Pendant la campagne électorale, Doug Ford avait promis de scruter à la loupe les dépenses du gouvernement, et de faire épargner des milliards de dollars chaque année en dénichant des « gains d’efficacité », non précisés, sans éliminer un seul emploi.

Une pause pour la fonction publique

TORONTO — Le premier ministre désigné de l’Ontario, Doug Ford, ordonne dès maintenant un gel de l’embauche dans la fonction publique, pendant qu’il prend la mesure des finances de la province dans le but de réduire éventuellement les dépenses du gouvernement.

Selon un porte-parole de M. Ford, le chef du Parti progressiste-conservateur a également ordonné aux responsables des ministères d’annuler les services auxquels ils sont abonnés et de restreindre les déplacements à l’extérieur de la province.

Simon Jefferies rappelle que les conservateurs examineront les dépenses du gouvernement « ligne par ligne », afin de s’assurer que l’argent des contribuables est vraiment consacré aux services sur lesquels comptent les citoyens.

Pendant la campagne électorale, M. Ford avait promis de scruter à la loupe les dépenses du gouvernement, et de faire épargner des milliards de dollars chaque année en dénichant des « gains d’efficacité », non précisés, sans éliminer un seul emploi.

Selon une source au sein du parti, les employés « des services essentiels de première ligne », comme les policiers et les pompiers, sont exemptés du gel de l’embauche. Toute autre embauche devra être d’abord approuvée en haut lieu, à l’exception des mutations latérales dans la fonction publique ou des nominations requises afin de respecter les conventions collectives.

Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario ne s’étonne pas de cette décision, mais il s’inquiète de la façon dont cela pourrait toucher les services aux citoyens – et ses 34 000 membres du secteur public. « Tout ce que cet homme fait affectera au moins certains de nos membres un peu partout, et certaines de ses décisions pourraient affecter plusieurs de nos membres », a déclaré Warren Thomas.

Le leader syndical soutient qu’il a envoyé une lettre à M. Ford la semaine dernière pour obtenir une rencontre avec le nouveau premier ministre, afin de lui rappeler sa promesse de ne licencier aucun travailleur.

Le premier ministre désigné ne lui aurait pas encore fixé de rendez-vous.