La présidente de l’IPFPC, Debi Daviau, a écrit au président du Conseil du Trésor, Scott Brison, afin que plus de ressources soient affectées au règlement des problèmes chroniques qui touchent les retraités.

Phénix: des retraités victimes des longs délais

Pendant que les retards dans le traitement des transactions de paye ont continué à atteindre des sommets, de nombreux retraités de la fonction publique fédérale attendent leur dernier chèque, leur indemnité de départ ou même leurs premiers versements de pension depuis très longtemps, parfois depuis au moins dix mois, déplore Debi Daviau, la présidente de l’Institut professionnel de la fonction publique.

« Les sommes attendues sont parfois très considérables et deviennent un fardeau financier et une importante source de stress pour les personnes touchées en cette période de transition », souligne la présidente Daviau.

Ces anciens employés qui comptent de longs états de service ont très peu de recours pour les aider à régler leurs problèmes de paye et d’indemnité de départ, explique-t-elle. Au Centre des services de paye, on leur répond souvent que leur cas n’est pas prioritaire et qu’à titre d’employés retraités, ils sont exclus de la procédure de règlement des griefs.

« Comme ils ne savent pas vers qui se tourner, ils tentent souvent de régler leurs problèmes en s’adressant directement aux divers ministères, puis à leur député », souligne la présidente de l’Institut professionnel. Elle a écrit au président du Conseil du Trésor, Scott Brison, afin que plus de ressources soient affectées au règlement des problèmes chroniques qui touchent les retraités. 

Hausse de 20 000 transactions en attente

Pendant ce temps, la dernière mise à jour sur Phénix révèle que le nombre de transactions dépassant la charge de travail normale a poursuivi son ascension, passant de 237 000 (le 23 août) à 257 000 (20 septembre). Cette hausse serait surtout attribuable aux paiements découlant des conventions collectives paraphées cette année par les fonctionnaires fédéraux, indique le ministère des Services publics et Approvisionnement, sur son site internet. 

« Le traitement de ces paiements s’avère plus complexe et exige plus de temps que prévu. Les paiements rétroactifs qui découlent des conventions collectives remontent à plusieurs années et nécessitent que nous récupérions des données de l’ancien système de paye du gouvernement. Pour y parvenir, nous avons dû presque tripler le nombre de conseillers en rémunération affectés au traitement des conventions collectives. Par conséquent, il y a moins d’employés qui traitent les nouveaux mouvements et les mouvements existants au Centre des services de paye de la fonction publique », indique le Ministère. 

Avec l’embauche ces derniers mois d’environ 290 employés supplémentaires, le nombre total au Centre de Miramichi atteint 650 employés alors que le personnel travaillant dans les bureaux satellites se chiffre à 483, pour un total de 1133, a confirmé le Ministère.

Par ailleurs, le Centre des services de paye de Miramichi a traité 68 000 des 88 000 nouveaux mouvements de paye reçus le mois dernier. Les employés du Centre des services de paye ont ainsi traité 11 000 mouvements supplémentaires liés aux conventions collectives. Pendant la même période, le système Phénix a traité de façon automatique presque 114 000 mouvements liés aux conventions collectives. Si bien que 193 000 mouvements au total ont été traités en septembre. Quant au pourcentage de mouvements traités selon les normes de service est en hausse et atteint 62 % en septembre. Ce pourcentage de mouvements traités selon les normes de service devrait continuer à varier au fur et à mesure que les conventions collectives seront mises en œuvre, selon SPAC.