normand.

Pour lire l'article intégral de Benjamin Vachet, visitez le site web d'#ONFR

Politique

Les cultivateurs franco-ontariens d'accord avec Ford

Les cultivateurs franco-ontariens sont en faveur du projet de loi du gouvernement Ford qui vise à empêcher l’entrée sans autorisation des propriétés agricoles et à assurer la salubrité des aliments.

Le ministre ontarien de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales, Ernie Hardeman, a présenté en début de semaine un projet de loi qui, si adopté, protégera mieux les agriculteurs, leurs animaux, les transporteurs de bétail et l’approvisionnement alimentaire de la province. Il exigera aussi la possession d’une autorisation « préalable explicite » pour accéder à une zone de protection des animaux dans une ferme ou dans une installation de transformation des aliments.

Francophonie

Les services en français partiellement désignés à l'Université Saint-Paul

Après plusieurs années de travail, l’Université Saint-Paul a obtenu une désignation partielle de certains programmes et de ses services en vertu de la Loi sur les services en français. Une façon de pérenniser l’offre de cours et la livraison de services en français au sein de l’institution ottavienne.

L’Université Saint-Paul rejoint ainsi l’Université d’Ottawa, à laquelle elle est fédérée depuis 1965, qui avait elle aussi obtenu une désignation partielle, en 2015, l’obligeant à offrir des services et des cours en français pour une grande partie de ses programmes de premier cycle.

Voilà plusieurs années que l’Université Saint-Paul visait une désignation. En janvier dernier, la rectrice Chantal Beauvais se montrait confiante, en entrevue avec ONFR+. Et finalement, la concrétisation du projet est intervenue deux mois plus tard, en mars.

« Ça a pris du temps, car il y avait des enjeux juridiques au départ, du fait qu’on soit fédéré à l’Université d’Ottawa. Il n’était pas clair qu’on pouvait faire cette demande », explique Mme Beauvais.

Mais après quatre ans de travail, le dossier a finalement été bouclé.

« On attendait pour l’officialiser une éventuelle visite de la ministre de la Formation et des Collèges et Universités de l’époque Merrilee Fullerton [remplacée depuis par Ross Romano]. Finalement, ça ne s’est pas fait et le temps a passé », explique-t-elle lorsqu’interrogée sur la discrétion de cette désignation.

« Mais nous en sommes très fiers ! », ajoute Mme Beauvais. « Cela nous donne un outil de plus dans nos prises de décisions et nous permet d’être reconnus comme un joueur de la francophonie ontarienne. Beaucoup de gens ne connaissent pas encore Saint-Paul ! »

Consolider le fait français

Même si la rectrice indique avoir 98 % d’employés et un corps professoral très largement bilingue, cette désignation n’est que partielle du fait que certains programmes, comme le droit canonique, sont uniquement disponibles en anglais.

« On essaie toujours de lancer nos nouveaux programmes dans les deux langues officielles. Mais cette désignation partielle nous donne une certaine flexibilité, notamment si des programmes ne deviennent plus rentables ou n’ont plus d’inscriptions. »

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Francophonie

Nouvel immeuble du MIFO: un projet de 24,7 millions $

Le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) a amassé 76 % de son objectif de sa campagne majeure de financement de 2,5 millions $ pour son projet de nouvel immeuble. La partie est cependant loin d’être gagnée pour l’organisme francophone puisqu’il doit toujours sécuriser plus de 20 millions $ d’Ottawa et de Toronto dans ce projet de 24,7 millions $.

La campagne de financement « Acteurs du Mouvement » a officiellement été lancée jeudi, bien que les responsables de la campagne sont à l’œuvre depuis un certain temps. Jusqu’à présent, un peu plus de 1,9 million $ ont été amassés sur les 2,5 millions $.

Francophonie

Encore des messages d'alerte juste en anglais

Plusieurs citoyens ont eu à déplorer que le message d’alerte public, testé mercredi dans toutes les provinces à l’exception du Nunavut, n’ait été envoyé qu’en anglais. Un problème pas nouveau que la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) dénonce, appelant les francophones concernés à déposer une plainte au Commissariat aux langues officielles du Canada.

« J’étais dans un magasin, à Edmonton, en train de m’acheter des livres quand j’ai reçu le message d’alerte. Il était uniquement en anglais ! »

Le président de la FCFA, Jean Johnson ne décolère pas. Comme lui, de nombreux francophones à travers le pays ont dû se contenter de recevoir le test du système d’alerte au public uniquement en anglais.

Politique ontarienne

Les enjeux francophones peu présents dans la course à la chefferie libérale

TORONTO – Ils sont désormais six à convoiter le fauteuil de patron du Parti libéral de l’Ontario. L’avocate Brenda Hollingsworth (seule bilingue), dont la candidature reste à être validée par le parti, a rejoint dans la course les ex-ministres Mitzie Hunter, Steven Del Duca et Michael Coteau, ainsi que l’enseignante Kate Graham et le communicant Alvin Tedjo. Pour l’instant, les déclarations en français et l’évocation des enjeux francophones sont quasi inexistantes.

Les candidats, qui seront départagés lors de la convention libérale de Mississauga, le 7 mars, ont trois mois pour convaincre, rassembler et démontrer une stature de potentiel futur premier ministre de l’Ontario.

Si par le passé, les premiers ministres libéraux se sont distingués par leurs aptitudes bilingues, aucun des prétendants en lice ne s’affiche comme tel, jusqu’à présent.

« Pour un parti qui avait un certain monopole sur les intentions de vote des francophones, l’idée que le chef soit capable de tenir un discours en français est devenue quelque chose qu’on attend », analyse Peter Graefe, politologue à l’université McMaster.

Les trois derniers premiers ministres Kathleen Wynne, Dalton McGuinty et David Perterson maîtrisaient en effet, à des degrés divers, la langue de Molière. Une corde de plus à leur arc qui leur conférait une certaine proximité avec la communauté et une légitimité accrue à se saisir les enjeux linguistiques dans les domaines de l’éducation, de la santé ou encore de la justice.

« Si les candidats ne communiquent pas dans les deux langues, ça signifie que ce n’est pas un réflexe chez eux », en déduit Stéphanie Chouinard, politologue au Collège militaire royal du Canada.

« Si on regarde les plateformes internet, on en sait encore très peu sur le type de candidats auquel on aura affaire, sur la vision qu’ils auront pour l’Ontario et dans un éventuel gouvernement libéral », constate-t-elle. « C’est encore un peu tôt. Ce sera à la communauté de les interroger pour se faire une opinion. »

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Francophonie

L’absence d’un titre distinct de ministre de la Francophonie soulève des questions

Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, héritera aussi des dossiers de la Francophonie internationale. Mais l’absence d’un titre distinct soulève des questions.

Le quotidien Le Nouvelliste a d’abord révélé cette nomination qui « était passée sous le radar », lors d’une entrevue avec M. Champagne.

Francophonie

Fontaines unilingues: pas d’appel du Sénat condamné à une amende

Le Sénat du Canada ne portera pas en appel une décision récente de la Cour fédérale à propos des fontaines d’eau potable de la Colline parlementaire dont les boutons ne comportent qu’une mention en anglais.

La semaine dernière, la Cour fédérale a conclu que les droits linguistiques d’un plaignant, Michel Thibodeau, avaient été brimés lorsqu’il avait mentionné en 2016 que les boutons métalliques des fontaines n’affichaient que le mot anglais «push». Certains des appareils comportaient une mention en braille, mais aucune ne montrait le mot français «poussez».

À LIRE AUSSI :

«L’inébranlable Michel Thibodeau», une chronique de Denis Gratton

Un jugement sur des fontaines unilingues fait jurisprudence

Dans sa décision rendue la semaine dernière, le juge Luc Martineau a conclu qu’il n’y avait plus de place dans les lieux parlementaires pour des comportements dépassés qui donnaient prépondérance à une langue officielle au détriment de l’autre.

La Cour fédérale a donc condamné le Sénat à verser 1500 $ à Michel Thibodeau et à rembourser à l’ancien fonctionnaire ses frais juridiques de 700 $.

Lorsque le Sénat a pris connaissance de la plainte initiale de M. Thibodeau, il a aussitôt fait installer des affiches bilingues au-dessus de chacune des fontaines d’eau potable de l’Édifice de l’Est.

Francophonie

Un jugement sur des fontaines unilingues fait jurisprudence

La Cour fédérale a donné gain de cause à un francophone qui déplorait que les fontaines d’eau de l’édifice de l’Est sur la colline du Parlement à Ottawa soient affichées uniquement en anglais.

Selon un jugement de la Cour fédérale rendu le 21 novembre, le fait que seule l’inscription « Push », sans son équivalent français, soit affichée sur les fontaines d’eau de cet édifice gouvernemental contrevient à la Loi sur les langues officielles.

Francophonie

Concessions à l'Aéroport d'Ottawa: «Parlez-vous français? No.»

Les chances sont minces de se faire servir en français dans les concessions et certains autres services de l’Aéroport d’Ottawa, a pu constater Le Droit lors d’une visite des lieux ces dernières semaines. À tel point que quatre enquêtes du Commissariat aux langues officielles (CLO) sont en cours.

Nous sommes mardi matin, alors que le nombre de gens dans l’aéroport s’accroît progressivement.

Francophonie

Services en français à l'Aéroport d'Ottawa: exiger «son droit le plus strict»

La difficulté d’obtenir des services en français de la part des commerçants qui logent sous le toit de l’Aéroport international d’Ottawa n’étonne guère les organisations de défense des francophones.

Il reste bien du pain sur la planche pour changer les choses à ce chapitre, pense Soukaina Boutiyeb, présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), qui soutient être fréquemment confrontée à cette réalité dans les aéroports.

Francophonie

Services en français: un rappel à l’ordre s’impose, dit l’Aéroport d'Ottawa

L’Administration de l’aéroport international d’Ottawa se désole des résultats de l’enquête sur les services en français réalisée par Le Droit auprès de ses concessionnaires. Elle compte les rappeler à l’ordre au sujet de leurs « obligations contractuelles liées aux langues officielles » et même renforcer ses exigences.

« Offrir un service bilingue est requis dans tous les magasins et restaurants. Il doit y avoir un employé disponible ou accessible en tout temps afin de venir en aide au besoin. Nous allons rencontrer chacune des organisations afin d’assurer que les politiques et procédures mises en place soient respectées et que tous les clients puissent être servis dans la langue de leur choix », indique la vice-présidente des communications et des affaires publiques, Krista Kealey.

À LIRE AUSSI: Concessions à l'Aéroport d'Ottawa: «Parlez-vous français? No.»

> Services en français à l'Aéroport d'Ottawa: exiger «son droit le plus strict»

Francophonie

L'intelligence artificielle au service ou au détriment du bilinguisme?

L’utilisation de l’intelligence artificielle sous la forme de traduction automatique pourrait permettre de mieux desservir les citoyens et de leur offrir, enfin, efficacement, des services dans la langue officielle de leur choix. Mais si les avantages existent, des mises en garde s’imposent, selon les experts.

En 2016, la nouvelle avait fait grand bruit. L’implémentation d’un outil de traduction automatisée au sein de la fonction publique fédérale avait fait les manchettes pour les nombreuses erreurs occasionnées.

« Mais il faut faire attention de ne pas utiliser un problème technique pour parler de tout un processus », juge Olliver Dyens, professeur au Département des littératures de langue française, de traduction et de création à l’Université McGill.

« Pour moi, tout ce qui est intelligence artificielle doit être vu comme un avantage. Ça permet de diminuer la quantité de travail répétitif et permet à l’être humain de faire preuve de plus de créativité, si bien évidemment elle est bien utilisée, car il ne faut pas que ça déresponsabilise. »

M. Dyens était l’un des trois panélistes qui se sont penchés sur la question de l’intelligence artificielle comme solution pour briser les barrières linguistiques au Canada. Cet échange avait lieu dans le cadre de la conférence « Officiellement 50 ans », organisée jusqu’à samedi à Gatineau pour marquer 50 ans de dualité linguistique et d’éducation au Canada.

« Il faut être capable de gérer ces outils et pas l’inverse. Si on n’a pas un plan, ça peut nuire au lieu d’être un avantage », estime le président et directeur général de l’Association d’études canadiennes, Jack Jedwab.

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Francophonie

À Cornwall, une vague d'immigration francophone dans un temps record

CORNWALL – Cornwall aurait une nouvelle « ambassadrice ». Depuis plusieurs mois, Clotilde Clarisse Megnidjou Yepseu accueille chez elle bon nombre d’immigrants africains. Son moyen : communiquer sans relâche chaque jour avec eux bien avant leur arrivée au Canada. Un outil plutôt inédit, mais avec un bénéfice réel : une vingtaine d’immigrants francophones ont posé leurs valises à Cornwall durant les deux derniers mois.

Bureau de l’ACFO Stormont, Dundas et Glengarry (ACFO-SDG) le jour de l’entrevue. À travers la fenêtre du local, on aperçoit une couche de neige recouvrir la rue Chevrier.

Anne Cyrille Madonteu n’avait jamais vu la neige avant d’arriver au Canada il y a tout juste deux mois. Un choc culturel en somme pour cette jeune femme originaire de Douala au Cameroun. Pendant plusieurs semaines, elle est restée chez « Clotilde » rencontrée sur un forum quelque temps avant son départ.

« Mon mari et moi n’avions pas choisi d’immigrer à Cornwall, mais à Ottawa. Dans la procédure Entrée Express, c’était dit que je devais venir vivre trois ans à Cornwall avant de vivre à Ottawa », explique-t-elle avec timidité.

Des familles comme celle d’Anne Cyrille Madonteu, Clotilde Clarisse Megnidjou Yepseu affirme en avoir déjà logé six depuis son arrivée à Cornwall il y a environ un an. Un système D en quelque sorte pour éviter aux immigrants les obstacles à l’intégration.

Le premier de ces remparts, c’est l’absence de services d’établissement pour les immigrants francophones à Cornwall, bien que la ville fasse partie du cercle très fermé en Ontario de celles comptant plus de 10 000 francophones sur son territoire. Un atout démographique partagé avec Ottawa, Sudbury, Toronto ou encore Timmins.

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Francophonie

L’électrochoc de la crise franco-ontarienne

Le « Jeudi noir » de la francophonie ontarienne a suscité une prise de conscience au Québec, soutient la ministre des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Sonia LeBel, qui entend bien battre le fer pendant qu’il est chaud.

Mme LeBel s’est arrêtée à Ottawa vendredi dans le cadre de sa tournée du pays pour préparer le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui se tiendra à Québec en juin prochain.

Francophonie

«Le français est la seule langue minoritaire officielle au Canada», selon Sonia LeBel

«Pour nous, c’est important de partir de la prémisse que le français est la seule langue minoritaire officielle au Canada», affirme la ministre québécoise responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Sonia LeBel, au sujet de la réforme de la Loi sur les langues officielles (LLO).

En entrevue avec Le Droit, Mme LeBel a indiqué que son gouvernement se prépare à faire ses demandes dans le cadre de la modernisation à venir de la LLO.

Elle confirme avoir échangé à plusieurs reprises avec ses homologues des autres provinces au cours des derniers mois et soutient que les provinces et territoires sont unanimes sur la nécessité d’avoir une application différenciée de la Loi en fonction de la réalité de chacun.

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Retour du Bureau du Québec à Ottawa avant l’été

«Le Québec a une réalité différente aussi avec sa minorité qui n’en est pas une au Canada, lance la ministre LeBel. Je pense aux Territoires du Nord-Ouest qui disaient, oui, le français est une langue minoritaire, mais moi j’ai 11 langues officielles avec les langues autochtones. Oui, le français est une langue officielle au Canada, mais les impacts de cette loi sur mon budget sont bien différents qu’ils le sont au Québec ou au Nouveau-Brunswick.»

«En termes d’organisation du système de santé, du système scolaire des anglophones québécois, il y a beaucoup de francophones qui n’ont même pas ces niveaux à l’extérieur du Québec. Je ne veux pas que ça soit perçu comme si je disais qu’ils se plaignent le ventre plein. Ce que je veux dire, c’est qu’on a un bel exemple qu’il y a des besoins et des effets différenciés partout sur le territoire», ajoute Mme LeBel.

Pas un affront

La modernisation de la LLO par le Québec pourrait permettre d’éviter des situations délicates pour des organismes de défense des droits des francophones à l’extérieur du Québec.

Un récent exemple est la décision de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) qui ont appuyé la contestation judiciaire de la Commission scolaire English-Montreal (CSEM) du transfert de deux écoles à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île.

La ministre LeBel assure que cet appui n’a rien changé à ses relations avec des organismes de la francophonie en milieu minoritaire. Elle se trouvait justement à Moncton lorsque la SANB et l’AFO ont annoncé leur soutien à la CSEM. 

Le président de la SANB était alors venu la voir pour éviter que la situation s’envenime.

«Il a mis le sujet sur la table lui-même pour me rassurer et m’assurer que je ne le prenne pas comme un affront. Je l’ai assuré que, pas du tout, mais qu’on allait continuer de faire ce qu’on avait à faire», raconte Sonia LeBel.

Éducation

Les enseignants franco-ontariens tiendront un vote de grève en décembre

Devant «une impasse» après une douzaine de rencontres de négociations ces trois derniers mois, les quelque 12 000 enseignants franco-ontariens font un pas de plus vers un débrayage. Un vote de grève se tiendra au 18 au 20 décembre.

L’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) emboîte ainsi le pas à d’autres syndicats de la province qui ont annoncé leurs couleurs ces dernières semaines. La Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario, par exemple, a voté pour la grève dans une proportion de 95,5%, tandis que les membres de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario ont voté à 98% pour un arrêt de travail éventuel. 

La convention collective des enseignants est échue depuis le 31 août dernier. 

L’AEFO soutient que plusieurs des discussions à la table se déroulaient au ralenti ces derniers jours avec le gouvernement Ford et le Conseil des associations d’employeurs (CAE), si bien que la partie syndicale en est venue à la conclusion que la tenue d’un vote de grève était la meilleure solution. 

«Il y a déjà eu suffisamment de coupes en éducation. Le gouvernement et le CAE semblent pourtant vouloir en rajouter, notamment en exigeant un recul dans les conditions de travail des membres de l’AEFO et dans les conditions gagnantes pour l’apprentissage des jeunes. [...] Tenir un vote de grève ne signifie pas que l’AEFO veut déclencher une grève à tout prix. Mais les discussions s’enlisent depuis les dernières rencontres. Il est temps que ça bouge», de dire le président, Rémi Sabourin. 

C’est donc tout juste avant les vacances des Fêtes que les enseignants se prononceront sur un possible débrayage. Le résultat du vote sera en principe connu le 21 décembre, indique-t-on. 

Selon le calendrier scolaire, les cours reprennent le 6 janvier. 

Près de la moitié des membres représentés par l’AEFO oeuvrent dans les établissements du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO).