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Le conseiller et candidat à la mairie de Gatineau, Jean-François LeBlanc
Le conseiller et candidat à la mairie de Gatineau, Jean-François LeBlanc

France Bélisle va diviser le vote, craint Jean-François LeBlanc

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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La candidature de France Bélisle à la mairie de Gatineau risque de provoquer une répétition de l’élection de 2017 et de paver la voie à une réélection du chef d’Action Gatineau à la mairie, craint le seul autre candidat confirmé dans la course, Jean-François LeBlanc.

«C’est évident qu’elle va diviser le vote, affirme M. LeBlanc en parlant de Mme Bélisle. On risque de revivre l’erreur commise par Sylvie Goneau et Denis Tassé qui a permis à Maxime Pedneaud-Jobin d’obtenir un deuxième mandat.»

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M. LeBlanc salue toutefois l’intérêt de Mme Bélisle pour la politique municipale. Il estime toutefois que cette dernière manque d’expérience et qu’un passage à la table du conseil à titre de conseillère aurait été de mise. «Vouloir devenir maire de la quatrième ville au Québec sans d’abord avoir siégé au conseil c’est risqué, dit-il. Le comité exécutif, le conseil municipal, les pléniers, les comités et commissions et les consultations publiques; l’appareil municipal c’est une grosse machine et il faut savoir comment ça fonctionne. Je ne veux pas juger des compétences de Mme Bélisle, mais selon moi elle manque d’expérience pour ce poste.»

L’avis de M. LeBlanc n’est cependant pas partagé par au moins deux autres conseillers indépendants, à savoir Daniel Champagne et Louise Boudrias. «C’est une femme qui connaît bien sa région et qui semble être en mesure d’apporter quelque chose d’intéressant à la Ville de Gatineau, lance M. Champagne. C’est une excellente candidate. Elle a travaillé fort à Tourisme Outaouais pour que Gatineau gagne ses lettres de noblesse au niveau touristique. Elle a un grand dynamisme et elle voulait donner une personnalité à Gatineau.»

M. Champagne entend prendre position afin de favoriser une candidature en particulier pour la mairie l’automne prochain. Il souhaite d’abord voir ce que Mme Bélisle aura à proposer à la population. «Je crois que Gatineau est prête pour avoir une femme à sa tête, dit-il. J’ai très hâte de voir le programme de Mme Bélisle. J’ai beaucoup de respect pour Jean-François LeBlanc, c’est une bonne personne qui représente bien les intérêts des citoyens de son quartier, mais je crois que le renouveau de Gatineau, c’est une femme, une première mairesse, qui pourrait plus le porter.»

La conseillère Louise Boudrias

Il n’y a aucun doute dans la tête de Louise Boudrias, les Gatinois assisteront à une campagne électorale intéressante l’automne prochain. «La candidature de Mme Bélisle est très intéressante, dit-elle. Je la connais bien, j’ai travaillé avec elle à Tourisme Outaouais, mais je vais attendre de voir ce qu’elle a à proposer avant de décider qui je vais appuyer. Mme Bélisle n’était pas à la table du conseil. Son rôle à Tourisme Outaouais l’a cependant amenée à suivre de très très près l’actualité municipale et les différents dossiers.»

Mme Boudrias ajoute espérer qu’il n’y aura pas une multiplication des candidatures indépendantes à la mairie, afin de ne pas diluer l’offre politique pour les Gatinois, et surtout, ajoute-t-elle, de ne pas permettre à la base électorale d’Action Gatineau de remporter de nouveau la mairie. «Une campagne à la mairie à six ou sept candidats ce ne serait pas l’idéal à mon avis», a-t-elle ajouté. 

La base de Pedneaud-Jobin

Daniel Champagne estime que les deux mandats de maire de Maxime Pedneaud-Jobin auront permis à Gatineau d’avoir une base solide sur laquelle bâtir pour l’avenir. «On est maintenant prêt à passer à une prochaine étape, dit-il. Les Gatinois auront deux choix, le renouveau ou la continuité. Voter pour Action Gatineau à l’automne serait la continuité de ce qui se fait depuis 2013. Peut-être que les Gatinois vont se dire qu’il est temps d’essayer autre chose, d’aller vers une nouvelle vision. Je ne veux pas d’un candidat qui dirait que l’environnement, le patrimoine et notre présence sur les forums nationaux c’est terminé, pas du tout. La base est là, mais il est possible de bâtir en partant de ça tout en mettant de l’avant une nouvelle vision plus dynamique.»

Pas de presse pour LeBlanc

La présence d’une nouvelle candidate à la mairie ne poussera pas M. LeBlanc à accélérer le pas sur sa propre campagne électorale. «En 2017, Action Gatineau a annoncé ses premiers engagements en septembre, rappelle-t-il. Je ne crois pas que ce serait une bonne stratégie pour moi de commencer trop tôt pour ensuite ne plus rien avoir à dire rendu en campagne. Je vais voir ce que mes opposants vont faire, à quelle vitesse ils vont avancer, et je m’adapterai.»