Selon l'ombudsman militaire, Pierre Daigle, bien que les familles de militaires soient généralement comme les autres, trois aspects les distinguent: la mobilité, la séparation et le danger.

Un nouvel ombudsman à la Défense

Au terme d'un mandat de cinq ans au cours duquel il a mené plusieurs enquêtes d'importance sur le bilinguisme et le soutien réservé aux militaires et leur famille, Pierre Daigle cède sa place à titre d'ombudsman de la Défense nationale et des Forces canadiennes.
Mardi, le ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson, a confirmé la nomination de Gary Walbourne en tant que nouvel ombudsman pour remplacer M. Daigle. Le mandat de M. Walbourne sera de cinq ans.
Au cours de son mandat, l'ombudsman Daigle a produit plusieurs rapports d'importance et fait des déclarations publiques sur les lacunes liées au soutien des militaires et au bilinguisme au sein des Forces.
Bilinguisme et soutien
Peu de temps après sa nomination en mai 2009, il avait déploré devant un comité parlementaire l'absence de services en français à la base militaire de Borden qu'il jugeait «inacceptable» et qui soulevait des questions de «justice fondamentale» pour les militaires francophones.
En septembre 2012, il a dévoilé les fruits d'une enquête mettant cette fois l'accent sur le manque de ressources pour la prestation de soins offerts aux membres des Forces canadiennes souffrant de traumatisme lié au stress opérationnel.
En novembre 2012, il avait aussi dévoilé un rapport de suivi sur le traitement des réservistes blessés, dans lequel il déplorait que seulement le tiers des 12 recommandations faites en 2008 pour améliorer les soins de santé offerts aux membres de la Force de réserve avaient été mises en oeuvre.
Puis en novembre 2013, son bureau a rendu publique une autre étude sur le bien-être des familles des militaires canadiens. Il y déplorait que des militaires transférés avec leur famille dans le cadre de leur travail se retrouvaient parfois dans une situation financière précaire, certains étant acculés jusqu'à la faillite en raison du programme de réinstallation du gouvernement fédéral qui serait «inadéquat» et «mal adapté» à leur réalité.
Avant sa nomination, M. Walbourne était directeur exécutif des opérations et ombudsman adjoint au bureau de l'ombudsman des Anciens combattants. Il occupait cette fonction depuis 2011. Selon le ministre Nicholson, cette expérience servira à M. Walbourne dans ses nouvelles fonctions qui le mèneront à enquêter sur des dossiers liés au milieu de la défense et au bien-être des militaires et des employés du ministère de la Défense nationale.