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Journée internationale de la Francophonie

Impératif français: 45 ans à bâtir l’avenir

Impératif français célèbre en mars sa 45e année d’existence. Près d’un demi-siècle d’action pour «l’avancement» de la francophonie et de la langue française, et de solidarité tant au Québec qu’au Canada français et ailleurs.

«Nous n’avons rien à gagner avec la pensée unique, la colonisation des cerveaux et la répétition du message que l’anglais est la langue universelle, des affaires», explique le président du mouvement, Jean-Paul Perreault. «Ces valeurs banalisent et infériorisent la diversité mondiale, ici le français, dans un monde qui s’américanise et ainsi se déshumanise.» 

Regarder vers l’avant

S’il est fier du chemin parcouru, M. Perreault préfère porter un regard sur l’avenir plutôt que sur le passé. « Il faut continuer et même accentuer le rayonnement du français, ainsi que le développement et l’innovation en français », affirme-t-il. «Notre savoir-faire, notre vision et notre culture, au Québec et au Canada français, ne sont pas de vulgaires copies vides de ceux de notre voisin américain. Et ne veulent surtout pas le devenir! Le Québec et la francophonie d’ici inspirent l’Humanité. Nous sommes un modèle, une valeur ajoutée à la démocratie culturelle mondiale.»

Bien qu’il en soit le porte-étendard, Jean-Paul Perreault souligne que le mouvement Impératif français n’est pas l-’affaire d’un seul homme: c’est ensemble, à travers les interventions publiques, les manifestations culturelles et les campagnes de promotion et les interventions du public sur le terrain, que l’on agit pour faire avancer la francisation, notre vision et notre différence.  

«L’avenir appartient à tous ceux qui croient en eux, qui s’aiment en français, dont ceux qui lisent cet article», confie le président. «Si chacun s’implique pour qu’on revienne à des valeurs faisant la promotion exclusive du français dans nos universités et nos collèges et surtout dans nos médias et nos gouvernements, on en assure l’avancement, comme langue prestigieuse, influente et de travail.» 

Du nouvel arrivant au résident de souche, Jean-Paul Perreault souhaite que tous apprennent et comprennent l’importance de s’affirmer en français partout et en tout temps et se joignent au mouvement de société «Impératif français» qui en  soutient et nourrit le rayonnement. «Ensemble, on va plus loin», conclut-il.

www.imperatif-francais.org

Journée internationale de la Francophonie

Le français des réseaux sociaux: pkoi s’inquiéter?

Textos et réseaux sociaux sont devenus des outils incontournables pour le partage de l’information. Le français y est-il à ce point malmené? Regardons de plus près ce que propose l’Office québécois de la langue française.

Au quotidien, l’usage des réseaux sociaux est devenu monnaie courante. Force est d’admettre qu’on semble s’y accorder de plus en plus de permissions avec la langue française. Parce qu’il prend la chose au sérieux, l’OQLF publiait récemment différents outils de même qu’un aide-mémoire sur les bonnes pratiques de la rédaction sur les réseaux sociaux. On y retrouve un vocabulaire bilingue question d’inciter les internautes, particulièrement les jeunes, à remplacer hashtag par mot-
clic ou surfer par naviguer, par exemple.

L’avènement des réseaux sociaux a aussi inspiré bon nombre de créations lexicales comme en témoignent les mots égoportrait et mobinaute venus récemment enrichir la langue française. Pour l’Office, il est souhaitable que les principes généraux de la rédaction web s’appliquent aussi à la rédaction des textos: respecter les règles du français, aller à l’essentiel et éviter l’écriture au son. Pkoi? Ça, c’est non! Et pourquoi? Pour l’amour du français, tout simplement!  

UNE LANGUE BIEN VIVANTE

L’OQLF tenait récemment la deuxième édition du concours de créativité lexicale où des jeunes sont invités à proposer des concepts pour lesquels il n’existe pas de terme en français. Les termes gagnants seront intégrés au grand dictionnaire de la terminologie.

Journée internationale de la Francophonie

Centre de la francophonie des Amériques: Vivre (vive) la francophonie plurielle!

Au Québec, plusieurs organismes en lien avec la francophonie veillent au grain ici et ailleurs pour garder le français bien vivant. Parmi eux, le Centre de la francophonie des Amériques invite chaque jour les communautés francophones des Amériques à entrer dans la danse.

La dispersion des francophones sur un vaste territoire est quelque peu problématique. Souvent isolés, comment faire pour les rapprocher? «Le Centre établit des programmes et des activités qui créent des interactions directes entre les différentes communautés francophones en Amérique et permettent à chacun de se mettre en mouvement», affirme Johanne Whittom, présidente-directrice générale du Centre de la francophonie des Amériques.

Se mettre en mouvement 

Afin d’initier le mouvement, le Centre a organisé entre autres une journée de réflexion entre jeunes francophones du Canada. «En février, nous avons rassemblé
13 Québécois de différentes régions du Québec et 14 participants du reste du Canada. Les jeunes de 18 à 27 ans ont pu échanger sur leurs réalités et réfléchir à des actions concertées favorisant le vivre ensemble», mentionne Johanne Whittom. «Au terme de ces échanges, quatre jeunes ont été identifiés pour porter le fruit de ces réflexions devant le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui se tiendra en juin.» 

Le Centre organise également un programme phare annuel. Le prochain prévu est l’Université d’été. «Bien que la date reste à confirmer, nous avons eu 250 inscriptions pour 40 participants à recruter. Ça démontre bien l’intérêt des jeunes pour une éducation en français», avance la directrice.  

Le Centre propose également un programme intitulé Mobilité des Amériques qui permet à des francophones de partager leur expertise et initier des échanges constructifs que ce soit en art ou en sciences. En décembre, le chercheur en neurodidactique Steeve Mercier a participé au séminaire ACOPROF, expliquant ses méthodes d’enseignement aux professeurs du Costa Rica. Le Centre organise aussi des rendez-vous littéraires avec des auteurs québécois échangeant par visioconférence avec des étudiants d’universités des Amériques.

Journée internationale de la Francophonie

Francophonie des amériques : se rapprocher pour aller plus loin ! Le tour de piste d’une ministre

En ce 20 mars, la Journée internationale de la Francophonie bat son plein. Profitant du 50e anniversaire de la Francophonie internationale et du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui se tiendra à Québec en juin, le gouvernement du Québec, plusieurs organismes sur le terrain et 10,4 millions de locuteurs français répartis d’un océan à l’autre se sont donné le mot pour célébrer en grand notre diversité.

Pour mieux comprendre les enjeux et réalités des communautés francophones réparties sur le vaste territoire canadien, la ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Mme Sonia LeBel, s’est offert une tournée pancanadienne. Elle nous livre ici les grandes lignes d’une réflexion où la culture, l’éducation et l’économie font bonne figure.

Depuis sa nomination au sein de la CAQ, en octobre 2018, la ministre Sonia LeBel n’a pas chômé.  Son mandat débute en force au moment où Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, annonce d’importantes coupures pour une éducation en français, fermant la porte à une Université de l’Ontario français qui prévoyait pourtant accueillir jusqu’à 2000 étudiants à la fin de la décennie. «Suite à cette annonce, j’ai été impressionnée par l’ampleur de l’élan de solidarité envers les Franco-Ontariens. C’était encore plus fort au Québec», se souvient la ministre.

À l’écoute

Pour Mme LeBel, pas question d’imposer quelque politique que ce soit sans avoir pris le pouls des communautés francophones à travers tout le pays. Elle part donc en tournée à travers le Canada. «J’ai vite réalisé qu’on n’avait peut-être pas tous la même compréhension de la francophonie canadienne. C’est plus facile pour les provinces canadiennes de positionner le Québec dans la francophonie. L’inverse est plus difficile», affirme la ministre.

Question de survie 

Partout, de Vancouver aux provinces maritimes en passant par le Yukon, Winnipeg, Whitehorse, la Saskatchewan, l’Ontario et le Nunavut, la ministre a rencontré ses homologues, échangeant sur leurs réalités. «Plus on est loin du Québec, plus c’est difficile. Exister et vivre en français est encore pour certains une question de survie.» 

Sa tournée l’a menée à constater que malgré leur isolement, certaines communautés francophones affichent une vitalité culturelle extraordinaire. «C’est le rôle du Québec de les aider à maintenir cette vitalité et à la développer», affirme Mme LeBel. «Il ne faut jamais penser que ce qu’on a obtenu est acquis et par conséquent, ne jamais baisser les bras.» 

Francophonie

COVID-19: des voyageurs franco-ontariens dans l’attente

En croisière en Amérique du Sud, deux couples de Franco-Ontariens sont en attente d’un retour au Canada. Malgré le resserrement des mesures prises par le gouvernement canadien et à travers le monde envers les voyageurs, ils tâchent de rester positifs.

« Nous sommes déçus que notre croisière s’arrête, c’est sûr, mais il n’y a rien que nous pouvons faire. Alors, on profite des spectacles, des conférences, des bons repas… », sourit Gilles Laporte, en entrevue avec ONFR+.

Éducation

L’AEFO accuse Lecce de négocier en public

À moins d’un revirement de dernière minute, les élèves des écoles francophones de l’Ontario seront en congé forcé jeudi alors que le syndicat qui représente leurs enseignants a dénoncé mardi la sortie publique du ministre de l’Éducation Stephen Lecce sur les dernières offres de la province.

« M. Lecce décide que c’est en public que ça va se faire. D’habitude, ce n’est pas comme ça qu’on négocie », a déploré en entrevue au Droit le président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Rémi Sabourin.

Francophonie

L’accent de la région n’est pas une preuve de pauvreté linguistique

L’accent « bilingue » bien répandu dans l’Est ontarien et une partie de l’Outaouais n’est pas une démonstration d’une pauvre maîtrise de la langue française, selon une récente étude de l’Université d’Ottawa.

L’équipe dirigée par Shana Poplack, professeure éminente et titulaire de la Chaire de recherche du Canada au département de linguistique, a scruté le discours de 120 personnes bilingues (français-anglais) de la région de la capitale fédérale.

Francophonie

Rendez-vous de la Francophonie: la vitalité de la francophonie célébrée [VIDÉO]

La vitalité des communautés francophones à travers le pays sera mise en évidence tout au long du mois de mars avec les Rendez-vous de la Francophonie (RVF) qui en sont cette année à leur 22e édition.

« Les Rendez-vous de la Francophonie, c’est pour rappeler qu’il y a des francophones partout au pays, depuis Victoria jusqu’à Saint-Jean-de-Terre-Neuve en passant par les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut. Nous sommes présents sur le territoire, nous n’avons pas l’intention de partir et nous avons l’intention de contribuer au développement de nos communautés au Canada », a expliqué lundi soir à Ottawa le directeur de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures, Guy Matte, lors du lancement national des RFV 2020 auquel a assisté une centaine de personnes au Centre des arts Shenkman.

Francophonie

L'Université de l'Ontario français répond aux critiques

TORONTO — L’Université de l’Ontario français, première institution universitaire francophone entièrement indépendante dans la province, verra le jour en septembre 2021. Sa présidente, Dyane Adam, croit que les comparaisons entre le nouvel établissement et les institutions anglophones québécoises sont bancales. Et elle défend la décision de créer un campus unique, à Toronto.

Installée à Toronto, sur les berges du Lac Ontario, la nouvelle université francophone comptera une population étudiante de 1 500 personnes, d’ici 2027.

« 1 500 places seulement. En 2018, il y avait 79 184 étudiants inscrits à McGill, Concordia et Bishop’s au Québec. 53 fois plus que la capacité de l’Université de l’Ontario français », a réagi le chroniqueur intéressé aux enjeux linguistiques, Frédéric Lacroix, en marge du dévoilement du futur campus de l’institution franco-torontoise.

Un sentiment partagé par des dizaines d’internautes et observateurs privilégiés qui ressortent régulièrement le même argument sur les réseaux sociaux.

« Allons voir à la naissance de McGill combien ils avaient d’étudiants ! », réplique la présidente du conseil d’administration de l’Université de l’Ontario français, Dyane Adam. La comparaison entre son institution en devenir et McGill, créée il y a près de 200 ans, est bancale, dit-elle.

« Je ne veux pas être McGill. Nous n’avons pas la même mission. Nous, on est en Ontario français, dans un contexte anglophone majoritaire. Les anglophones minoritaires au Québec ne sont pas minoritaires au pays », lance l’ancienne commissaire aux langues officielles du Canada.

Vérification faite, McGill comptait seulement une poignée d’étudiants à ses débuts. « Entre 1834 et 1856, il n’y avait pas plus de 20 étudiants, surtout en médecine et en art », révèle Katherine Gombay, porte-parole de l’institution montréalaise. En 1868, la population étudiante de McGill atteint le chiffre de 312 personnes. En 1906, elle atteint 1 383 étudiants.

« Et est-ce que le fait d’être gros est nécessairement bon ? », lance Dyane Adam.

« Ce qui m’importe est d’avoir une université pertinente, agile, qui répond aux besoins de notre société. Qu’on se positionne face aux autres », précise-t-elle.

C’est une chance de pouvoir redéfinir la manière d’enseigner à l’université et de pouvoir briser les carcans dans lesquels les autres universités sont prisonnières, en raison des traditions, affirme Dyane Adam : « Le but est de se donner des objectifs réalistes et l’Université va grandir ».

Pour lire l'article dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'ONfr+.

Francophonie

«Tous unis» pour l’Université de l'Ontario français

TORONTO – Pour une rare fois, les adversaires politiques qui se sont déchirés au sujet de l’Université de l’Ontario français (UOF) ont parlé d’une seule voix, mercredi, pour célébrer l’officialisation du site de la future institution universitaire, qui doit voir le jour en 2021.

Quinze mois après l’annonce de son annulation, il a été confirmé que l’Université occuperait un espace de 50 000 pieds carrés, sur les berges du lac Ontario, pouvant accueillir jusqu’à 1 500 étudiants.

Francophonie

Le God Save the Queen à Queen’s Park

TORONTO – Le retour controversé du chant God save the Queen, à Queen’s Park, provoque une marée de réactions. Mais en ne bloquant pas son retour, l’opposition a obtenu une série d’avantages législatifs. En aucun cas, sont-ils prêts à remettre en cause la légitimité de la monarchie, disent des députés francophones.

Bien des citoyens ont été surpris d’apprendre que le gouvernement conservateur de Doug Ford a obtenu l’appui des libéraux et du Parti vert dans sa tentative de remettre en place la chanson God save the Queen, le premier lundi de chaque mois.

Francophonie

Changement de garde à l’AEFO

L’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) a procédé à un changement de garde dimanche lors de son assemblée générale annuelle et c’est finalement Anne Vinet-Roy qui a été élue pour siéger à la présidence du syndicat.

Les 165 délégués du syndicat ont choisi l’ancienne enseignante de Timmins pour succéder au président actuel, Rémi Sabourin, qui ne pouvait pas se présenter à nouveau pour un troisième mandat.

Les grandes entrevues

Jean Malavoy: l’Ontario français coule dans ses veines

CHRONIQUE - LES GRANDES ENTREVUES / Il croyait quitter Montréal pour venir s’établir près de Hawkesbury, dans l’Est ontarien. Il s’est retrouvé à Dryden, Ontario, près de la frontière manitobaine, à plus de 1800 kilomètres et 20 heures de route de Hawkesbury. Léger détour. Et bienvenue en Ontario…

Le directeur général du Muséoparc Vanier, Jean Malavoy, n’avait que deux ans lorsque ses parents ont quitté la France, en 1951, pour venir s’établir à Montréal. À l’âge de 18 ans, il est retourné dans son pays natal pour des études universitaires de cinq ans à Paris, en science politique et en histoire, puis il est rentré à Montréal en 1974.

Francophonie

Gala des prix Bernard Grandmaître: Édith Dumont couronnée [PHOTOS]

Édith Dumont, qui a œuvré durant 32 ans dans le milieu de l’éducation franco-ontarienne, est la grande lauréate du 20e Gala des prix Bernard Grandmaître qui a eu lieu jeudi soir à Ottawa.

Mme Dumont s’est vu remettre l’honneur du Prix Bernard Grandmaître soulignant son engagement social et son leadership dans la promotion et le développement de la communauté franco-ottavienne.

Francophonie

Métro bilingue étudié à Toronto: pour «montrer l'exemple» au Québec

TORONTO – Le conseil d’administration de la Commission des transports de Toronto est unanimement en faveur de l’ajout du français sur les panneaux d’affichages du métro. Une mesure qui incitera le Québec à adopter le bilinguisme dans ses propres réseaux de transport, selon son vice-président.

« Si on veut pouvoir dire au Québec de ne pas avoir des panneaux unilingues, peut-être qu’on devrait se tenir debout en premier et montrer qu’on est assez grand pour le faire », a lâché l’avocat, Alan Heisey, vice-président du conseil d’administration de la Toronto Transit Commission (TTC).

Il a tenu ces propos publiquement lors de la dernière réunion du conseil d’administration, le 27 janvier dernier. « On pourra leur faire la morale », a-t-il ajouté, en faisant référence aux dirigeants québécois.

Celui qui agit à titre de président par intérim du conseil d’administration a dirigé les discussions entourant le bilinguisme espéré du réseau de métro torontois.

Ses collègues n’ont pas bronché après ses propos à l’endroit du Québec et ont voté à l’unanimité en faveur d’une motion pour que soit étudié les coûts et un échéancier pour l’introduction d’un affichage bilingue.

La TTC ne s’affiche pas en français, actuellement. Mais les trains de banlieues, financés par la province, diffusent des messages en français et ont un affichage bilingue. Me Heisey affirme qu’il est incompréhensible d’avoir de telles différences dans le réseau de transports en commun du Grand Toronto.

En entrevue avec ONFR+, Alan Heisey répète d’abord ses propos sur le Québec  : « Nous ne pouvons pas faire la morale au Québec, en disant que nous sommes contre les panneaux unilingues, alors que c’est ce que nous avons chez-nous ! », lance-t-il.  

« Ne pas permettre l’anglais ou de le mettre en plus petit sur les panneaux, ça cache une insécurité des Québécois. On doit faire des affaires de la même façon et se montrer du respect l’un envers l’autre », dit-il.

Après quelques minutes de discussion, il change soudainement de position. « Je ne veux pas faire la morale à personne […] J’ai oublié si j’ai dit ça. Les rencontres sont intenses. Si j’ai dit ça, je m’excuse. Je veux montrer l’exemple, qu’il y a deux langues officielles au pays », lance-t-il.

Le simple fait d’avoir une discussion sur un métro bilingue à Toronto est « historique », dit-il.

Pour lire l'article intégral d'Étienne Fortin-Gauthier, visitez le site web d'#ONFR

Francophonie

Enseignants francophones, une profession au bord de l'implosion

La remise en cause de leurs conditions de travail fait craindre aux enseignants franco-ontariens des lendemains difficiles, non seulement pour leur profession, mais aussi pour la réussite scolaire de leurs élèves. De Cambridge à North Bay en passant par Ottawa, ONFR+ les a rencontrés et vous dit pourquoi ils se mobilisent ce jeudi.

Pour la première fois depuis 1997 et la création des conseils scolaires de langue française, les enseignants n’iront pas en classe ce jeudi, en Ontario. Une décision historique qui s’est peu à peu imposée comme la suite logique à six mois de négociations stériles avec le gouvernement.

Sur le terrain, le manque de moyens et de reconnaissance ne date pas d’hier. Les enseignants entrevoyaient donc dans le renouvellement de leur contrat échu une façon de rattraper le retard accumulé dans tous les aspects professionnels et scolaires.

Mais cette remise à plat tant attendue ne s’est pas produite. Au contraire, beaucoup parlent d’obsession budgétaire et de reculs majeurs si les plans du ministère de l’Éducation étaient mis à exécution. Pour plusieurs raisons.

Attentes en hausse, ressources en baisse

« On nous en demande toujours plus », constate Pascal Chéron. Cet enseignant connaît bien la réalité des écoles secondaires dans le Sud de la province. Il a notamment enseigné à Hamilton et Cambridge.

« On enseigne, on évalue, on corrige, on ramasse les données probantes… On a de belles données mais, au niveau humain et matériel, on n’arrive pas à répondre complètement aux attentes patronales et aux besoins des élèves. Et si on aligne toutes nos tâches, la journée ne suffit plus à atteindre les objectifs visés. »

L’enseignant décrit un personnel et des jeunes sous pression. « L’évaluation perpétuelle provoque de l’anxiété de performance chez les élèves dans une atmosphère de compétition généralisée ».

Pour chacune de leurs classes, les enseignants doivent en effet réaliser des diagnostics pour identifier les besoins des élèves et savoir où ils en sont dans leur apprentissage. Une tâche administrative lourde qui s’ajoute à bien d’autres, selon lui.

« C’est extrêmement important », souligne-t-il. « Si on repère que certains sont à risque au niveau de leur apprentissage en lecture ou en mathématiques, on peut mettre en place un plan d’enseignement individualisé. 20 % des élèves disposent d’un tel plan individualisé. Mais les moyens ne suivent pas. La différentiation pédagogique est un noble concept auquel j’adhère mais qui est impossible à appliquer sur le terrain. »

Et ce, d’autant que les besoins spéciaux des élèves auraient explosé ces dernières années.

« C’est beaucoup plus prononcé que ça l’était au début de ma carrière », abonde sans détour Nathalie Drolet. Cette enseignante expérimentée de North Bay, dans le Nord de la province, totalise 23 années de service en classe élémentaire.

« Les tâches ont augmenté, tout comme les besoins des élèves que soit au niveau cognitif ou pédagogique » , affirme-t-elle. « Mais on n’a pas plus de temps ni de ressources suffisantes pour répondre à tout ça. »

Dans ces conditions, les intentions du gouvernement d’augmenter la taille des classes de la 9e à la 12e année – de 22,5 à 25, contre 28 initialement – passent très mal dans les rangs des professionnels francophones, accaparés à remplir le double mandat d’enseigner, mais aussi de transmettre la langue et la culture de la minorité.

« On fait déjà tout ce qu’on peut », clame Mme Drolet, « mais nos classes sont hétérogènes. Ajouter 4 ou 5 élèves là-dedans, ça fait une grosse différence, surtout dans nos écoles francophones. On a souvent des classes à niveaux multiples et on doit enseigner des curriculums de plusieurs niveaux scolaires. »

Et d’ajouter : « L’augmentation de la taille de classe serait préjudiciable et purement économique le tout dans un contexte de pic des besoins spéciaux. »

Pour lire l'article intégral de Rudy Chabannes, rendez-vous sur le site web d'#ONFR

Francophonie

Postes Canada doit aussi avoir des adresses web en français

TORONTO — Postes Canada a enfreint la Loi sur les langues officielles en décidant de rediriger les internautes francophones vers des adresses web en anglais seulement, a tranché le Commissariat aux langues officielles. Corriger cette gaffe sera complexe et coûteux, réplique la Société des postes, qui devra néanmoins se plier à la décision.

Au premier abord, l’URL de Postes Canada est bel et bien en français : www.postescanada.ca. Mais en naviguant dans le site, l’internaute francophone se fait ensuite rediriger vers des pages dont les adresses sont sur le portail anglophone www.canadapost.ca. Le contenu est en français, mais l’adresse URL de la page est en anglais.

Francophonie

La résistance franco-ontarienne en veilleuse

Les pancartes brandies, les poings levés, les « Nous sommes, nous serons » scandés sur toutes les tribunes… Plus d’un an après la plus importante manifestation de l’histoire de l’Ontario français, le ton a changé entre l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et le gouvernement ontarien.

« C’est vrai que depuis quelques mois, on observe un changement de discours. Les termes « lutte et résistance » sont moins présents, le ton est plus conciliant et l’AFO répète vouloir travailler avec le gouvernement. Reste à voir si cela portera fruit, mais on peut dire que ça a fonctionné dans le dossier de l’Université de l’Ontario français (UOF) », analyse Stéphanie Chouinard, politologue au Collège militaire royal du Canada.

Le président de l’AFO le reconnaît lui-même, son organisme privilégie la négociation, désormais.

« Quand la garde rapprochée du gouvernement a changé et après le remaniement ministériel [en juin 2019], le ton a totalement changé. On voyait une ouverture à travailler avec nous et la ministre Mulroney s’est directement investie. C’est vrai qu’on brandit un peu moins la Résistance ces derniers temps, mais ce n’est pas le temps de brandir les pancartes et de faire la guerre quand on peut faire avancer des dossiers. On pensait celui de l’UOF au point mort et finalement, l’Université ouvrira en septembre 2021 ! », argumente Carol Jolin.

Si le ton de l’AFO a changé, celui du gouvernement aussi, estime Mme Chouinard.

« On voit que Mme Mulroney [ministre des Affaires francophones] veut réparer les pots cassés. Elle est ouverte au dialogue avec la communauté et peut-être que ça peut faire davantage avancer des dossiers stratégiques pour la communauté franco-ontarienne. »

Pour lire l'article dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.

Francophonie

Ordre de la francophonie de Prescott et Russell: Mélissa Ouimet récompensée

L’Association canadienne-française de l’Ontario (AFCO) a dévoilé, lundi, les six lauréats qui seront intronisés au temple de l’Ordre de la francophonie de Prescott et Russell.

C’est l’auteure-compositrice-interprète Mélissa Ouimet qui en sera la récipiendaire au volet Arts et Sports. La Fromagerie St-Albert a aussi remporté une place au sein de l’Ordre dans la catégorie de l’Organisme communautaire.

Francophonie

Décès du journaliste Réjean Paulin

Le chroniqueur, enseignant en journalisme à La Cité et observateur de la francophonie au Canada et dans le monde, Réjean Paulin, est décédé dimanche à l’âge de 64 ans.

M. Paulin était enseignant en journalisme La Cité depuis 1998. Il a aussi écrit plus de cent chroniques pour le site d’information Francopresse depuis 2015.

Réjean Paulin aimait profondément la francophonie canadienne en situation minoritaire, a indiqué la coordinatrice de Francopresse, Andréanne Joly. 

Natif de Sept-Îles, M. Paulin a notamment travaillé à Radio-Canada en Saskatchewan et en Atlantique, et fut collaborateur à Radio Vatican et à la Radio suisse romande avant de se consacrer à l’enseignement du journalisme à Ottawa.

« Éternel optimiste, ses chroniques étaient toujours empreintes d’un attachement réel à ces communautés qui se sont battues pour continuer d’exister et qui font toujours raisonner la langue et les accents de Louis Riel, de Robert Paquette, de Viola Léger », a précisé Mme Joly.

« Par sa passion pour le métier de journaliste et sa conviction pour le rôle essentiel de la presse pour protéger notre démocratie, il a laissé sa marque auprès de plusieurs générations de jeunes journalistes qui œuvrent toujours dans notre réseau », a renchéri le président de l’Association de la presse francophone, Francis Sonier, qui a qualifié M. Paulin de « pilier de la presse francophone » et de « fier Acadien ».

Francopresse a rendu hommage à Réjean Paulin en publiant sur son site Internet lundi des passages de diverses chroniques qu’il a signées, dont en novembre 2016 à la suite du décès de l’auteur-compositeur-interprète franco-ontarien, Paul Demers, coauteur de la chanson Notre Place.

« De luttes en victoires, ainsi va la vie comme un balancier auquel on doit toujours donner un élan pour éviter que le recul soit son dernier mouvement. C’est ainsi que le français a fait sa place partout au pays », avait-il notamment signalé.

Le drapeau de La Cité et le drapeau franco-ontarien seront en berne sur le campus en mémoire de M. Paulin.

***

Afin de de rendre hommage à un fidèle collaborateur, Francopresse présente des extraits des chroniques publiées depuis août 2015:

10 mars 2017, à l’occasion du Mois de la Francophonie

  • «Ces jours-ci, j’écoute à répétition Petitcodiac de Zachary Richard au volant de ma voiture… Le CD est coincé dans le lecteur… Panne opportune et providentielle, puisque c’est dans ce passage que j’ai puisé cette chronique.
  • «Crazy Horse, Beausoleil, Louis Riel, Jacky Vautour… Tous ces noms évoquent un combat… Il ne sera jamais fini… On peut toutefois le civiliser, ce combat, pour en faire autre chose qu’une chicane… Il faut s’en rappeler, le Canada est né d’une guerre entre deux grandes nations. La paix lui a succédé, heureusement.
  • «Il reste encore à en supprimer les échos. Ce serait la mission des aventuriers de la francophonie du 21e siècle.»

7 mai 2018, à propos de sa rencontre avec Gabriel Kuaté, «Acadien noir de la région de Saint-Quentin-Kedgwick»

  • «À bas les préjugés sur le manque d’ouverture ont sont souvent accusés les communautés dites isolées ou éloignées. Les Kuaté sont à même de témoigner d’une belle et généreuse ouverture. Pourtant, ils en ont ‘arraché’ comme on le dit familièrement, mais pas à Kedgwick. Plutôt dans les bureaux de l’immigration.»

20 novembre 2017, à l'occasion du 50e anniversaire des États généraux du Canada français

  • «C’est en défendant son caractère propre et en s’ouvrant sur l’étranger que la langue française va survivre sur ce territoire. [...] La cause commune ne réside pas dans l’appellation de Canadien-français, mais dans l’affirmation communautaire d’abord, puis ensuite dans un mouvement universel, celui de parler français contre vents et marées.»

9 septembre 2019, à propos de l’incertitude de l’avenir du journal Le Droit

  • «J’étais en poste à CBKF, la radio de Radio-Canada en Saskatchewan. Des journaux lancés sans trop de manières trainaient sur une table : Globe and Mail, Star Phoenix, Leader Post. Les titres s’étalaient en anglais… Et puis tout à coup, j’ai aperçu un mot français qui dépassait : ‘vive’. Je sors le journal de l’empilade. Il était le plus modeste de tous en taille. À mes yeux toutefois, il était le plus grand. Je venais de découvrir L’Eau vive.
  • «L’ouvrir, c’était comme entendre les échos de la langue française venus de l’immensité des vastes plaines de l’Ouest canadien sous le plus grand ciel qu’il m’avait été donné de voir. En même temps, ces pages me donnaient la certitude que des Fransaskois vivaient dans ce vaste univers et qu’il partageait ma culture et ma langue.»

5 novembre 2019, à propos du documentaire de Denise Bombardier, Denise au pays des Francos

  • «’Votre langue n’est pas la mienne’, dit Denise Bombardier à l’intention des francophones minoritaires. Or, des années passées en France, au Québec, en Acadie, en Saskatchewan et en Ontario m’ont fait entendre bien des sons français qui ne sont pas les siens, ni les miens, ni les vôtres probablement. Mais ils sont nôtres. C’est ce qui compte. Et bien sûr, dans toutes ses ‘parlures’, on entend des fautes.»

3 novembre 2016, à propos du décès du Franco-Ontarien Paul Demers

  • «Notre place, on l’a conquise souvent contre les vicissitudes de l’histoire, on s’y est tantôt accrochés avec l’énergie du désespoir, on l’a défendue puis on l’a chantée avec les mots des poètes, surtout ceux de Paul Demers. Hélas, il a quitté ce lieu collectif pour le dernier voyage, emporté trop jeune par une maladie sans pardon.
  • «De luttes en victoires, ainsi va la vie comme un balancier auquel on doit toujours donner un élan pour éviter que le recul soit son dernier mouvement. C’est ainsi que le français a fait sa place partout au pays.
  • «Elle est grande la toile francophone. On peut l’entendre claquer sous tous les vents qui soufflent sous nos latitudes. En fait, aucun pays au monde ne peut prétendre avoir semé le français sur pareille étendue, des forêts riches en feuillus luxuriants jusqu’à Inuvik où on chatouille le cercle polaire… Les vagues du Pacifique ne lui sont pas étrangères, pas plus que les brumes de Terre-Neuve.»

Francophonie

Une première revue scientifique pour l'Université de l'Ontario français

L’Université de l’Ontario français (UOF) a lancé sa première revue scientifique vendredi.

Intitulée Enjeux et Société, l’œuvre porte sur les grandes problématiques sociales du 21e siècle. La professeure au Département d’études en loisir, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Sylvie Miaux a notamment dirigé le premier numéro dans lequel ont fait « une lecture des changements qui s’opèrent au cœur de nos villes tant en termes d’aménagement, de création, de sensibilisation et de façon d’habiter l’espace urbain ».

Cette publication survient avant même l’embauche d’un premier professeur par l’UOF.

« Il s’agit d’un positionnement que nous désirons prendre comme institution universitaire alors que les francophones du Québec, du Canada, de la Belgique, de la Suisse et du Maghreb publient de moins en moins en français, explique le vice-recteur Jason Luckerhoff. Même si la publication en anglais offre une plus grande visibilité de la recherche et est généralement considérée comme étant plus prestigieuse, à l’UOF, nous souhaitons véritablement les encourager à publier en français. Ce sont les dynamiques de valorisation et d’évaluation du travail de professeur que nous voulons modifier de façon à agir concrètement sur ces tendances. »

Enjeux et Société découle en partie d’une ancienne revue académique fondée par M. Luckerhoff et par le rédacteur en chef François Guillemette (UQTR). Cette dernière était intitulée Approches inductives et a été publiée pendant cinq ans.

« La revue élargit sa mission éditoriale, indique l’UOF dans un communiqué. En plus de permettre la diffusion d’articles et de numéros portant sur les démarches inductives, les fondateurs désirent offrir un espace plus large pour la diffusion de résultats de recherche issus de démarches transdisciplinaires, toujours en français et en libre accès. »

« Alors que la communauté francophone de l’Ontario est la plus importante au pays à l’extérieur du Québec, la revue Enjeux et Société favorisera des collaborations fécondes au sein de la Francophonie dans la diversité des domaines du savoir et de l’activité humaine », conclut-on.

L’UOF devrait ouvrir ses portes dans son établissement de Toronto en septembre 2021.

Francophonie

Y a-t-il trop d’organismes franco-ontariens

Avec un financement et un poids démographique limités, les organismes franco-ontariens n’auraient-ils pas intérêt à se regrouper pour être plus efficaces ? ONFR+ a abordé la question avec plusieurs observateurs du milieu communautaire et francophone.

« Les organismes « par et pour » les Franco-Ontariens n’en sont qu’à leur balbutiement. Il est donc normal qu’il y ait une croissance », explique Rachel Laforest, professeure au département d’études politiques à l’Université Queen’s et spécialiste du milieu communautaire. « Cela témoigne d’une certaine vitalité de la communauté franco-ontarienne. »

Francophonie

Maison de la Francophonie à Ottawa: «Mission accomplie»

Trois décennies après que l’idée eut germé et avec un chemin composé de plusieurs embûches, les francophones et francophiles de l’ouest d’Ottawa ont maintenant un espace bien à eux où de nombreux programmes et services, comme une garderie ainsi que des activités sportives et culturelles, leur seront offerts.

« On est pour le moins tenaces », a lancé le président de la Maison de la Francophonie d’Ottawa, Ronald Bisson, devant plusieurs centaines de personnes venues assister jeudi soir à l’inauguration du carrefour multiservices situé sur le chemin Richmond, à proximité du centre d’achat Bayshore.

Arts

Anu Boucher et Bernard Voyer nommés porte-parole des RVF

Les Rendez-vous de la Francophonie (RVF) ont dévoilé jeudi les noms des deux porte-parole de leur prochaine édition.

Il s’agit d’Anu Boucher, une Inuite passionnée par sa culture et l’environnement, et de l’explorateur, alpiniste et conférencier Bernard Voyer.

La 22édition des RVF se déroulera du 1er au 31 mars 2020. Diverses activités organisées à travers le Canada seront fédérées autour du thème «au centre d’un changement», a indiqué la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures (FCDC), qui chapeaute l’événement.

«Les changements climatiques» ainsi que «l’environnement social, communautaire et culturel» seront au cœur des activités proposées, précise l’organisme.

« Un environnement durable dépend d’une société qui se préoccupe de l’humain sous tous ses aspects, y compris la langue», souligne le directeur général de la FCDC, Guy Matte. «Cette société doit exprimer une solidarité interculturelle en appuyant des initiatives locales qui assurent la pérennité [des] communautés francophones [de] l’ensemble du territoire canadien», poursuit-il.

Renseignements et détail des activités : RVF.ca

Francophonie

UOF: pas d’entente sans mobilisation pancanadienne, croit Joly

Sans la mobilisation pancanadienne après le « Jeudi noir » de la francophonie ontarienne, le projet de l’Université de l’Ontario français (UOF) n’aurait jamais connu le dénouement de cette semaine, affirme la ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly.

« Ça nous a permis d’en faire un enjeu national », soutient Mme Joly en entrevue avec Le Droit où elle est revenue sur le processus qui a conduit à la ratification, mercredi, d’une entente fédérale-provinciale pour le financement de l’UOF.

Francophonie

Sécurité nucléaire: neuf langues, sauf le français

TORONTO — Encore une fois, des institutions publiques ontariennes oublient le français dans leurs communications multilingues. Cette fois, c’est un site et des dépliants en lien avec la sécurité des citoyens, permettant d’obtenir des comprimés d’urgence en cas d’accident nucléaire, qui sont en cause.

Le site internet www.PrepareToBeSafe.ca doit permettre aux citoyens de commander des comprimés d’iode afin de se protéger contre les radiations dans l’éventualité d’un accident nucléaire. La Commission canadienne de sûreté nucléaire demande à ce que toutes les personnes, vivant dans un rayon de 10 km autour d’une centrale nucléaire, soient en possession d’iodure de potassium.

Les villes de Toronto et de Durham, de pair avec Ontario Power Generation, ont produit un document traduit en neuf langues pour informer les citoyens de cette nécessité. Le dépliant est disponible en anglais, en arabe, en mandarin, en farsi, en hindi, en espagnol, en tagalog, en tamoul et en ourdou, mais pas en français.

Francophonie

L’Université de l’Ontario français a son financement

L’entente fédérale-provinciale pour le financement de l’Université de l’Ontario français (UOF) a été officiellement signée mercredi.

La ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly, et les ministres ontariens Ross Romano (Collèges et Universités) et Caroline Mulroney (Affaires francophones) se sont entendus et ont confirmé le financement de l’institution franco-ontarienne.

Francophonie

Budget 2020: l'AFO formule cinq recommandations au gouvernement

L’inclusion de l’identité linguistique sur la carte Santé d’ici un an et une hausse marquée du nombre de lits de soins de longue durée désignés sont parmi les recommandations de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) dans un mémoire déposé en marge des consultations prébudgétaires de la province.

Le président de l’organisme, Carol Jolin, a exposé ses demandes mardi devant le Comité permanent des Finances et des Affaires économiques de l’Ontario, rappelant du même coup que les cinq recommandations mises de l’avant ont été proposées et adoptées par la communauté.

L’AFO soutient que quoique la mesure ait été confirmée dans le budget 2017-2018 puis adoptée à l’unanimité à Queen’s Park il y a 15 mois, le projet de captation de la variable linguistique sur les millions de cartes Santé en circulation « tarde à se matérialiser ». Il ajoute que les intervenants francophones du milieu de la santé appuient l’initiative depuis le tout début et que cette mesure permettra par exemple au gouvernement « de mieux cerner les besoins en matière de formation de professionnels de la santé pouvant s’exprimer en français ». On demande à la province que ce projet, qui « facilitera un système de santé plus performant, de qualité et efficient », devienne réalité d’ici l’hiver 2021. 

Précisant que des services inadéquats dans la langue de Molière peuvent avoir des effets néfastes sur les aînés francophones, par exemple lorsqu’une démence entraîne l’oubli de la deuxième langue parlée d’une personne, l’AFO souhaite que le gouvernement Ford effectue un rattrapage au chapitre de l’offre francophone à des lits de soins de longue durée désignés. Celle-ci est restreinte voir inexistante dans plusieurs régions, signale-t-on.

Le gouvernement a annoncé l’an dernier avoir l’intention d’ajouter à travers la province 15 000 lits de soins de longue durée sur une période de cinq ans. 

Selon l’organisation, le Commissariat aux services en français a révélé en 2018 que les municipalités avaient identifié un lit désigné par tranche de 3400 francophones, alors que cette proportion pour le reste de la population est d’un lit pour 170 habitants.

On recommande aussi que les ministères du Commerce international et des Affaires francophones conçoivent en partenariat un plan d’action visant à stimuler l’économie des entreprises offrant des services en français, en plus de se servir de l’adhésion à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) comme d’un moteur pour l’économie. 

L’AFO rappelle au gouvernement que « le français est bon pour les affaires », précisant par exemple que le bilinguisme rapporte 1,4 milliard $ en revenus d’exportations interprovinciales et internationales au Nouveau-Brunswick, une province dont la population francophone est trois fois moins élevée que l’Ontario. 

Selon une étude sur les avantages économiques du bilinguisme en sol ontarien réalisée en collaboration avec le Conference Board du Canada, la présence du français ne rapporte qu’un « faible » 58 millions $ en exportations et le quotient d’échanges avec les états membres de l’OIF est au négatif. Les importations atteignent une valeur de 13,8 G$, tandis que les exportations frôlent les 3 G$. 

Un investissement dans les arts et la culture francophones est une autre recommandation de l’AFO, qui propose entre autres d’augmenter de 10 millions $ le financement du Conseil des arts de l’Ontario.

On incite également le gouvernement Ford à « assurer une perspective francophone dans sa révision des finances publiques et dans sa création de programmes » dans le but d’assurer la pérennité des institutions francophones. 

Le budget 2020 de l’Ontario sera déposé au printemps à une date qui reste à déterminer. 

Francophonie

Livres en français: les chiffres percutants à Ottawa, Sudbury et Montréal

La polémique n’avait duré que deux jours, mais assez pour enflammer les médias sociaux. Les révélations sur le retrait de livres en français des bibliothèques torontoises, suivies de la volte-face de la municipalité le lendemain, avaient mis en exergue la fragilité de la collection francophone. Une proportion de documents en français qui, à Toronto, dépasse à peine 2 % du total des exemplaires. ONFR+ a voulu savoir les chiffres pour Ottawa et Sudbury, mais aussi les données des documents en anglais à Montréal et Québec.

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Bibliothèque publique d'Ottawa: 21,1% de livres et revues en français

La capitale du Canada possède 21,1 % de livres et revues en français sur le total de sa collection. D’après les chiffes obtenus par ONFR+, quelque 296 155 livres et revues en français sont disponibles sur les étagères, ce qui représente 21,1 % de la collection « d’articles imprimés » de la bibliothèque, nous fait-on savoir.

À titre de comparaison, cette proportion est sensiblement la même qu’à l’avant-dernière révision effectuée (21 %).

La bibliothèque de la Ville d’Ottawa laisse entendre qu’elle possède une collection en français dans l’ensemble de ses 33 succursales.

Informée de nos données, l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa) se satisfait.

« La Bibliothèque publique d’Ottawa fait beaucoup pour les francophones. La Directrice de division, Programmes et services Bibliothèque publique d’Ottawa dépense annuellement 800 000 $ pour le matériel en français. De plus, les francophones bénéficient de la carte BiblioGéniale, laquelle permet entre autres d’emprunter des livres à Ottawa, Gatineau, et dans les institutions post-secondaires francophones », explique la directrice générale Ajà Besler.

Et de poursuivre : « Il n’y a pas de menaces pour les livres en français, et nous sommes choyés d’avoir deux librairies en français. Maintenant, est-ce que les personnes font l’effort pour aller lire des livres en français ? Sont-ils en train d’appuyer les livres en français ? »

D’après le dernier recensement en 2016, Ottawa compte environ 16 % de résidents francophones.

Pour lire l'article de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.

Francophonie

Kelly Burke défend son indépendance

TORONTO — La nouvelle commissaire aux services en français, Kelly Burke, a passé 20 ans dans la fonction publique. Dorénavant, la Franco-Ontarienne de naissance a le mandat de surveiller ses anciens collègues. Elle sera indépendante et libre, jure celle qui devra s’imposer sous l’autorité de l’ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, et gagner la confiance des Franco-Ontariens.

Après plus de deux décennies au sein de la fonction publique ontarienne, Kelly Burke ne cache pas avoir un bon réseau de contacts et avoir même tissé des liens d’amitié avec certains collègues. Mais à l’occasion de sa première présence médiatique depuis sa nomination, elle assure que cela ne l’empêchera pas de mener ses enquêtes sur des manquements aux droits des francophones auprès de ses anciens collègues.