Les problèmes liés à la santé mentale préoccupent de plus en plus les syndicats du secteur public, alors que les réclamations en invalidité augmentent sans cesse.

Santé mentale: l'AFPC veut la «norme nationale»

L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) demande au fédéral d'enchâsser la Norme nationale sur la santé et la sécurité psychologiques dans les conventions collectives.
Annoncée en 2013, cette norme volontaire a été élaborée par de nombreux partenaires sous l'égide de la Commission de la santé mentale du Canada. Toutefois, Ottawa n'a pas encore accepté de la mettre en oeuvre.
«Il n'y a pas seulement nous, les syndicats, qui le souhaitent, les gestionnaires aussi», plaide Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'AFPC pour la région de la capitale nationale.
«C'est un guide de 150 pages qui a été élaboré en partenariat entre le secteur public et le secteur privé. Le gouvernement devrait être d'accord.» Le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) a confirmé mercredi au Droit que le gouvernement examine la proposition contenue dans le cahier de demandes du syndicat.
«Le Conseil du Trésor, dans son rôle d'employeur, appuie la santé et le bien-être des employés, et a un rôle de premier plan pour ce qui est des politiques et des programmes dans ce domaine», a indiqué par courriel Lisa Murphy, porte-parole du SCT.
Hausse des réclamations
Les problèmes liés à la santé mentale préoccupent de plus en plus les syndicats du secteur public, alors que les réclamations en invalidité augmentent sans cesse. Chez les cadres aussi, les préoccupations en santé mentale sont de plus en plus soulevées.
Les syndicats déplorent notamment que leurs membres rencontrent des problèmes lorsqu'ils font des réclamations en santé mentale.
Selon M. Rousseau, les changements que le gouvernement souhaite implanter avec son nouveau régime d'assurance invalidité à court terme risquent de mettre encore plus de pression sur les employés, qui pourraient avoir à choisir entre «aller travailler malade» ou «perdre du salaire».