«Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il n'y a pas de coût direct à l'employeur, les congés de maladie sont gérés à l'intérieur des enveloppes budgétaires et cela ne représente qu'un petit pourcentage des budgets» souligne M. Rousseau.

Plus de 22 000 signataires sur la pétition

À moins de deux semaines de la reprise des négociations dans le secteur public fédéral, l'Alliance de la fonction publique du Canada fourbit déjà ses armes dans le dossier des congés de maladie, un des principaux enjeux de cette ronde pour le renouvellement des contrats de travail avec le gouvernement Harper.
En moins d'une semaine, près de 22 300 personnes avaient déjà signé en après-midi mercredi cette «déclaration pour des lieux de travail sains» mis en ligne sur le site internet de l'AFPC.
Au cours des deux prochaines semaines, le syndicat espère ainsi amasser le plus grand nombre de signatures de ses membres afin de convaincre le gouvernement qu'il ne peut imposer un nouveau régime comme celui présenté aux différentes tables.
«Cet engouement est un signal que la question des congés de maladie est une question qui touche de près nos membres. Ça commence à être viral. Quand un cinquième de nos membres touchés par cette négociation répond à une pétition en une semaine, cela nous dit quelque chose, souligne Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'AFPC pour la région de la Capitale nationale.
Reprise des négociations à la mi-novembre
Les discussions aux différentes tables de négociations, qui s'étaient poursuivies pendant une semaine en septembre, reprendront du 17 au 21 novembre entre les équipes de négociations de l'AFPC et du Conseil du Trésor. Les quatre principaux groupes représentés comptent un effectif de plus de 100 000 syndiqués membres de l'AFPC. Un total de 27 conventions doivent être négociées avec 17 différents syndicats du secteur public fédéral.
«Notre stratégie pour les congés de maladie n'a pas changé. Nous sommes prêts à discuter des améliorations au régime existant, mais il n'est pas question de changer pour un nouveau régime d'assurance-invalidité comme le propose le gouvernement» a indiqué M. Rousseau.
Selon le dirigeant de l'AFPC, ce n'est pas seulement le concept de santé publique qui est en cause, c'est aussi «la façon de gérer un système». 
Dans sa proposition, le gouvernement souhaite mettre en place un régime d'assurance invalidité court terme qui serait géré par le privé. Chaque employé aurait droit à cinq jours de congé de maladie par année et les banques de congés de maladie seraient abolies. Le délai de carence pour toucher à l'assurance serait de sept jours.
«Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il n'y a pas de coût direct à l'employeur, les congés de maladie sont gérés à l'intérieur des enveloppes budgétaires et cela ne représente qu'un petit pourcentage des budgets» souligne M. Rousseau.
Si le dossier des congés de maladie risque de revenir au centre des discussions à la mi-novembre, la question des salaires ne devrait pas être abordée avant le début de l'année prochaine.