Francophonie

Mandat renouvelé pour la présidente de l'ACFO

Soukaina Boutiyeb a été reconduit à la présidence de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO) mercredi soir lors de la 49e assemblée générale annuelle de l’organisme.

Mme Boutiyeb demeurera à la tête de l’ACFO pour les deux prochaines années. Elle venait tout juste de conclure un mandat d’un an à la présidence de l’organisation.

Francophonie

Débat électoral dans le quartier Innes

Un débat électoral francophone impliquant deux des trois candidats du quartier Innes, François Trépanier et Donna Leith-Gudbranson, avait lieu au Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) mercredi soir.

Le débat était organisé en collaboration avec l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), le Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale (RGA) et TV Rogers.

Éducation

Adapter l’éducation à la «vraie vie»

VANCOUVER — Se lever le matin pour aller à l’école ne sera pas la seule réalité à laquelle devront faire face les élèves de la Colombie-Britannique qui entament cet automne le deuxième cycle de leurs études secondaires alors que se poursuit l’implantation du nouveau programme scolaire de la province visant à rapprocher davantage les apprentissages faits dans la classe aux décisions prises dans la vraie vie.

Selon le ministère britanno-colombien de l’Éducation, le nouveau programme, qui a été implanté de la maternelle à la neuvième année en 2016, a été conçu pour laisser plus de place à la pensée critique, à la collaboration et à la communication dans l’application des notions apprises à l’école à des situations du quotidien.

Francophonie

Centre Jules-Léger: délai de sept mois pour officialiser le transfert

Le transfert de la gouvernance du Centre Jules-Léger devra attendra encore sept mois avant de se concrétiser.

L’ancien gouvernement libéral avait annoncé l’hiver dernier que l’établissement passerait aux mains des conseils scolaires francophones. Le transfert devait être officialisé le 20 août, mais les partis impliqués ont annoncé lundi qu’il était remis au 1er avril 2019.

Le Consortium Centre Jules-Léger (CCJL) s’engage à collaborer avec les représentants du ministère de l’Éducation afin de compléter les dernières étapes du processus de transition. 

«Malgré plus de six mois de travail de collaboration entre de nombreux intervenants et partenaires clés, il devenait impossible de respecter les échéanciers fixés», peut-on lire dans le communiqué émis par l’organisme.

Le retard s’explique par différents facteurs, comme les complexités en lien avec le transfert des ressources humaines et du système de paie en plus de la confirmation des budgets d’exploitation et l’arrivée en poste du nouveau gouvernement.

«La nouvelle structure administrative permettra au Centre Jules-Léger de mieux refléter son mandat à titre de centre d’excellence dans la livraison de programmes d’enseignement et de services hautement spécialisés aux étudiants francophones étant aux prises avec des difficultés d’apprentissage ciblées ainsi qu’aux enseignants», a déclaré par voie de communiqué la vice-présidente du consortium Lucille Collard.

C’est suite aux recommandations du commissaire aux services en français de l’Ontario, dans un rapport d’enquête dévoilé en 2015, que le gouvernement a décidé de revoir la structure. Le commissaire, François Boileau, avait déclaré que la communauté francophone était en droit de gérer tous programmes et établissements d’éducation de langue française.

L’établissement de l’avenue Lanark a pour mandat l’éducation des élèves francophones sourds, malentendants, aveugles ou qui ont un trouble d’apprentissage grave. 

Francophonie

Décès de l’animateur Marc Charbonneau

Le directeur général de la station FM 92.1 Est Ontarien a succombé à un cancer, a indiqué mardi la station de radio basée à Casselman, en partageant son deuil sur son fil Facebook.

«Marc était un homme d’exception. Toujours positif, toujours souriant, il nous aidait à voir la vie du bon côté et à surmonter les obstacles ensemble», indiquent deux employés du FM 92.1, Mathieu Manning et Jérémy Aubin, désolés d’avoir perdu un «capitaine, mentor et ami».

Très impliqué dans sa communauté, M. Charbonneau a cofondé le Festival de la Curd. Il a débuté sa carrière à la radio de CFML, à Cornwall. Au fil du temps, il a travaillé pour CJRC, CKCH, CHOD-FM, CIMF-FM, à la Presse canadienne ainsi qu’à la télé et à la radio de Radio-Canada.

«Nous allons énormément nous ennuyer de sa joie de vivre, ses blagues, ses conseils. Il sera toujours présent dans nos cœurs et veillera comme une bonne étoile sur la radio», témoignent MM. Manning et Aubin, dans un message conjoint.

Francophonie

Le gouvernement Ford confirme son appui à l'Université de l'Ontario français

Un mois et demi après son élection, le nouveau gouvernement Ford s’engage à aller de l’avant avec le projet de création d’une université de langue française en Ontario.

Dans un communiqué publié lundi, le gouvernement indique collaborer avec le conseil d’administration intérimaire pour assurer le succès de la future institution qui en principe doit accueillir sa première cohorte d’étudiants en 2020 à Toronto. Il accorde également son appui afin d’assurer la transition vers un conseil permanent l’an prochain.

«L’université sera un lieu d’apprentissage viable et dynamique pour la communauté francophone dans les années à venir», a déclaré la ministre de la Formation et des Collèges et Universités, Merrilee Fullerton.

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, a quant à elle indiqué que le gouvernement progressiste-conservateur «reconnaît l’importance de cette nouvelle université pour la communauté francophone de l’Ontario», ajoutant vouloir lui accorder l’attention et le soutien qu’elle mérite.

Au début du mois de juillet, une autre étape a été franchie pour ce projet alors le professeur de sociolinguistique et chercheur universitaire émérite Normand Labrie a été nommé recteur par intérim de l’Université. La composition du conseil des gouverneurs avait été annoncée au printemps dernier par l’ancien gouvernement libéral.

Francophonie

Quand Michel Tremblay est... Ontarien

Un citoyen d’Ottawa nommé Michel Tremblay a eu toute une surprise en ouvrant sa boîte aux lettres cette semaine. Il y a découvert une lettre de félicitations directement venue de France et signée par la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Michaëlle Jean.

Le hic, c’est qu’il y avait visiblement erreur sur la personne, car Mme Jean s’adressait plutôt à l’écrivain et dramaturge québécois bien connu Michel Tremblay, qui habite à Montréal. Il s’agit d’une lettre pour le féliciter pour le Grand Prix de la Francophonie que lui a décerné l’Académie française à la fin du mois de juin.

Politique

Michaëlle Jean monte au front

EXCLUSIF / Michaëlle Jean monte au front. C’est pour rebâtir des ponts avec le Rwanda et mieux positionner la France dans la zone anglophone de l’Afrique que le président français a donné son appui à la candidature d’une ministre rwandaise pour diriger à sa place l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), croit-elle.

«Il y a de ça, certainement», affirme l’actuelle Secrétaire générale de l’OIF, qui sollicite un second mandat.

En entrevue avec Le Soleil, Mme Jean rapporte que quelques jours avant la déclaration d’Emmanuel Macron, le président du Rwanda, Paul Kagame, lui a confié qu’il recevait de l’Élysée «beaucoup d’appels de phare et de pression pour que sa ministre [des Affaires étrangères] soit candidate».

«Il y a quelque part un désir de deux chefs d’État de faire en sorte que leurs pays se rapprochent, analyse-t-elle. Et dans la balance, il y a le Secrétariat général de la Francophonie…»

«Je ne suis pas une mondaine»

Michaëlle Jean réfute l’idée que le président Macron souhaite l’écarter en raison de dépenses jugées somptuaires qu’elle aurait autorisées ou en raison d’un problème de gouvernance à l’OIF.

«’Mon train de vie’, c’est en fait un travail exigeant, intense, constant, sept jours sur sept. Je ne suis pas une mondaine. Je ne sors pas, je n’ai pas le temps», laisse-t-elle tomber durant l’entretien, qui s’est déroulé dimanche à Québec.

La gestion de l’OIF a fait beaucoup de bruit au Québec et ailleurs récemment. Le Journal de Montréal a notamment révélé l’existence d’une dépense d’un demi-million pour la rénovation et l’aménagement de l’appartement de fonction de Mme Jean à Paris, et une autre dépense pour l’achat d’un piano. Un voyage en mer destiné à une centaine de jeunes a aussi fait couler beaucoup d’encre. Son coût s’élève à 1 million$, alors qu’il devait être de 400 000$.

Mme Jean se défend. Elle explique que lorsqu’elle est entrée en fonction, à Paris, en janvier 2015, l’OIF, sous les instructions de son administrateur d’alors, l’a installée dans un appartement appartenant au gouvernement du Canada qui était vacant. «On m’y installe, mais on a aussi conscience à ce moment-là de défaillances sérieuses de ses infrastructures et de ses commodités. Il y avait eu très peu d’entretien. Les travaux découlent d’une entente entre l’administrateur et le gouvernement canadien.»

«Avant ça, l’OIF engageait des sommes quand même considérables pour loger le Secrétaire général. Ce que nous avons réalisé, c’est une économie de 50% du coût locatif», assure-t-elle.

Transparence

Les premiers ministres du Québec et du Canada, Philippe Couillard et Justin Trudeau, ont appelé l’OIF à davantage de transparence. Mais tous deux tiennent à ce que le mandat de Mme Jean soit renouvelé. Ils veulent qu’elle poursuive le travail qu’elle a lancé, notamment en ce qui a trait à la «stratégie économique» développée au bénéfice des États membres, notamment en Afrique.

Elle affirme avoir fait passer l’organisation qu’elle dirige à une culture «de l’évaluation et du résultat». Parce qu’il y a «toujours place à l’amélioration», elle dit voir d’un bon œil le Groupe de travail sur la transparence à l’OIF que pilote le Québec.

Sur le terrain

Même si l’Union africaine a donné son appui à la candidature de la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, les jeux ne sont pas faits, estime Mme Jean, qui a bon espoir de décrocher un deuxième mandat à la tête de l’OIF en octobre.

«Le bilan est appréciable et apprécié. Ce que nous avons porté en quatre ans est phénoménal. Et ce travail, je le poursuis. Plusieurs sont d’avis qu’un second mandat serait normal pour pérenniser ces chantiers, les faire aboutir.»

Consciente du fait que l’Organisation internationale de la Francophonie demeure un objet politique non identifié aux yeux de plusieurs, elle dit vouloir mieux faire comprendre ce qu’elle représente «stratégiquement».

«L’OIF agit sur le terrain sur les questions de développement, de sécurité, de maintien de la paix, d’égalité entre les hommes et les femmes, de défense des droits et des libertés. C’est un organe éminemment politique et stratégique.» Avec d’autres organisations internationales, l’OIF a su «désamorcer des situations qui auraient pu être catastrophiques».

Elle assure que l’OIF fait en sorte que les discussions se tiennent le plus possible en français dans les organisations internationales. «C’est nous qui défendons le multilinguisme aujourd’hui sur la scène internationale, lequel est un élément fondamental du multilatéralisme. On ne peut pas penser une démocratie internationale sur la base d’une langue unique», l’anglais en l’occurrence. «Sans nous, ce combat est perdu.»

Francophonie

Bureau des élections de la Ville d’Ottawa : les francophones recherchés

Le Bureau des élections de la Ville d’Ottawa sollicite particulièrement les francophones, les francophiles et les personnes bilingues afin de travailler pour les élections municipales et assurer une présence dans chacun des bureaux de vote.

À ce jour, 1700 candidatures de personnes pouvant s’exprimer dans la langue de Molière ont été reçues. Le personnel estime que plus de 4000 postes devront être pourvus en prévision du jour du vote par anticipation et du jour du scrutin les 12 et 22 octobre prochain.

À l’aide du Comité consultatif sur les services en français, le Bureau des élections a contacté les organismes francophones de la région afin de rejoindre la communauté.

« C’est important d’établir combien de personnes sont nécessaires et c’est important d’offrir le service dans les deux langues. Il faut faire des liens avec la communauté tôt dans le processus et si c’est nécessaire nous allons prolonger la période de recrutement. Nous avons le temps de le faire parce qu’on s’est pris d’avance. Nous essayons d’embaucher de manière stratégique. Aussi, nous allons offrir un lexique pour des gens anglophone, mais francophile, avec les termes élections, des exemples de phrases et des mots clefs pour avoir une offre active », soutient Tyler Cox, gestionnaire des Services législatifs. 

Aux élections  générales de 2014, une personne bilingue travaillait dans au moins 99,7 % des 571 bureaux de vote. 

« Malgré nos meilleurs efforts, trois bureaux n’avaient pas de personnel qui parlait français. J’estime qu’on peut faire mieux », mentionne M. Cox.

Cinq types de postes sont à pourvoir pour assurer le bon déroulement dans les bureaux de vote aux quatre coins de la ville. 

Les candidatures peuvent être soumises sur le site Web de la Ville jusqu’au 6 juillet, ottawa.ca/vote, ou en communiquant avec le Bureau des élections au 613-580-2660,