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Francophonie

«C’est de l’ingérence totale»

À quelques jours d’un vote de grève déterminant pour ses membres, l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) fait front commun avec les trois autres syndicats en éducation de la province en déposant un recours judiciaire pour contester le projet de loi 124, qui impose un plafond de 1 % pour les hausses salariales. « C’est de l’ingérence totale », s’exclame son président Rémi Sabourin.

Adoptée le 8 novembre dernier par le gouvernement Ford, la Loi de 2019 visant à préserver la viabilité du secteur public pour les générations futures s’avère « une violation des droits constitutionnels de négocier collectivement sans entrave », selon les organisations syndicales, qui en ont fait l’annonce à Queen’s Park jeudi. Celles-ci rappellent qu’il s’agit d’un droit garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.

Francophonie

Commissariat aux services en français: «une décision prise par notre gouvernement», dit Ford

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, clarifie une déclaration effectuée la semaine dernière. C’est son gouvernement qui a choisi d’abolir le Commissariat aux services en français. C’est aussi lui qui décidera de son retour.

Durant son passage à Ottawa vendredi dernier, il a été questionné sur la possibilité de rétablir cet agent indépendant au sein de l’appareil gouvernemental. M. Ford avait alors répondu que « C’est une décision qui revient à la ministre des Affaires francophones ».

Dans une déclaration — uniquement en anglais — envoyée lundi soir, il précise sa pensée et défend cette décision qui a suscité l’indignation dans la francophonie ontarienne.

« La ministre Mulroney est une championne absolue pour les Franco-Ontariens à travers la province, indique Doug Ford. En ce qui concerne le Commissariat aux services en français, c’est une décision qui a été prise par notre gouvernement. »

« Au final, cette décision a renforcé notre agent législatif le plus fort et efficace et a accru la surveillance indépendante de notre gouvernement », ajoute le premier ministre, précisant que la loi adoptée forçait l’Ombudsman à embaucher le personnel du Commissariat et de poursuivre son travail d’étude des plaintes.

M. Ford ajoute que l’ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, mène actuellement un processus d’embauche d’un nouveau commissaire aux services en français qui œuvrera au sein de son bureau.

Au sujet de Mme Mulroney, le premier ministre insiste sur le fait que c’est sous son leadership que le financement nécessaire à la création de l’Université de l’Ontario français (UOF) a pu être obtenu.

Rappelons que le gouvernement de l’Ontario s’est entendu avec le fédéral en septembre pour remettre sur les rails le projet de l’UOF, abandonné dans l’énoncé économique ontarien de novembre 2018 — en même temps que le Commissariat aux services en français.

Le financement de l’université franco-ontarienne est donc assuré pour les huit prochaines années à la hauteur de 126 millions $. Le gouvernement fédéral sera responsable des dépenses pour les quatre premières années afin de donner du temps à l’Ontario de réduire son déficit.

Francophonie

Commissariat aux services en français: Doug Ford refuse de s’engager

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, se dit excité de l’ouverture prochaine de l’Université de l’Ontario français (UOF), mais refuse de s’engager à un retour du Commissariat aux services en français.

De passage à Ottawa vendredi matin, M. Ford a été questionné sur la possibilité de rétablir le Commissariat, seconde victime du « Jeudi noir » de la francophonie ontarienne.

Francophonie

Les langues officielles absentes du discours du trône

Le discours du Trône, prononcé ce jeudi en ouverture de la première session de la 43e législature du Canada, ne contenait aucune mention des langues officielles ni de la très attendue modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Avant même que la gouverneure générale Julie Payette ne prenne la parole, ce jeudi, ils étaient nombreux sur les réseaux sociaux à faire part de leurs attentes. De la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) au Quebec Community Groups Network (QCGN), tous espéraient une mention de la modernisation de la Loi sur les langues officielles ou un message à l’attention des communautés de langues officielles en situation minoritaire.

Sans surprise, le discours a abordé la question des changements climatiques, le renforcement de la classe moyenne, la réconciliation avec les peuples autochtones ou encore, l’amélioration des soins de santé. Des thèmes souvent abordés par le premier ministre et ses candidats lors de la campagne.

En revanche, dans le texte prononcé par Mme Payette, on ne trouvait aucune mention des langues officielles, du bilinguisme ou de la francophonie.

« Je m’explique très mal cette absence », commente le politologue à l’Université d’Ottawa, Martin Normand. « On a vu à quel point ce discours était campé sur la volonté de collaboration du gouvernement qui a voulu marquer le coup en répondant aux besoins de chacun et aux demandes des autres partis, comme sur les compensations pour les secteurs soumis à la gestion de l’offre, pour le Bloc Québécois, ou sur l’assurance-médicaments, pour le Nouveau Parti démocratique (NPD). Tous les partis se sont engagés à moderniser la Loi sur les langues officielles pendant la campagne. C’était donc un élément commun qui aurait pu se retrouver dans le discours. »

Car le gouvernement Trudeau, minoritaire, va devoir trouver des alliés pour pouvoir gouverner.

Absence volontaire

Fin octobre, le premier ministre avait pourtant jugé réaliste le dépôt d’un projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles d’ici six mois. Mais cette promesse électorale libérale, qui se trouvait également dans les programmes des autres partis, ne figure pas dans le document de 18 pages, lu au Sénat ce jeudi.

« Le discours du Trône est avant tout symbolique et c’est donc très symbolique que cette promesse ne s’y retrouve pas. C’est encore une occasion ratée de la part du gouvernement et il n’y a plus d’excuse, car il a multiplié les occasions ratées en matière de langues officielles lors de son premier mandat. L’absence de mention est un choix délibéré. Le gouvernement ne veut pas mettre de l’avant cet enjeu dans ses communications, car il doit juger que ce n’est pas payant », analyse M. Normand.

Pour lire l'article intégral de Benjamin Vachet, visitez le site web d'#ONFR

Politique

Les cultivateurs franco-ontariens d'accord avec Ford

Les cultivateurs franco-ontariens sont en faveur du projet de loi du gouvernement Ford qui vise à empêcher l’entrée sans autorisation des propriétés agricoles et à assurer la salubrité des aliments.

Le ministre ontarien de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales, Ernie Hardeman, a présenté en début de semaine un projet de loi qui, si adopté, protégera mieux les agriculteurs, leurs animaux, les transporteurs de bétail et l’approvisionnement alimentaire de la province. Il exigera aussi la possession d’une autorisation « préalable explicite » pour accéder à une zone de protection des animaux dans une ferme ou dans une installation de transformation des aliments.

Francophonie

Les services en français partiellement désignés à l'Université Saint-Paul

Après plusieurs années de travail, l’Université Saint-Paul a obtenu une désignation partielle de certains programmes et de ses services en vertu de la Loi sur les services en français. Une façon de pérenniser l’offre de cours et la livraison de services en français au sein de l’institution ottavienne.

L’Université Saint-Paul rejoint ainsi l’Université d’Ottawa, à laquelle elle est fédérée depuis 1965, qui avait elle aussi obtenu une désignation partielle, en 2015, l’obligeant à offrir des services et des cours en français pour une grande partie de ses programmes de premier cycle.

Voilà plusieurs années que l’Université Saint-Paul visait une désignation. En janvier dernier, la rectrice Chantal Beauvais se montrait confiante, en entrevue avec ONFR+. Et finalement, la concrétisation du projet est intervenue deux mois plus tard, en mars.

« Ça a pris du temps, car il y avait des enjeux juridiques au départ, du fait qu’on soit fédéré à l’Université d’Ottawa. Il n’était pas clair qu’on pouvait faire cette demande », explique Mme Beauvais.

Mais après quatre ans de travail, le dossier a finalement été bouclé.

« On attendait pour l’officialiser une éventuelle visite de la ministre de la Formation et des Collèges et Universités de l’époque Merrilee Fullerton [remplacée depuis par Ross Romano]. Finalement, ça ne s’est pas fait et le temps a passé », explique-t-elle lorsqu’interrogée sur la discrétion de cette désignation.

« Mais nous en sommes très fiers ! », ajoute Mme Beauvais. « Cela nous donne un outil de plus dans nos prises de décisions et nous permet d’être reconnus comme un joueur de la francophonie ontarienne. Beaucoup de gens ne connaissent pas encore Saint-Paul ! »

Consolider le fait français

Même si la rectrice indique avoir 98 % d’employés et un corps professoral très largement bilingue, cette désignation n’est que partielle du fait que certains programmes, comme le droit canonique, sont uniquement disponibles en anglais.

« On essaie toujours de lancer nos nouveaux programmes dans les deux langues officielles. Mais cette désignation partielle nous donne une certaine flexibilité, notamment si des programmes ne deviennent plus rentables ou n’ont plus d’inscriptions. »

Lire la suite sur le site de #ONFR.

Francophonie

Nouvel immeuble du MIFO: un projet de 24,7 millions $

Le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) a amassé 76 % de son objectif de sa campagne majeure de financement de 2,5 millions $ pour son projet de nouvel immeuble. La partie est cependant loin d’être gagnée pour l’organisme francophone puisqu’il doit toujours sécuriser plus de 20 millions $ d’Ottawa et de Toronto dans ce projet de 24,7 millions $.

La campagne de financement « Acteurs du Mouvement » a officiellement été lancée jeudi, bien que les responsables de la campagne sont à l’œuvre depuis un certain temps. Jusqu’à présent, un peu plus de 1,9 million $ ont été amassés sur les 2,5 millions $.

Francophonie

Encore des messages d'alerte juste en anglais

Plusieurs citoyens ont eu à déplorer que le message d’alerte public, testé mercredi dans toutes les provinces à l’exception du Nunavut, n’ait été envoyé qu’en anglais. Un problème pas nouveau que la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) dénonce, appelant les francophones concernés à déposer une plainte au Commissariat aux langues officielles du Canada.

« J’étais dans un magasin, à Edmonton, en train de m’acheter des livres quand j’ai reçu le message d’alerte. Il était uniquement en anglais ! »

Le président de la FCFA, Jean Johnson ne décolère pas. Comme lui, de nombreux francophones à travers le pays ont dû se contenter de recevoir le test du système d’alerte au public uniquement en anglais.

Politique ontarienne

Les enjeux francophones peu présents dans la course à la chefferie libérale

TORONTO – Ils sont désormais six à convoiter le fauteuil de patron du Parti libéral de l’Ontario. L’avocate Brenda Hollingsworth (seule bilingue), dont la candidature reste à être validée par le parti, a rejoint dans la course les ex-ministres Mitzie Hunter, Steven Del Duca et Michael Coteau, ainsi que l’enseignante Kate Graham et le communicant Alvin Tedjo. Pour l’instant, les déclarations en français et l’évocation des enjeux francophones sont quasi inexistantes.

Les candidats, qui seront départagés lors de la convention libérale de Mississauga, le 7 mars, ont trois mois pour convaincre, rassembler et démontrer une stature de potentiel futur premier ministre de l’Ontario.

Si par le passé, les premiers ministres libéraux se sont distingués par leurs aptitudes bilingues, aucun des prétendants en lice ne s’affiche comme tel, jusqu’à présent.

« Pour un parti qui avait un certain monopole sur les intentions de vote des francophones, l’idée que le chef soit capable de tenir un discours en français est devenue quelque chose qu’on attend », analyse Peter Graefe, politologue à l’université McMaster.

Les trois derniers premiers ministres Kathleen Wynne, Dalton McGuinty et David Perterson maîtrisaient en effet, à des degrés divers, la langue de Molière. Une corde de plus à leur arc qui leur conférait une certaine proximité avec la communauté et une légitimité accrue à se saisir les enjeux linguistiques dans les domaines de l’éducation, de la santé ou encore de la justice.

« Si les candidats ne communiquent pas dans les deux langues, ça signifie que ce n’est pas un réflexe chez eux », en déduit Stéphanie Chouinard, politologue au Collège militaire royal du Canada.

« Si on regarde les plateformes internet, on en sait encore très peu sur le type de candidats auquel on aura affaire, sur la vision qu’ils auront pour l’Ontario et dans un éventuel gouvernement libéral », constate-t-elle. « C’est encore un peu tôt. Ce sera à la communauté de les interroger pour se faire une opinion. »

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Francophonie

L’absence d’un titre distinct de ministre de la Francophonie soulève des questions

Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, héritera aussi des dossiers de la Francophonie internationale. Mais l’absence d’un titre distinct soulève des questions.

Le quotidien Le Nouvelliste a d’abord révélé cette nomination qui « était passée sous le radar », lors d’une entrevue avec M. Champagne.

Francophonie

Fontaines unilingues: pas d’appel du Sénat condamné à une amende

Le Sénat du Canada ne portera pas en appel une décision récente de la Cour fédérale à propos des fontaines d’eau potable de la Colline parlementaire dont les boutons ne comportent qu’une mention en anglais.

La semaine dernière, la Cour fédérale a conclu que les droits linguistiques d’un plaignant, Michel Thibodeau, avaient été brimés lorsqu’il avait mentionné en 2016 que les boutons métalliques des fontaines n’affichaient que le mot anglais «push». Certains des appareils comportaient une mention en braille, mais aucune ne montrait le mot français «poussez».

À LIRE AUSSI :

«L’inébranlable Michel Thibodeau», une chronique de Denis Gratton

Un jugement sur des fontaines unilingues fait jurisprudence

Dans sa décision rendue la semaine dernière, le juge Luc Martineau a conclu qu’il n’y avait plus de place dans les lieux parlementaires pour des comportements dépassés qui donnaient prépondérance à une langue officielle au détriment de l’autre.

La Cour fédérale a donc condamné le Sénat à verser 1500 $ à Michel Thibodeau et à rembourser à l’ancien fonctionnaire ses frais juridiques de 700 $.

Lorsque le Sénat a pris connaissance de la plainte initiale de M. Thibodeau, il a aussitôt fait installer des affiches bilingues au-dessus de chacune des fontaines d’eau potable de l’Édifice de l’Est.

Francophonie

Un jugement sur des fontaines unilingues fait jurisprudence

La Cour fédérale a donné gain de cause à un francophone qui déplorait que les fontaines d’eau de l’édifice de l’Est sur la colline du Parlement à Ottawa soient affichées uniquement en anglais.

Selon un jugement de la Cour fédérale rendu le 21 novembre, le fait que seule l’inscription « Push », sans son équivalent français, soit affichée sur les fontaines d’eau de cet édifice gouvernemental contrevient à la Loi sur les langues officielles.

Francophonie

Concessions à l'Aéroport d'Ottawa: «Parlez-vous français? No.»

Les chances sont minces de se faire servir en français dans les concessions et certains autres services de l’Aéroport d’Ottawa, a pu constater Le Droit lors d’une visite des lieux ces dernières semaines. À tel point que quatre enquêtes du Commissariat aux langues officielles (CLO) sont en cours.

Nous sommes mardi matin, alors que le nombre de gens dans l’aéroport s’accroît progressivement.

Francophonie

Services en français à l'Aéroport d'Ottawa: exiger «son droit le plus strict»

La difficulté d’obtenir des services en français de la part des commerçants qui logent sous le toit de l’Aéroport international d’Ottawa n’étonne guère les organisations de défense des francophones.

Il reste bien du pain sur la planche pour changer les choses à ce chapitre, pense Soukaina Boutiyeb, présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), qui soutient être fréquemment confrontée à cette réalité dans les aéroports.

Francophonie

Services en français: un rappel à l’ordre s’impose, dit l’Aéroport d'Ottawa

L’Administration de l’aéroport international d’Ottawa se désole des résultats de l’enquête sur les services en français réalisée par Le Droit auprès de ses concessionnaires. Elle compte les rappeler à l’ordre au sujet de leurs « obligations contractuelles liées aux langues officielles » et même renforcer ses exigences.

« Offrir un service bilingue est requis dans tous les magasins et restaurants. Il doit y avoir un employé disponible ou accessible en tout temps afin de venir en aide au besoin. Nous allons rencontrer chacune des organisations afin d’assurer que les politiques et procédures mises en place soient respectées et que tous les clients puissent être servis dans la langue de leur choix », indique la vice-présidente des communications et des affaires publiques, Krista Kealey.

À LIRE AUSSI: Concessions à l'Aéroport d'Ottawa: «Parlez-vous français? No.»

> Services en français à l'Aéroport d'Ottawa: exiger «son droit le plus strict»

Francophonie

L'intelligence artificielle au service ou au détriment du bilinguisme?

L’utilisation de l’intelligence artificielle sous la forme de traduction automatique pourrait permettre de mieux desservir les citoyens et de leur offrir, enfin, efficacement, des services dans la langue officielle de leur choix. Mais si les avantages existent, des mises en garde s’imposent, selon les experts.

En 2016, la nouvelle avait fait grand bruit. L’implémentation d’un outil de traduction automatisée au sein de la fonction publique fédérale avait fait les manchettes pour les nombreuses erreurs occasionnées.

« Mais il faut faire attention de ne pas utiliser un problème technique pour parler de tout un processus », juge Olliver Dyens, professeur au Département des littératures de langue française, de traduction et de création à l’Université McGill.

« Pour moi, tout ce qui est intelligence artificielle doit être vu comme un avantage. Ça permet de diminuer la quantité de travail répétitif et permet à l’être humain de faire preuve de plus de créativité, si bien évidemment elle est bien utilisée, car il ne faut pas que ça déresponsabilise. »

M. Dyens était l’un des trois panélistes qui se sont penchés sur la question de l’intelligence artificielle comme solution pour briser les barrières linguistiques au Canada. Cet échange avait lieu dans le cadre de la conférence « Officiellement 50 ans », organisée jusqu’à samedi à Gatineau pour marquer 50 ans de dualité linguistique et d’éducation au Canada.

« Il faut être capable de gérer ces outils et pas l’inverse. Si on n’a pas un plan, ça peut nuire au lieu d’être un avantage », estime le président et directeur général de l’Association d’études canadiennes, Jack Jedwab.

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Francophonie

À Cornwall, une vague d'immigration francophone dans un temps record

CORNWALL – Cornwall aurait une nouvelle « ambassadrice ». Depuis plusieurs mois, Clotilde Clarisse Megnidjou Yepseu accueille chez elle bon nombre d’immigrants africains. Son moyen : communiquer sans relâche chaque jour avec eux bien avant leur arrivée au Canada. Un outil plutôt inédit, mais avec un bénéfice réel : une vingtaine d’immigrants francophones ont posé leurs valises à Cornwall durant les deux derniers mois.

Bureau de l’ACFO Stormont, Dundas et Glengarry (ACFO-SDG) le jour de l’entrevue. À travers la fenêtre du local, on aperçoit une couche de neige recouvrir la rue Chevrier.

Anne Cyrille Madonteu n’avait jamais vu la neige avant d’arriver au Canada il y a tout juste deux mois. Un choc culturel en somme pour cette jeune femme originaire de Douala au Cameroun. Pendant plusieurs semaines, elle est restée chez « Clotilde » rencontrée sur un forum quelque temps avant son départ.

« Mon mari et moi n’avions pas choisi d’immigrer à Cornwall, mais à Ottawa. Dans la procédure Entrée Express, c’était dit que je devais venir vivre trois ans à Cornwall avant de vivre à Ottawa », explique-t-elle avec timidité.

Des familles comme celle d’Anne Cyrille Madonteu, Clotilde Clarisse Megnidjou Yepseu affirme en avoir déjà logé six depuis son arrivée à Cornwall il y a environ un an. Un système D en quelque sorte pour éviter aux immigrants les obstacles à l’intégration.

Le premier de ces remparts, c’est l’absence de services d’établissement pour les immigrants francophones à Cornwall, bien que la ville fasse partie du cercle très fermé en Ontario de celles comptant plus de 10 000 francophones sur son territoire. Un atout démographique partagé avec Ottawa, Sudbury, Toronto ou encore Timmins.

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Francophonie

L’électrochoc de la crise franco-ontarienne

Le « Jeudi noir » de la francophonie ontarienne a suscité une prise de conscience au Québec, soutient la ministre des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Sonia LeBel, qui entend bien battre le fer pendant qu’il est chaud.

Mme LeBel s’est arrêtée à Ottawa vendredi dans le cadre de sa tournée du pays pour préparer le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui se tiendra à Québec en juin prochain.

Francophonie

«Le français est la seule langue minoritaire officielle au Canada», selon Sonia LeBel

«Pour nous, c’est important de partir de la prémisse que le français est la seule langue minoritaire officielle au Canada», affirme la ministre québécoise responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Sonia LeBel, au sujet de la réforme de la Loi sur les langues officielles (LLO).

En entrevue avec Le Droit, Mme LeBel a indiqué que son gouvernement se prépare à faire ses demandes dans le cadre de la modernisation à venir de la LLO.

Elle confirme avoir échangé à plusieurs reprises avec ses homologues des autres provinces au cours des derniers mois et soutient que les provinces et territoires sont unanimes sur la nécessité d’avoir une application différenciée de la Loi en fonction de la réalité de chacun.

À LIRE AUSSI : L’électrochoc de la crise franco-ontarienne

Retour du Bureau du Québec à Ottawa avant l’été

«Le Québec a une réalité différente aussi avec sa minorité qui n’en est pas une au Canada, lance la ministre LeBel. Je pense aux Territoires du Nord-Ouest qui disaient, oui, le français est une langue minoritaire, mais moi j’ai 11 langues officielles avec les langues autochtones. Oui, le français est une langue officielle au Canada, mais les impacts de cette loi sur mon budget sont bien différents qu’ils le sont au Québec ou au Nouveau-Brunswick.»

«En termes d’organisation du système de santé, du système scolaire des anglophones québécois, il y a beaucoup de francophones qui n’ont même pas ces niveaux à l’extérieur du Québec. Je ne veux pas que ça soit perçu comme si je disais qu’ils se plaignent le ventre plein. Ce que je veux dire, c’est qu’on a un bel exemple qu’il y a des besoins et des effets différenciés partout sur le territoire», ajoute Mme LeBel.

Pas un affront

La modernisation de la LLO par le Québec pourrait permettre d’éviter des situations délicates pour des organismes de défense des droits des francophones à l’extérieur du Québec.

Un récent exemple est la décision de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) qui ont appuyé la contestation judiciaire de la Commission scolaire English-Montreal (CSEM) du transfert de deux écoles à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île.

La ministre LeBel assure que cet appui n’a rien changé à ses relations avec des organismes de la francophonie en milieu minoritaire. Elle se trouvait justement à Moncton lorsque la SANB et l’AFO ont annoncé leur soutien à la CSEM. 

Le président de la SANB était alors venu la voir pour éviter que la situation s’envenime.

«Il a mis le sujet sur la table lui-même pour me rassurer et m’assurer que je ne le prenne pas comme un affront. Je l’ai assuré que, pas du tout, mais qu’on allait continuer de faire ce qu’on avait à faire», raconte Sonia LeBel.

Éducation

Les enseignants franco-ontariens tiendront un vote de grève en décembre

Devant «une impasse» après une douzaine de rencontres de négociations ces trois derniers mois, les quelque 12 000 enseignants franco-ontariens font un pas de plus vers un débrayage. Un vote de grève se tiendra au 18 au 20 décembre.

L’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) emboîte ainsi le pas à d’autres syndicats de la province qui ont annoncé leurs couleurs ces dernières semaines. La Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario, par exemple, a voté pour la grève dans une proportion de 95,5%, tandis que les membres de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario ont voté à 98% pour un arrêt de travail éventuel. 

La convention collective des enseignants est échue depuis le 31 août dernier. 

L’AEFO soutient que plusieurs des discussions à la table se déroulaient au ralenti ces derniers jours avec le gouvernement Ford et le Conseil des associations d’employeurs (CAE), si bien que la partie syndicale en est venue à la conclusion que la tenue d’un vote de grève était la meilleure solution. 

«Il y a déjà eu suffisamment de coupes en éducation. Le gouvernement et le CAE semblent pourtant vouloir en rajouter, notamment en exigeant un recul dans les conditions de travail des membres de l’AEFO et dans les conditions gagnantes pour l’apprentissage des jeunes. [...] Tenir un vote de grève ne signifie pas que l’AEFO veut déclencher une grève à tout prix. Mais les discussions s’enlisent depuis les dernières rencontres. Il est temps que ça bouge», de dire le président, Rémi Sabourin. 

C’est donc tout juste avant les vacances des Fêtes que les enseignants se prononceront sur un possible débrayage. Le résultat du vote sera en principe connu le 21 décembre, indique-t-on. 

Selon le calendrier scolaire, les cours reprennent le 6 janvier. 

Près de la moitié des membres représentés par l’AEFO oeuvrent dans les établissements du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO). 

Francophonie

Les coups de ciseaux du gouvernement Ford ont laissé des traces dans le tissu franco-ontarien

TORONTO – Dans l’ombre de l’abolition du Commissariat indépendant aux services en français et du projet d’Université de l’Ontario français, plusieurs programmes faisaient, il y a un an, les frais de compressions budgétaires gouvernementales d’envergure. Un an après le « jeudi noir », état des lieux.

Ne cliquez plus. Le site internet d’Élargir l’espace francophone est en sommeil prolongé depuis plus d’un an. Sur la page d’accueil, un message laconique informe l’internaute : « Les ministères font actuellement l’objet d’une revue de leurs programmes et de toutes les initiatives incluant Élargir l’espace francophone. »

Depuis septembre 2018, le message n’a pas changé. La suppression de la structure a permis au gouvernement de faire l’économie de 550 000 $, montant du financement annuel provincial.

En appui au système d’éducation en langue française, ses agents communautaires faisaient la promotion de la vitalité francophone en Ontario. Ils avaient la responsabilité de tisser des liens entre les groupes communautaires, les conseils scolaires, les municipalités, les instances gouvernementales et le secteur privé. 

Un an plus tard, difficile de savoir si le projet est définitivement enterré. « On n’a pas de commentaire à faire. On vous redirige vers le ministère de l’Éducation car c’est son projet », coupe court Brigitte Cyr, la directrice générale du Centre de leadership et d’évaluation (CLÉ) abritant le projet depuis 2006.

Du côté du ministère de l’Éducation, le sujet est tout aussi sensible. On ne veut pas fermer la porte à un redémarrage. « S’il advenait que les conseils scolaires, les partenaires en éducation ou le ministère désiraient redémarrer le projet ou en proposer un qui aurait des objectifs semblables, il pourrait être pris en considération », indique même la porte-parole Ingrid Anderson.

Et de relativiser son utilité : « Depuis la création du projet Élargir l’espace francophone, certains conseils scolaires se sont dotés de services des communications ou de relations avec la communauté qui ont pris en charge certaines des responsabilités du projet. »

Pour lire le texte dans son intégralité, rendez-vous sur le site web d'#ONfr.

Francophonie

«J’étais en état de choc» — Carol Jolin

Il y a à peu près un an, la communauté franco-ontarienne découvrait avec stupeur le contenu du premier énoncé économique de l’ère Ford. Deux décisions qui créaient un élan de contestation au sein de l’Ontario français et de solidarité dans toute la francophonie pancanadienne. Mais un an plus tard, il reste du chemin à faire pour les Franco-Ontariens.

« Je me souviens que juste après, j’étais en direct à TFO. Mon non-verbal parlait de lui-même : j’étais en état de choc. On ne l’avait pas vu venir. Pendant la course à la chefferie progressiste-conservateur, Doug Ford avait dit qu’il appuyait l’Université de l’Ontario français, puis encore, une fois élu chef, puis premier ministre », se souvient le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin.

Francophonie

Langues officielles: l’aéroport Pearson a manqué à ses obligations

L’aéroport Pearson de Toronto a manqué à ses obligations envers des passagers francophones, vient de statuer le Commissaire aux langues officielles.

Dans son rapport final, obtenu par La Presse canadienne, le commissaire Raymond Théberge reconnaît comme fondées huit plaintes qu’il avait reçues concernant une absence de service en français à l’aéroport Pearson de Toronto.

Francophonie

Pièces d'identité: une pétition pour que les noms francophones soient bien écrits

Une députée ontarienne lance une pétition pour que les Franco-Ontariens puissent avoir une pièce d’identité où leur nom est écrit correctement.

La députée néodémocrate de Nickel Belt, France Gélinas, est à l’origine de cette nouvelle fronde pour que les voyelles avec un accent soient bien écrites sur des pièces d’identité ontariennes comme le permis de conduire et la carte santé.

« On est en 2019. Mettre des accents dans un système informatique, il me semble que ce n’est pas hors de portée de ce qu’un gouvernement devrait être capable de faire », souligne Mme Gélinas.

L’élue du secteur de Sudbury demande l’appui du plus grand nombre d’Ontariens possible, francophones ou non, à un moment où cet enjeu de longue date pourrait bientôt être réglé.

« Tu n’as pas besoin d’être francophone pour savoir qu’appeler les gens par leur nom, c’est important », lance Mme Gélinas.

Service Ontario est sur le point de réaliser une importante mise à jour pour lancer un point de service en ligne et bilingue. France Gélinas croit qu’il s’agit d’une opportunité parfaite pour corriger ce problème.

« Absolument, c’est une question de respect, peste la députée néodémocrate. Ton nom, c’est ton égo. C’est qui on est, c’est tatoué dans notre cerveau et quand un gouvernement n’est même pas capable de nous donner ça. C’est du respect de base de nous appeler par nos noms. »

L’élue de Nickel Belt soutient avoir eu des conversations positives avec les ministres concernés par cet enjeu au cours des derniers mois. Elle les sent réceptifs à cette demande, mais elle ne veut rien tenir pour acquis et insiste pour obtenir le plus de signatures possible.

« Comme francophone, tu ne descends jamais ta garde avant d’être rendue à ton but. Si je peux avoir le plus de gens possible qui appuient cette demande. Plus on a de voix, plus on a de chances d’être entendus et plus on a de chances d’avoir du succès », conclut l’élue.

Francophonie

Modernisation de la LSF: les projets de loi s'accumulent à Queen's Park

Pas moins de trois initiatives visant la modernisation de Loi sur les services en français (LSF) ont ou vont être présentées à la législature provinciale ou directement à la ministre. Cette profusion de projets de loi est-elle de nature à presser le gouvernement ou, au contraire, à brouiller les cartes et laisser transparaître des divergences ?

Alors que la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, laisse planer le doute sur le contenu et le calendrier de la refonte de la Loi sur les services en français, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et deux partis d’opposition ont élaboré, chacun de leur côté, un projet de loi.

Avec le projet de loi 135, Loi 2019 sur la francophonie présenté dès le premier jour de la rentrée parlementaire, les libéraux ont été les premiers à décocher une flèche à l’Assemblée législative de l’Ontario. Le texte reprend, à quelques détails près, celui déposé en juin dernier par l’ancienne députée d’Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers.

Les néo-démocrates défendent pour leur part un autre texte que le porte-parole de l’opposition aux Affaires francophones, Guy Bourgouin, déposera aujourd’hui. Il avait reçu le soutien des conseils scolaires et de l’Association des communautés francophones de l’Ontario (ACFO) Toronto lors de l’annonce de son plan, en septembre.

L’AFO, enfin, travaille depuis un an sur un document politique, fondé sur une série de consultations et rédigé par des juristes. Présenté et discuté lors de son congrès, le texte doit faire encore l’objet d’éventuels rajouts, avant d’être remis en mains propres à la ministre.

Indépendance du Commissariat: front commun contre le gouvernement

Quelles sont les chances pour chacun de ces textes d’être adopté ? Assez faibles en réalité. Les libéraux n’ont aucun poids, ni aucun soutien dans leur initiative. « Ils ont eu quinze ans pour réformer, ils ne l’ont pas fait », ne se prive pas de rappeler M. Bourgouin.

Si l’opposition officielle est dans une position plus légitime pour défendre son texte, il semble tout aussi difficile aux troupes d’Andréa Horwath de dicter leurs conditions sur un dossier que la ministre Mulroney veut elle-même prendre en main, en se basant sur ses propres consultations communautaires.

Mme Mulroney devra cependant prendre en compte les points communs qui ressortent de ces différents travaux et expriment les attentes convergentes des Franco-Ontariens consultés.

Les trois projets sont notamment unanimes sur un retour du Commissariat aux services en français tel qu’il était sous l’ère Boileau, indépendant de l’ombudsman. Tous vont également dans le sens d’une provincialisation des services et d’un abandon des régions désignées.

Tous enfin formalisent l’offre active, le mandat du conseil consultatif aux affaires francophones, ainsi que l’usage du français dans les tribunaux judiciaires et administratifs. 

Sur ces points précis, le gouvernement doit bien reconnaître un consensus communautaire, même si Mme Mulroney continue de fermer la porte à un retour du Commissariat, martelant qu’il est indépendant.

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Francophonie

Insécurité linguistique: «Montrer aux élèves qu'ils ne sont pas seuls avec cette réalité»

La Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) espère mieux combattre l’insécurité linguistique. Entre les compressions aux services en français par Doug Ford et les propos de Denise Bombardier, la deuxième année du projet Notre langue, mon accent ! dans les écoles secondaires de langue française de l’Ontario sera importante.

Sarah Maude, élève en 11e année et participante au programme FOCUS action sociale du Conseil des écoles catholique du Centre-Est (CECCE), explique.

« C’est un manque de confiance à cause de la peur de se faire juger, un inconfort. C’est surtout quand les gens nous corrigent. Souvent, quand je dis quelque chose, un anglicisme ou peu importe, on va me corriger, et ça me décourage dès fois. »

Ella, aussi participante au programme FOCUS, renchérit.

« Parfois, je suis inconfortable à parler devant un groupe, surtout quand il y a plus de francophones. En sixième année, je me souviens avoir fait une présentation devant la classe, et des élèves ou le prof m’arrêtaient toutes les minutes pour me dire que le mot utilisé n’était pas correct. J’avais pourtant fait les efforts de parler en français et de dire mon projet en français. »

Les propos de Denise Bombardier ? « Ça me touche bien sûr, ce sont des événements comme cela qui causent l’insécurité linguistique. Ça me décourage un peu », illustre Sarah Maude.

Durant un semestre, les participantes du programme FOCUS sont plongées dans le milieu universitaire et initiées directement aux rouages de l’action communautaire.

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Francophonie

Deux nouvelles chaires sur la francophonie ontarienne à l'Université d'Ottawa

L’Université d’Ottawa s’est assurée que la francophonie ontarienne soit scrutée à la loupe au cours des prochaines années avec l’octroi de ses trois nouvelles chaires de recherche sur le monde francophone.

Deux de ces chaires se concentreront principalement sur la francophonie ontarienne. Alors que le professeur de l’École d’études politiques Jonathan Paquette étudiera la décolonisation du patrimoine culturel des pays francophones, les chercheuses Louise Bouchard, Jacinthe Savard et Luisa Veronis se pencheront sur la francophonie ontarienne.

Francophonie

Services en français: Mulroney ciblée à Queen's Park

TORONTO — Premier jour de questions à l’Assemblée législative de l’Ontario et premières piques des députés Franco-Ontariens à l’adresse du gouvernement. Amanda Simard a réclamé le retour d’un Commissariat aux services en français indépendant. Guy Bourgouin a plaidé pour une modernisation de la Loi sur les services en français.

« Quand allez-vous rétablir le commissaire aux services en français indépendant ? » La question de la députée indépendante Amanda Simard a été directe. La réponse de la ministre des Affaires francophones l’a été tout autant : « Le commissaire est indépendant ».

Les deux femmes politiques – autrefois sur le même banc progressiste-conservateur – ont eu de vifs échanges ce lundi, restant campées sur leurs positions respectives.

Pour la ministre, il n’est pas question de revenir sur la décision (effective depuis mai dernier) d’intégrer le Commissariat au sein des services à l’ombudsman. Une décision motivée en 2018 pour des raisons budgétaires, alors que le gouvernement annonçait la chasse au déficit, estimé à 15 milliards de dollars mais depuis revu à la baisse de moité.

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Francophonie

Fait français en Ontario: Montfort «fait les efforts» nécessaires

Le grand patron de l’Hôpital Montfort, le Dr Bernard Leduc, estime que l’établissement « fait les efforts » nécessaires pour valoriser la langue et la culture françaises.

Invité à réagir aux propos de la Dre Julie Lockman, qui affirme que l’anglais prend de plus en plus de place à Montfort, le Dr Leduc affirme que bien des choses sont en place pour que le français garde son importance entre les murs de l’hôpital.