Le traitement des rapports d’impôt pourrait être perturbé ce printemps par une grève ou des moyens de pression de quelque 28 000 employés de l’Agence du revenu du Canada (ARC).

Possible mandat de grève à l'ARC: les employés de l’impôt se prononcent

Le traitement des rapports d’impôt pourrait être perturbé ce printemps par une grève ou des moyens de pression de quelque 28 000 employés de l’Agence du revenu du Canada (ARC).

Sans contrat depuis le 31 octobre 2016, les travailleurs du Syndicat des employés de l’impôt (SEI) affiliés à l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) sont présentement appelés à se prononcer sur un mandat de grève. Les salaires, les conditions de travail des employés de bureau et des centres d’appels, la permanence ainsi que la conciliation travail/famille figurent parmi les points en litige. Les pourparlers avec l’employeur dans le but de renouveler la convention collective ont commencé en juin 2018.

« Il y a beaucoup d’enjeux à la table des négociations. Plusieurs ont été discutés, mais on ne s’est pas entendu sur aucune de nos principales demandes », a expliqué lundi soir le président national du SEI, Marc Brière. Le syndicat est d’ailleurs en furie contre l’ARC qu’il accuse de négocier de mauvaise foi. Selon le SEI, l’Agence a envoyé aux employés, quelques jours avant le début du vote de grève il y a deux semaines un courriel contenant des renseignements sur d’autres ententes signées avec d’autres groupes, tout en disant qu’elle considérerait dans le cadre d’une entente globale d’offrir les mêmes conditions.

« Cette tentative désespérée de l’ARC de tromper et d’influencer nos membres à la veille du vote de grève est totalement inacceptable. C’est malhonnête », a pesté M. Brière dans un communiqué, tout en précisant qu’une plainte pour « négociation de mauvaise foi » a été déposée à la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral.

Les syndiqués sont encore en train de voter au pays. M. Brière croit que les employés en ont assez, et qu’un mandat de grève sera accordé au syndicat. Les votes devraient se terminer vers la fin de mars ou au début d’avril.

« Pour la première fois dans l’histoire de l’ARC, il pourrait y avoir une grève en pleine période des impôts, et ils n’auront qu’eux-mêmes à blâmer », a lancé M. Brière.

« Nous avons déjà dit que si l’employeur ne revient pas à la table des négociations à la vitesse grand V pour discuter sérieusement que nous n’hésiterions pas à exercer des moyens de pression ou à carrément aller en grève », a ajouté M. Brière, qui semble vouloir privilégier des grèves par secteur au début plutôt qu’une grève générale illimitée.